Touche, Rev. neurol., 1 000, p
2. Rolgans cl Winkler, Chir. nerveuse de Chipault, 1902, I, p. 092.
TUMEURS DU CERVELET
arrière ou en rotation, en position fixe en haut ou latéralement, avec ou sans convulsions oculaires, est fréquemment signalée. La contracture, qui se produit, peut s’étendre aux muscles du cou et même du tronc, de manière à constituer un opisthotonos très caractérisé : le malade ne peut baisser la tête; il s’efforce, au contraire, de l’immobiliser avec les mains, comme cela existait dans le cas que nous avons observé1; et il la meut très lentement, et tout d’une pièce, avec la partie supérieure du corps. Un malade d’Iterson, Hermanidès, et Winkler avait la tète en position fixe et regardant en haut et à gauche, tandis que le tronc s’était incurvé à gauche (kyste ayant détruit le lobe gauche du cervelet)2.
Chez un enfant, ayant un tubercule du cervelet, le menton était en contact avec le sternum, et le corps tout à fait replié sur luimême et immobile 3.
Batten signale une attitude de la tête, rare dans les tumeurs cérébelleuses, et il lui attribue une certaine valeur diagnostique : elle consiste en ce que l’oreille est rapprochée de l’épaule, du côté opposé à la lésion, et la face tournée du côté de la lésion4.
Dans un cas de Makensie, la raideur s’étendait à la masse des muscles du dos, et le patient ne reposait que sur les épaules et les fesses.
Ces phénomènes de contracture opisthotonique sont parfois si accusés qu'ils ont fait croire à une carie vertébrale, à une méningite, et ont provoqué une erreur de diagnostic.
Quelquefois on observe de véritables attaques d' opisthotonos, qui procèdent par accès (H. Jackson), par crises. S’agit-il d’un fait d’irritation du spinal, des nerfs cervicaux, ou des méninges elles-mêmes? 11 est probable que la cause varie selon les circonstances pathologiques.
Les troubles oculaires ( convulsions , strabisme, déviations conjuguées et nystagmus), qui accompagnent ordinairement les déviations de la tête et du cou, doivent être attribués à la compression par l’hydropisie ventriculaire ou à l’excitation des tubercules quadrijumeaux , des noyaux moteurs oculaires communs et moteurs oculaires externes, qui, comme nous l’avons dit, sont en relations avec les noyaux de Deiters et de Bechterew, et, par eux, avec Y appareil acouslico-cércbelleux.