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déterminer une irritation locale et de la transmettre aux ganglions. C’est pour cela que les ganglions tuberculeux se rencontrent si souvent au cou, plus exposés que ceux des autres régions aux influences extérieures... Dans l’adénite tuberculeuse, les causes générales ont un rôle secondaire, seules les causes extérieures sont essentielles. »
En 1872, LÉPINE se demande si les blessures du poumon ne peuvent engendrer la pneumonie caséeuse. La même année, LEBERT, en Allemagne, réunit 11 observations de tuberculose traumatique.
En 1873, TEISSIER rapporte une nouvelle observation.
PERROUD, en 1876, publie un intéressant travail sur la tuberculose pulmonaire des bateliers du Rhône. Il note que chez ces derniers, même lorsqu'il s’agit d'individus robustes et indemnes de tares héréditaires, la tuberculose est fréquente. Il pense que le traumatisme est souvent en cause, les bateliers se servant, pour pousser leurs bateaux, de longues perches nommées harpies qu’ils attachent, afin d’avoir plus de force, au niveau de la région sous-claviculaire. La partie supérieure de leur thorax est de ce fait fortement comprimée et très souvent traumatisée.
La première thèse parue en France sur la matière est celle de Bouvier (1877), inspirée par VERNEUIL. Cet auteur reconnaît la possibilité d’une tuberculose pulmonaire traumatique, à condition que « le terrain s’y prête et se trouve en état d'opportunité morbide. »
En 1878, les travaux expérimentaux de Max ScxuL-
LER « sur la genèse des inflammations tuberculeuses et scrofuleuses >» vinrent donner un regain d’intérêt à la question des tuberculoses traumatiques. En inoculant à des animaux des crachats et des fragments de poumons tuberculeux, SCHULLER put réaliser des tumeurs blanches au niveau des articulations qu’il avait traumatisées. Ces travaux eurent un retentissement considérable puisqu'ils concluaient au rôle du traumatisme dans la localisation de la tuberculose.
Après la découverte du bacille tuberculeux par Kocx, ces expériences furent reprises, discutées, complétées par : LANNELONGUE et ACHARD, en 1898; FRIED- RICH et HONSELL, en 1899; PETROwW, en 1904 ; RobDET et JEANBRAU, en 1908; RIBERA y SANS, en 1911.
A la suite de ces travaux contradictoires, mais aboutissant dans l’ensemble à des conclusions opposées à celles de SCHULLER, le doute naquit à nouveau dans les esprits. Le traumatisme était certainement capable d'activer l’évolution d’une tuberculose, de réveiller des lésions éteintes, mais pouvait-il localiser le bacille tuberculeux sur un organe sain?
En même temps, de nombreux travaux cliniques furent publiés. Citons les observations de TEISSIER (de Lyon) en 1878, de Brissaup en 1879, de CHAUFFARD en 1888, la thèse de ROQUES D'ORBCASTEL parue la même année, celle de QUEHEU en 1883, les observations de JaAccoup (1889), de PoTaIN (1899).
La loi sur les accidents du travail, promulguée en France en 1898, et alors déjà en vigueur depuis plusieurs années dans quelques pays étrangers, amena à
envisager le problème des tuberculoses traumatiques du point de vue pratique et, par suite, suscita de nombreux travaux. Sur le terrain médico-social, nous citerons ceux de THOINOT, réunis dans son traité sur « Les accidents du travail et les affections médicales d’origine traumatique », paru en 1902, de Mosxy, de BROUARDEL, de VIBERT en 1906. Au congrès international de la tuberculose, tenu en 1905, à Paris, VILLEMIN et Vox FRIEDLANDER affirment que le traumatisme est plus rarement qu’on le suppose localisateur de la tuberculose. JEANNEL adopte les mêmes conclusions.
La question est encore à l’ordre du jour au XX° Congrès de Chirurgie en 1907.
De nouveaux documents sont sans cesse publiés : observations d’Esror en 1907, thèse de MERLE en 1911 sur la tuberculose pulmonaire traumatique, travaux d’'IMBERT et Oppo en 1912, thèse de BÉNARD en 1914 sur les pleurésies traumatiques, observations d’AvRIL en 1913, de SIMonIN en 1914 et, la même année, importants travaux cliniques et expérimentaux de BROUAR- DEL et GIROUX.
En Allemagne, les publications sont encore plus nombreuses. Nous nous bornerons à signaler celles de BRERNER (1885), de MENDELSOHN (1886), de STERN (1886), de ScHWARTZ en 1900, de THieM en 1908.
La guerre de 1914 à 1918 permit de faire des constatations nouvelles, en raison de la fréquence des traumatismes de toutes sortes auxquels les soldats étaient continuellement exposés. En 1916, la Société Médicale des Hôpitaux de Paris consacre plusieurs séances à
l'étude de « la tuberculose chez les soldats à la suite des traumatismes du thorax ». Après les communications de MM. Giroux et de MassaRY, M. SERGENT établit, à l’aide de nombreux documents, que la tuberculose pulmonaire est rare après les contusions du thorax, et exceptionnelle après les plaies pénétrantes de poitrine. Cette opinion fut pleinement confirmée dans la suite par MM. DENÉCHAU, BERNARD et MANTOUX, BoinET, puis, plus tard, en 1919, par M. TÉCON, qui avait eu l’occasion d’examiner de nombreux soldats des armées alliées, internés en Suisse. M. PETIT DE La VILLEON écrit, en 1921, qu'ayant pu suivre une grande partie de ses opérés de plaies de poitrine pendant 7 ans, il n’a jamais vu chez eux l’éclosion d’une tuberculose pulmonaire.
Après la guerre, la littérature médicale s’est encore enrichie de nombreux travaux relatifs à la tuberculose traumatique. Nous citerons la thèse de TRAMINI (1919), réunissant un nombre important de tuberculoses traumatiques diversement localisées et étudiant particulièrement le point de vue médico-légal, puis celle de LEROY (1920). En 1922, l’ostéo-arthrite tuberculeuse traumatique est à l’ordre du jour au VII Congrès de Médecine Légale de Langue Française ; le rapporteur, M. ROBINEAU, insiste particulièrement sur le peu d'importance des traumatismes qui sont suivis ultérieurement de l’évolution d’un processus tuberculeux articulaire.
Citons aussi les publications de MM. MADIER en 1922, Lran et LAMBLING en 1924, la thèse de LAFONT en
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M. Pizop rapporte en 1929 un cas très intéressant de tuberculose pulmonaire traumatique chez un aviateur.
En 1929 encore, thèse de BRriIToN. En 1931, M. SER- GENT publie une observation de tuberculose rénale consécutive à une violente contusion lombaire.
Nous citerons enfin quelques observations nouvelles publiées par M. SroicxirzA en 1934 et, tout dernièrement, la communication de M. FIRKET, faite en 1936 à la Société de Médecine Légale de France, relativement à deux cas de tuberculose miliaire traumatique.