‹ Les tumeurs chez les animauxChapitre 28 sur 33 · Recueil de médecine vétérinaire pratique , 1863, p · texte numérisé non relu

Recueil de médecine vétérinaire pratique , 1863, p

dose d’un gramme par jour. Ils firent de plus suivre l’ablation des tumeurs d’une cautérisation de la plaie saignante avec l’acide arsénieux en poudre; la guérison ainsi obtenue persistait au bout de dix-huit, mois b — Parmi les tumeurs bénignes, les papillomes si fréquents à la muqueuse buccale des chiens guérissent très bien par l’usage interne de la magnésie. Ces papillomes sont parfois extrêmement nombreux (cent cinquante dans un cas de Trasbot 1 2). « Le traitement par la magnésie les fait disparaître comme par enchantement 3 . » Cette action de la magnésie est d’ailleurs aussi remarquable dans les verrues de l’homme. Cette efficacité peu importante en l’espcce, puisqu'il s’agit de productions essentiellement bénignes, est au point de vue de la thérapeutique générale digne d’un grand intérêt. Et il y aurait importance extrême à multiplier chez les animaux les tentatives de traitement interne que les divers faits que nous avons rapportés doivent singulièrement encourager.

Au point de vue de la médecine vétérinaire seule, le petit nombre des recherches faites s’explique par leur peu d’intérêt pratique. Tout traitement coûteux et prolongé se trouve condamné d’avance, car on ne peut pour guérir un animal dépenser plus que sa valeur, et celleci se trouve d'ordinaire d’autant moindre que l’animal atteint de tumeur est presque toujours âgé 4. « Les animaux sont des objets de spéculation commerciale, des machines motrices animées qu’on doit guérir dans le plus bref délai pour les rendre à leur service, à leurs travaux, à leur destination. » Alors même que la guérison des tumeurs serait sûre au prix de quelques semaines de traitement interne, les frais qu’entraînerait ce dernier le rendraient souvent impossible. Mais ces tentatives, si elles n’ont probablement jamais pour la thérapeutique vétérinaire une grande importance, peuvent comme jalons pour la thérapeutique humaine offrir le plus haut intérêt.

On rencontre en effet dans le traitement médical du cancer de l’homme plusieurs difficultés qui n’existent pas, ou plutôt dont il serait permis de ne tenir aucun compte chez les animaux. Ces difficultés sont au nombre de trois principales.

Tout d’abord il est extrêmement rare que les tumeurs malignes de l’homme puissent être, à leur début, soumises à un traitement interne prolongé. Quelque inégaux que soient les résultats de l’intervention chirurgicale, le médecin n’a pas le droit de renoncer à ce moyen

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