Bril. me.d. journ., 1898, p
TUMEURS DES TUBERCULES QUADRIJUMEAUX
E. — Critérium. — Synthèse.
Les tumeurs des tubercules quadrijumeaux ont comme critérium : les paralysies oculaires, ordinairement doubles, homonymes et inégales, associées à des troubles ataxiques, ou à des tremblements.
Ces paralysies peuvent porter sur la musculature interne ou externe de l’œil [ophtalmoplégie nucléaire ); mais ce seraient surtout les paralysies des mouvements associés des yeux, on, comme on dit, les paralysies du regard, qui seraient pathognomoniques.
Le grand oblique, l’abducens, le releveur de la paupière, sont parfois épargnés.
Les phénomènes ataxiques sont constitués par des troubles de la station et de la marche, comparables à ceux de l'ataxie cérébelleuse, et parfois du tabès vrai : la démarche est faible, chancelante, titubante, ébrieuse. — Aux membres supérieurs , existent assez souvent, en même temps, des tremblements ataxiques ou intentionnels, simulant ceux de la sclérose en plaques ou du tabès vrai. — Quelquefois, il y a des troubles choréiques ou athétosiques , portant sur les deux extrémités.
Les hémiparésies et les iiémianasthésies font souvent partie du tableau clinique : mais elles tiennent à l’envahissement des fibres motrices et sensitives du pédoncule cérébral et du Pont.
Il en est de même d’un certain nombre de symptômes plus rares tels que : la dysphagie, la dysarthrie, la polyurie, la polydipsie, etc.
Les troubles de l’audition se rencontrent, lorsque les tubercules quadrijumeaux postérieurs sont atteints, ainsi que l’a établi Weinland.
Dans les tumeurs de la glande pinéale, la prédominance des paralysies oculaires n’est pas aussi prononcée : le plus souvent, c’est la paralysie des grands obliques (nerfs pathétiques) qui ouvre la scène pathologique : puis, la paralysie de Yabducens s’y joint, et plus tard, à un degré faible, celle des autres muscles des yeux.
LeNYSTAGMUS a été souvent observé, surtout dans le regard en haut (Oppenheim).
L’ataxie cérébelleuse est accusée , évidente, et la station et la marche difficiles ou impossibles.
Les troubles moteurs et sensitifs du tronc et des membres sont peu prononcés, en raison de la superficialité et de la mobilité de la tumeur.