NOTIONS ANATOMO-PHYSIOLOGIQUES
permettent de comprendre les déviations oculaires et le nystagmus , troubles assez fréquents dans les tumeurs cérebelleuses.
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h. Dans l’économie encéphalique, le cervelet joue un rôle statique Cl DYNAMIQUE.
Le premier nous a été révélé, depuis longtemps, par Flourens et Bouillaud, qui ont montré que ses lésions entraînaient des
TUMEURS DU CERVELET
troubles de l’équilibre, dans la station et la marche. Mais ils en ignoraient le mécanisme, c est-à-dire les voies suivies par l’action cérébelleuse. Celle-ci consiste en un réflexe, qui, de la périphérie, est amené au cervelet par les voies afférentes, et se réfléchit sur les noyaux centraux et, de là, sur la moelle épinière, par les faisceaux cérébelleux descendants. Ce réflexe, dans l’état ordinaire, est inconscient ou subconscient. Lorsque la volonté intei vient, par exemple dans la mise en marche du système, elle le fait par l’intermédiaire des fibres pyramidales, des noyaux du Pont, et des pédoncules cérébelleux moyens-, et elle va impressionner les cellules du cortex cérébelleux. — Nous verrons que, dans nombre de cas, elle corrige en partie les troubles d'équilibre causés par les lésions cérébelleuses.
Le second (rôle dynamique ) a été plus récemment mis en lumière par les recherches expérimentales de Luciani (1891), reprises par Gowers (1891), Russell, Ferrier et Turner, Schiff, Thomas (1897), Verziloff (1899, 1903), Bechterew (1900), et Roncali (1903). — Il s’exerce dans tous les mouvements et attitudes, et consiste en des variations du tonus musculaire , qui règlent l’étendue et la force de ces mouvements.
Ainsi, lorsqu un animal, un chien, lève sa patte antérieure, non seulement les centres moteurs du cerveau interviennent pour commander et produire le mouvement par la voie pyramidale, mais encore, pendant que ce mouvement s’exécute, il faut qu’existe un état de tonicité spécial dans les groupes musculaires voisins et dans le tronc tout entier, pour en assurer la fixité. Le cerveau, par ses fibres afférentes du pédoncule, de la protubérance et du pédoncule cérébelleux moyen, actionne l'écorce cérébelleuse, en même temps qu’il commande le mouvement principal. Celle-ci, par ses fibres efférentes et par ses ganglions centraux, fournit le tonus suffisant à tout l’appareil musculaire correspondant et au tronc lui-même. Le cerveau est averti de toutes les modifications de l’appareil musculaire par les fibres efférentes cérébelleuses , qui se rendent au noyau rouge (voy. iig. 159-160), et à la couche optique par les pédoncules cérébelleux supérieurs; et, à chaque instant, à chaque période du mouvement, I’équilibre est maintenu. Mais, vienne une lésion cérébelleuse unilatérale, le tonus musculaire venant de ce côté du cervelet fera défaut au côté correspondant du corps ; au contraire,
1 autre côté en restera abondamment pourvu, d’où incurvation du tronc, perte de l’équilibre, oscillations et chute du côté lésé.
Les mêmes faits s’observent en pathologie humaine. Mais il existe des différences importantes , lorsqu'il s'agit de néoplasmes.