‹ Les tumeurs chez les animauxChapitre 13 sur 33 · Voir Firket, Revue de médecine , 1884, p. 288 et · texte numérisé non relu

Voir Firket, Revue de médecine , 1884, p. 288 et

balle d’orge, de respiration de poussière de foin K Pianci 1 2 a aussi signalé un fait intéressant d’inoculation actinomycosique au niveau de la plaie d’un cheval soigné dans une étable à bœufs pour une blessure de la jambe.

L’actinomycose est susceptible de se transmettre à l’homme et un grand nombre d’observations d’actinomycose humaine ont été à l’heure actuelle rapportées. L’épreuve contraire a été faite dans les inoculations d’Israël, qui a pu transmettre l’actinomycose de l’homme au lapin.

Au point de vue de la résistance variable des espèces, l’actinomycose offre encore quelques particularités intéressantes. Les carnivores purs présentent une immunité des plus remarquables. Le porc est très susceptible de l’inoculation actinomycosique, mais les lésions évoluent chez lui avec une grande bénignité. Rien n’est plus fréquent que de rencontrer chez cet animal des concrétions actinomycosiques des amygdales sans aucune généralisation dans les autres viscères. Le parasite a trouvé, comme cela est si fréquent, j une première porte d’entrée par les amygdales; il s’y est développé sur place, mais sans pouvoir former de colonies plus loin. Souvent aussi les tumeurs actinomycosiques des viscères du porc sont en voie de guérison et ont subi plus ou moins la dégénérescence fibreuse et calcaire. C’est, on le voit, le même processus de guérison que pour le tubercule.

Des champignons très voisins de l’actinomycète, le botryomyces et le discomyces equi , ont été retrouvés dans certaines tumeurs du cheval, en particulier dans les fongus volumineux qui s’observent à la suite do la castration. Il semble que ces parasites déterminent plutôt une inflammation chronique qu’une véritable tumeur 3. Les

nombreux abcès disséminés dans la masse néoplasique renferment des points brillants analogues à ceux de l’actinomycose, mais plus petits et mieux délimités. Il suffit, pour se mettre à l’abri de cette complication, d’observer 4 pendant la castration une antisepsie convenable et surtout de mettre ultérieurement la plaie à l’abri des contacts avec la litière. L’efficacité de ces mesures prophylactiques constitue une nouvelle preuve de l’origine parasitaire de la maladie.

La mélanose du cheval, cette affection si fréquente et si singulière, a été également soupçonnée d’être d’origine infectieuse. Bard5

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