OPINION DES AUTEURS
Giese (1893), deRansom (1895), les leçons cliniques de Raymond (1897), le Traité de Rruns (1897), la communication de Brissaud, et surtout l’important mémoire de Dévie et Paviot1.
Bristowe a indiqué un certain nombre de symptômes, qu’il considère comme caractéristique s :
L'absence ou la rareté des symptômes généraux des tumeurs encéphaliques (tels la céphalée, les vomissements, la névrite optique, les attaques épileptiformes ou apoplectiformes) ; ceux-ci demeu ren souvent à l’état d’ébauche. — L 'altération profonde de l'intelligence (stupidité, torpeur); mais ces troubles peuvent faire défaut, et se rencontrent dans les tumeurs les plus diverses, surtout dans les périodes terminales. — Des troubles du langage, non aphasiques.
Dans la plupart des cas, il existe une hémiparésie, qui se combine avec une parésie moins accentuée, moins étendue, du côté opposé du corps.
Enfin, les symptômes de compression des nerfs cérébraux font complètement défaut.
Bruns dit fort justement qu’on fera surtout le diagnostic de tumeur du corps calleux , lorsqu’on sera en présence d'une paralysie double , mais d'inégale intensité , et de troubles de l'intelligence. — Encore faudra-t-il s’assurer qu’on ne peut expliquer les faits autrement, par exemple, par une tumeur du bulbe ou par des tumeurs multiples. — Le manque de signes généraux peut éclairer le diagnostic, mais leur présence ne peut l'ébranler. — L'absence de paralysie des nerfs crâniens est peut-être un symptôme excellent2 3.
Dans le mémoire de Giese, qui comprend l’analyse de 13 cas, les troubles de l’intelligence sont signalés 4 fois; les hémiparésies, parésies des quatre membres, paraparésies 10 fois, et l’intégrité des nerfs crâniens a été constatée 12 fois sur 13. — Cet auteur ajoute que : « Quand, en outre des symptômes de Bristowe, on observe des symptômes cérébelleux (titubation, vertiges, etc.), la tumeur siège vraisemblablement dans le splénium-', » c’està-dire près du bourrelet.
Dévie et Paviot estiment qu’il existe deux symptômes cardinaux qui peuvent faire penser à la localisation dans le corps calleux
1. Bristowe (llrain. 188'., p. 315) ; Giese (Arch. f. Psycli., 1893, Bd 23)- llansom [llrain, 1895, n" 72); Raymond ( Clinique* , III, 1898); Bruns (Gesch'wulste des Nervensystem, 1897) ; Dévie et Paviot (Rev. de méd., 1897, p. 906).