‹ Les tumeurs chez les animauxChapitre 14 sur 33 · Lyon médical , 22 mars · texte numérisé non relu

Lyon médical , 22 mars

REVUE DE CHIRURGIE

s’est surtout fait le défenseur de cette théorie. Il a montré les caractères qui rapprochaient les tumeurs mélaniques des inflammations et les éloignaient des néoplasmes proprement dits. Il a signalé divers faits de pathologie humaine (développement de l’affection à la suite d’ongles incarnés, généralisation après l’écrasement du foyer) qui plaident en faveur de l’origine parasitaire.

Il ne serait pas éloigné de croire que les grains mélaniques pourraient être eux-mêmes l’organisme pathogène : « Le volume et les caractères de ces grains, s’ils sont bien nettement parasitaires, les éloignent des microbes proprement dits pour les rapprocher des organismes sporulaires plus élevés dans la série végétale. Leur volume en particulier, ainsi que leur histoire pathologique, les rapproche notamment du champignon de l’actinomycose. » Nous devons pourtant ajouter que les diverses tentatives d’inoculations et en particulier les tentatives très nombreuses et très variées de Cornil et Trasbot paraissent être restées négatives jusqu’ici.

L’origine parasitaire a été signalée dans quelques autres cas d’appréciation bien plus difficile. Dominio 1 a attribué les verrues (papillomes) du bœuf à un schizomycète qui se retrouverait également dans celles de l’homme, le bacterium porri. Csokor 2, sous le nom d’épithélioma contagieux des oiseaux, a décrit une afïection qui paraît devoir être surtout rapprochée de l’acné varioliforme et qui serait produite par une grégarine. Perroncito 3, enfin, a signalé chez le poulet une affection caractérisée par de nombreux nodules kystiques en particulier du mésentère et des plèvres, et dus à 1 aspergillus nigrescens. Nous rapportons,' bien entendu, ces faits curieux sans en tirer ni conclusions ni comparaison. Au moment où les remarquables travaux d’Albarran et de Darier semblent avoir démontré l’origine parasitaire de certains épithéliomas de 1 homme, une assertion de Sutton est plus intéressante à rappeler. Les chevaux dans l’Inde sont souvent atteints d’une affection spéciale de la muqueuse buccale connue sous le nom de bursattee et regardée comme un épithélioma. Sutton, contrairement à l’opinion admise, croit qu il s’agit d’une affection purement parasitaire.

Quant aux tumeurs des végétaux, en dehors de celles qui ont été signalées un peu plus haut et qui sont dues à une anomalie de développement du bourgeon, presque toutes sont d’origine parasitaire. Elles sont produites par des infusoires (tumeurs des racines des légumineuses), par des bactéries (tumeur du pin, de l’olivier), par

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