‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 149 sur 338 · Ï4 TUMEURS DES TUBERCULES QUADRIJUMEAUX · texte numérisé non relu

Ï4 TUMEURS DES TUBERCULES QUADRIJUMEAUX

observé des mouvements automatiques de la mandibule! ; on a signalé encore de la difficulté de la déglutition, de la sialorrhée, de la dysarlhrie, de la polydipsie et de la polyurie (Von Hæsselin), de la glycosurie (Von Oordt) et de la boulimie (Neumann), du ralentissement du pouls et de l 'élévation de température (Bruns' Reinhold, Freilchenfeld). Ce sont là, sans doute, des symptômes d envahissement ou d altération des fibres bulbaires', ils n’ont aucune valeur localisatrice, au point de vue qui nous occupe.

Dans les observations de Heubner, de Slawylc et Oestreich, il est fait mention d’une hypertrophie du pénis et des glandes mammaires.

Biancone a constaté, chez son malade, une sorte de priapisme, une augmentation considérable du sens génésique; ce fait correspond à ce que l’on observe chez les animaux vertébrés, autres que les mammifères, après l'ablation des lobes optiques, des tubercules bijumeaux, qui correspondent chez eux aux tubercules quadrijumeaux

D. — Tumeurs de la glande pinéale ou épiphyse

Les- tumeurs de la glande pinéale ou épiphyse ont une symptomatologie assez comparable à celle des néoplasmes des T. Q. dont, cependant, elle diffère par quelques traits.

Le symptôme le plus caractéristique consiste dans la paralysie des muscles grands obliques, qui, assez souvent, ainsi que Bruns l’indique, commence la scène pathologique ; et cela, à cause du voisinage immédiat de la racine des nerfs pathétiques. Leur noyau est d’ailleurs situé plus en arrière, du côté de l’ouverture bulbaire de l’aqueduc de Sylvius. — C’est ainsi que Nieden signale un cas de double paralysie de ces nerfs, par une tumeur de la glande pinéale; que Remalc fit le diagnostic d’un néoplasme, occupant cette même glande, à cause d’une double paralysie des nerf irocliléaires (pathétiques). Neumann dit que, dans les cinq cas qu’il a analysés, le nerf trochléaire était atteint.

Après le pathétique, ce serait V A bducens ou moteur oculaire externe qui serait le plus souvent compromis; et Nissen en aurait, dans un cas, observé des troubles convulsifs.

Ce n’est qu’un peu plus tard, par suite de l’envahissement du néoplasme, que les autres nerfs moteurs de l’œil seraient intéressés, et participeraient à la paralysie.

I. Biancone, Les tumeurs des tubercules quadrijumeaux (Rivista di Frenialria, 1899, p. 530, et Rev. Neurol., 1900, p. 412). — 11 existe des faits semblables de Gulzeit et Henrot.

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