Deviii et Courmont ( Arc h . de méd., 1900, p
3. Soca, Tumeur de l’hypophyse (Iconoyr. de la Salp.. 1900, p. 101,. 115).
4. Jacobson (Arch. f. Psyclu, 1898, et fleu. neurol., 1898, p S15); Wollenberg (Arch. f. Psych., 1898, et Rev. neurol., 1899, p. 213).
Bruns, dans une de ses observations, dit qu’il vit d’abord survenir des vomissements, de la céphalée, la papille étranglée; puis, de l’ataxie sous-corticale de Wernicke, et de Y hémianopsie. On diagnostiqua une tumeur, peut-être un tubercule du lobe occipital. On opère sans trouver la tumeur; mais il s’écoule beaucoup de liquide céphalo-rachidien, et les symptômes généraux rétrocèdent, y compris la papille étranglée. Les symptômes localisateurs persistent; aggravation, surdité verbale , et hémiplégie droite. A l’autopsie, deux glio-sarcomes, l’un dans la substance blanche du lobe occipital, l’autre à l’extrémité postérieure de T1 ('). — lvrauss rapporte l’observation d’un homme de trente-deux ans, qui fut malade pendant un an et demi : sa maladie commença par des maux de tète opiniâtres, des nausées, des vomissements, de la névrite optique double, qui permirent de poser le diagnostic de tumeur cérébrale; pas de paralysies; mais, plus tard, torpeur cérébrale progressive. On trouva dans le lobe frontal droit une tumeur large et dure, creusée d’un kyste, et occupant la partie moyenne des trois circonvolutions frontales horizontales. — Une tumeur de l’hypophyse, observée par Pékranz, donna lieu à de la céphalée, des vomissements, des convulsions et étourdissements, de l’œdème du visage et de l’albuminurie; plus tard, du côté de la vue, amaurose unilatérale, puis cécité. On avait cru d’abord à de l’urémie. — La symptomatologie fut la même dans un cas d’Agostini ; et dans un autre de Babinski où, trois ans auparavant, la malade, une jeune fille dedix-sept ans, eut des céphalées violentes, et dans les derniers mois, des crises épileptiques et un affaiblissement de la vue. Il s’agissait, dans ces trois derniers cas , de tumeurs du corps pituitaire 2.
Il n’est pas rare, d’autre part, de voir le syndrome apparaître secondairement , quand depuis un temps plus ou moins long, les phénomènes de localisation existent; il en résulte que parfois le diagnostic de tumeur cérébrale reste en suspens.
11 en est ainsi, en particulier, pour les néoplasmes qui déterminent des troubles psychiques. — Au Congrès de la Société de Psychiatrie allemande, en 1897, Thoma d’Ulenau a insisté sur les phénomènes prodromiques, qui peuvent précéder l’apparition du syndrome. Ce sont souvent des symptômes de dépression, d’irascibilité, d’inaptitude au travail, d’incapacité de penser. Ce