‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 146 sur 338 · CARACTÈRES SYMPTOMATIQUES DES NOYAUX GANGLIONNAIRES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES SYMPTOMATIQUES DES NOYAUX GANGLIONNAIRES

optiques , qui sont intéressés, pour peu que le néoplasme progresse vers les parties postéro-supérieures du ganglion.

La MOTRICITÉ INTERNE et externe de l’œil est fréquemment atteinte : fl. immobilité, rétrécissement de la pupille, mydriase, myosis, troubles de l’accommodation; et, d’autre part : b. Ophtalmoplégies (strabisme, diplopie), par lésion de la IIIe paire voisine, à l’origine de l’aqueduc de Sylvius, et parfois de la \ 1° paiie, par compression.

Les autres organes des sens peuvent être aussi intéressés, et on note, dans quelques observations, des affaiblissements de l ouïe et de l’odorat, à cause des relations du centre auditif temporal avec le corps genouillé interne , les corps quaclrijumciux postti <ieurs et la couche optique , et des centres olfactifs avec 1 habenula.

4° Par des troubles de la mimique faciale (Expériences de Bechterew).

5° Par des troubles de la phonation (scansion, dysarthrie, bradhyphasie), de la déglutition, de la salivation, de la masti-__ cation, et par des troubles intestinaux et cardio-vasculaires, étudiés antérieurement.

Dans tous les cas, on fera bien de rechercher avec soin le syndrome thalamique, décrit récemment par Déjerine, Egger, Thomas, Dide, etc., dans les lésions de déficit'.

Les tumeurs bilatérales des couches optiques ,. ou celles qui, situées d’un côté, franchissent la ligne médiane au niveau du 3e ventricule, irritent, compriment, ou intéressent la couche optique du côté opposé, peuvent donner lieu à des diplégies , à des paralijsies des deux extrémités inférieures (cas de Barié, Bristowe).

Dans quelques cas même, on a vu, uniquement, une paralysie homolatérale, c’est-à-dire du côté de la tumeur cérébrale (cas de Brugelius et Alix), causée par la compression du thalamus du côté opposé, alors que le noyau optique, le premier lésé, ne manifestait-son altération par aucun symptôme.

1. Le sydrome thalamique a été rencontré, par ces auteurs, dans des cas de lésions de déficit limitées, occupant le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, et la partie postérieure de la couche optique. Il consiste, essentiellement, en une dissociation marquée de l’état de la motilité et de la sensibilité chez certains hémiplégiques. L’hémiplégie du début régresse, s'atténue, et quelquefois disparaît. Au contraire, les troubles de la sensibilité s'accentuent. On observe une hyperesthésie douloureuse, dans les membres anesthésiés; des troubles accusés de la sensibilité profonde et tactile (pertes des notions de position, des attitudes segmentaires, élargissement, des cercles de Weber, asléréognose, etc.), et des mouvements choréo-ataxiques, des troubles vésico-rectaux, etc. (Hev. Neurol., 1903, p. 397, et 1904, p. oOü et 802).

Page 1