‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 13 sur 338 · I. Brault et Lœper ( Arc/i . de méd., 1 000, p · texte numérisé non relu

I. Brault et Lœper ( Arc/i . de méd., 1 000, p

Enfin, dans le but d’élucider la pathogénie du syndrome, qui fera l’objet du chapitre suivant, nous étudierons le syndrome selon le volume, le siège, la nature, et l’évolution de la tumeur.

a) Syndrome accusé ou précoce; syndrome complet ; syndrome progressif.

Il est généralement admis, par les neuropathologistes, que les tumeurs qui donnent lieu aux manifestations les plus accusées sont celles de la base de l’encéphale, des ganglions, et du cervelet, et les tumeurs volumineuses. — Comme nous le verrons plus tard, les exceptions sont fort nombreuses . C’est plutôt avec Y ancienneté et selon la rapidité d'évolution du néoplasme, que le degré d’intensité du syndrome se prononce.

Un bel exemple de syndrome complet, dans les tumeurs de la base, nous est donné dans les dernières cliniques de Raymond. Chez un jeune garçon de dix-sept ans, dans le cerveau duquel on trouva, à l’autopsie, un adénome polykystique assez volumineux, ayant distendu le chiasma, détruit la bandelette optique dioite, le nerf olfactif, et refoulé le lobe sphénoïdal et le supra-orbitaire du frontal, il constata des crises journalières de céphalées diffuses, très intenses, avec tendances syncopales, vomissements fréquents, amaurose de l’œil droit, et œdème papillaire du gauche; il y avait tendance aux vertiges, impossiblité de se tenir debout; seule la torpeur cérébrale semblait faire défaut '. (^oy. lumeur de la base.)

C’est dans ces cas de syndrome accusé ou complet, surtout à la phase terminale, qu’on pourra vérifier la justesse des descriptions deBrissaud et Raymond.

« Le malade, absorbé dans la douleur qu'il endure, se tenant la tête dans les mains, immobile, indifférent à tout, ne parle pms, ne répond plus, ne quitte plus son lit ou son fauteuil, ne pense plus à se nourrir, se laisse aller sous lui, etc. » (Brissaud).

ce Plus tard, lorsque les douleurs se sont atténuées ou dissipées, le malade tombe dans un état de torpeur qui le rend indifférent à tout, même à ce qui se passe en lui. Cette torpeur peut dégénérer en somnolence... La perte de la vue, de 1 ouie, qui est habituelle à certaines tumeurs de la base, contribue encore à accentuer cet état de passivité intellectuelle, dans laquelle s’éteint insensiblement l’intelligence des malades, et qui aboutit au coma terminal » (Raymond). (Fig- 83.)

On trouvera des exemples très suggestils de ces syndromes accusés, complets, dans lesquels la céphalée est intense et tenace,

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