‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 15 sur 338 · Chipault (Rev. neurol., 1893, p · texte numérisé non relu

Chipault (Rev. neurol., 1893, p

sans localisation précise, et à des crises d’épilepsie hémiplégique, sans autres phénomènes '.

Hitzig, chez un alcoolique de quarante-huit ans, ouvrit par trépanation un kyste de la grosseur d’une pomme d’api, occupant la région du membre supérieur : la céphalée et les attaques épileptiformes furent les seuls symptômes; en particulier, l'examen ophtalmique fut négatif2.

Bernheim, en se basant sur la céphalalgie persistante et sur des attaques d’épilepsie occupant le côté gauche de la face, lit, chez une femme de soixante et un ans, le diagnostic de tumeur du centre de la face; à l’autopsie on trouva, à la partie inférieure de Fa, un sarcome kystique3.

Il serait facile de multiplier les exemples de cette association d’une céphalée tenace et des crises épileptiques, comme seules manifestations des néoplasies cérébrales : nous parlerons plus loin des tumeurs, qui ont, comme unique manifestation, des crises d’épilepsie.

Par contre, on trouve quelques observations où Y unique symptôme d’une tumeur cérébrale a été, pendant toute la vie, une céphalée intense. — Dans les Bulletins de la Société anatomique de 1899, Lantzenberg relate l’observation d’une femme de soixantetrois ans, apportée à l’hôpital dans un état de torpeur profonde; à l’autopsie, on put vérifier l’exactitude du diagnostic porté par Brissaud; car on trouva un myxo-sarcome assez volumineux, occupant le centre ovale des deux lobes frontaux, et la partie antérieure du corps calleux (fig. 73 à 75); outre un trouble protond de l’intelligence, devenu surtout apparent dans les derniers jours, la malade n’avait eu, comme phénomène prémonitoire, quelques jours auparavant, que des accès de tristesse, des bourdonnements d’oreille, et de la céphalée 4. — Chez une jeune fille de dix-sept ans, dans le cerveau de laquelle Lévi et Lemaire trouvèrent près de 400 cvsticerques , il n’y eut d’autres symptômes qu une céphalée nocturne et diurne opiniâtre , et de la somnolence 0.

Bien souvent, les seuls symptômes généraux sont la céphalée et Y œdème papillaire. — Sommer, chez un homme de quarante-deux ans, à l’autopsie duquel il trouva un endothéiiome de la duremère du volume du poing, comprimant T1 et L-, obseixa, outie

-]. Lévadili, Un cas de tubercule delà protubérance (Rev. de neurol., 1899, p. 586).

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