Lantzenberg (Bull. Soc. anat., 1899, p
5. Lévi et Lemaire, Un cas de ladrerie cérébrale ( Iconof/r . Salp., 1991, p. 3„).
de la paraphasie, des maux de lêle violents depuis vingt-cinq mois , et la papille étranglée. 11 y avait intégrité des fonctions motrices et optiques1. — Souques, dans un cas d’agraphie sensorielle, produite par un gliome volumineux du pli courbe, s’étendant jusque sous le lobule quadrilaLère, signale, chez le malade âgé de vingt-trois ans, des accès de céphalée vespéro-nocturnes avec délire, et Parinaud constata de 1 ’hémiopie et une névrite optique double , avec étranglement et hémorragies, bien que l’acuité visuelle fût presque normale2.
Enfin les cas où les principaux éléments du syndrome existent, alors que les lésions papillaires sont absentes , se rencontrent assez fréquemment. Je citerai, au hasard, les faits : d’Eskridge et Naught (II. trente-cinq ans, céphalalgie, hébétude mentale, crises convulsives nombreuses; pas de troubles oculaires à l’ophtalmoscope. Kyste traumatique de la région frontale), — d'Achard et Weill (sarcome du lobe temporo-occipital ; il y eut tous les symptômes dits de compression, y compris un affaiblissement de la vision, mais l’examen histologique ne révèle aucune lésion des nerfs optiques), — de Masing (sarcome occupant toute la couche optique; pas de lésions du fond de l’œil), — de Lullum Wood Bathurst (kyste dermoide du cerveau; vomissements fréquents, démence, aucun signe de névrite optique, liquide abondant dans les ventricules), — - de Lannois et Pierret (kyste traumatique du volume d’un œuf de poule, siégeant sur la gouttière basilaire, et aplatissant le bulbe et la protubérance : céphalée, vertiges, vomissements, ataxie cérébelleuse; pas d'œdème de la papille ), — de Porte (homme éprouvant depuis trois ans des céphalalgies violentes; démarche hésitante; torpeur, pendant quarante-huit heures tous les quinze jours, depuis trois mois; pas de vomissements, ni d’œdème de la papille. Mort par ictus. Tumeur du volume d’une mandarine, sous la partie inférieure du cerveau), etc. 3.
Dans les deux observations suivantes, les troubles oculaires furent, au contraire, les deux seuls éléments du syndrome, qui persistèrent. Dario-Galichi, dans un cas d’échinocoques comprimant le chiasma, vit la vue diminuer rapidement, et l'amaurose devenir complète; mais, les symptômes principaux des
1. Sommer (Jahr. f. Psych., 1893, el lier, neurol., 1893, p. 657).
■1. Souques, Sur un cas d’agraphie sensorielle, gliome du pli courbe {Rev. de neurol., 1894, p. 63).
3. Eskridge et Naught (Xew-York med. Journ., 1895, et Arch. de neurol., 1896, I, p. 69)r Achard et Weill (Bull. Soc. anal., 1898, p. 370); Masing (Rev. neurol., 1894. p. 10) ; Lullum Wood el Bathurst (Brit. med. Journ., 1895, et Rev. neurol., 1895, p. 344); Lannois et Pierret (Lyon méd., 1896); Porte (Dauphiné méd., 1898, p. 71).
tumeurs cérébrales manquaient. En raison de l’intensité et de la précocité des troubles oculaires, il diagnostiqua cependant une tumeur voisine du chiasma1. — Oppenheim (d’après Dévie et Courmont) signale un cas où la mélancolie et la Slauungspapille furent les seuls signes d’une tumeur cérébrale -.
Je n’insisterai pas sur les faits nombreux, où les vertiges, les vomissements, et la torpeur intellectuelle n’apparaissent pas, malgré le volume et l’importance des tumeurs cérébrales : ifs sont suffisamment connus. Je pourrais plutôt signaler les cas où les phénomènes du syndrome disparaissent rapidement, pour faire place à un sommeil prolongé , comme dans le cas rapporté par Soca, où il dura pendant sept mois (tumeur du volume d’une orange, ayant détruit l’hypophyse et les parties environnantes). Nous reviendrons sur ces faits, à propos de la symptomatologie des tumeurs du lobe frontal3.
Je ne ferai qu’indiquer les cas où le syndrome est passager , transitoire , intermittent; Jacobson (chez un enfant de cinq ans, hémiplégie gauche progressive, pas de convulsions, étranglement papillaire passager; tubercules cérébelleux et du noyau lenticulaire), — Wollenberg (le malade, ayant depuis plusieurs années des symptômes multiples de tumeur cérébrale, pendant les deux dernières années, présenta par périodes, un écoulement abondant de liquide céphalo-rachidien, jusqu’à 150 centimètres cubes en 12 heures; chaque fois, les symptômes de compression encéphalique disparaissent : double gliome du lobe occipital droit'.
c) Syndrome primitif , secondaire , tardif, inverse.
C’est un fait curieux et digne de remarque que, dans un certain nombre d’observations, le syndrome apparaisse d’abord, dans son entier complexus , avant les symptômes de localisation : il ne semble pas qu’il en serait ainsi, si son existence était uniquement le résultat de la compression, et en rapport avec le volume de la tumeur.
Le syndrome, comme manifestation primitive, c’est-à-dire la première en date, des néoplasies encéphaliques, a été observé dans les cas suivants.
1. Dario-Galichi (Gaz. Ospedale, 1901, p. 159, el J\ev. neurol., 1901, p. 631).