‹ Les tumeurs chez les animauxChapitre 27 sur 33 · Recueil de méd. ve'tér. prat ., 1870, p · texte numérisé non relu

Recueil de méd. ve'tér. prat ., 1870, p

2. Mémoires de la Société centrale de médecine vétérinaire , t. XII, p. 8

REVUE DE CHIRURGIE

bien à quel point l’analogie entre leurs tumeurs et colle des animaux est lointaine de tumeurs utiles à la plante qui les porte. Ces tumeuis semblent, dans bien des cas, constituer pour elles des réserves de nutrition, des magasins de tannin et d amidon en particulier. Les papilionacées se développent d’autant plus que leurs racines sont plus chargées de tumeurs. La présence de ces productions néoplastiques donnerait à la plante la propriété de fixer l’azote atmosphérique, imprimant à sa nutrition une activité exceptionnelle. — Et, fait plus singulier encore, on verrait à un certain degré de développement de la plante les infusoires qui se trouvent dans les tumeurs et paraissent les causer, cesser de se reproduire, puis mourir. — On pourrait établir entre ces faits curieux de biologie et les théories anciennes qui regardaient les tumeurs de 1 homme comme le pioduit d une nutriton exagérée et les traitait par la « cura famis », des rapprochements qui n’auraient qu’un intérêt historique et sur lesquels on ne saurait insister. — En aucun cas les tumeurs des végétaux ne présentent de signes de généralisation ni de malignité. — Roger Williams 1 cependant regarde quelques-unes d’entre elles constituées par du tissu cellulaire faiblement organisé, à évolution ultérieure imparfaite, comme les analogues des sarcomes et des carcinomes des animaux. — L’absence de vaisseaux et de lymphatiques suffit pour lui à empêcher la généralisation de ces tumeurs histologiquement malignes et à expliquer cette différence dans leur évolution.

Le traitement des tumeurs chez les animaux est resté dans les mêmes voies et s’est montré dans les tumeurs malignes aussi impuissant que chez l’homme. — La destruction de la tumeur par les caustiques, son ablation par le bistouri ont été les seuls moyens employés et se sont presque toujours trouvés à bref délai suivis de récidives.

Les tentatives de traitement par les médicaments internes ont été fort peu nombreuses. — Deux de ces tentatives sont des plus intéressantes. M. Leblanc2, dans deux faits de cancroïdes des lèvres chez le chat et dans deux autres chez le cheval, a pu obtenir la guérison par le chlorate de potasse donné intérieurement à la dose de un et vingt grammes par jour. Dans un cas de sarcomatose de la peau chez une jument, alors que les tumeurs avaient été opérées inutilement à plusieurs reprises, Delamotte et R.oy ont donné l’acide arsénieux à la

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