Brissaud et Ralhery (Rev. de neurol., 1904, p
paralysie flasque; les pieds étaient en extension forcée, les mâchoires serrées : mais il s’agissait d’une petite tumeur, du volume d’une noisette, de la partie moyenne de la face inférieure du cervelet, qui comprimait le IVe ventricule, et avait amené une distension ventriculaire générale excessive h
Oppenheim dit, de la même manière, que l’on rencontre des hémiparésies, paraparésies, dans les tumeurs du cervelet-; mais, c’est qu’il y a compression des voies motrices, au niveau du pont et du bulbe. Aussi,, trouve- t-on l’hémiplégie tantôt du même côté, tantôt du côté opposé à la tumeur, suivant que le faisceau pyramidal est comprimé au-dessus ou au-dessous de son entrecroisement.
Quelquefois, on a de la paraparésie ou de la paraplégie des extrémités inférieures, ou même des triplégies.
Assez souvent, il s’agit simplement d’une faiblesse générale, désignée sous le nom de myasthénie.
Les contractures peuvent succéder aux paralysies ou s’établir d’emblée; on a vu même un état spas tique très accusé. — Dans trois cas, dit Oppenheim, j’ai rencontré le signe de Westphall; mais ce symptôme n’est pas en rapport avec la lésion du cervelet; il est le résultat de la myélite concomitante; et, dans un cas de Wollenberg, l’autopsie put être faite et établit l’existence d’une sclérose médullaire concomitante. Ceci est en rapport avec les recherches déjà signalées de Meyer, de Batten et Collier, sur les lésions concomitantes de la moelle épinière, en particulier des racines et des cordons postéro-latéraux, dans les tumeurs encéphaliques. Nous nous sommes déjà expliqués sur les causes de ces dégénérescences descendantes, dans les néoplasmes cérébraux (voir p. 100).
On a signalé des paralysies des muscles des globes oculaires. Touche, dans un cas de ramollissement (lobules digastrique et fusiforme), vit qu’en faisant effort, les yeux du malade décrivaient seulement de petites oscillations.
11 semble bien qu’il puisse exister, du fait des lésions cérébelleuses, une sorte d’iMPOTENCE, d’ASTiiÉNiE des muscles oculaires.
Mais, le plus souvent, lorsqu’il survient une ophtalmoplégie (ou du strabisme et de la diplopie), il s’agit d’une compression des nerfs moteurs de la hase , par la tumeur; quelquefois, la para-
1. Trenel (Soc. anat., 1898, p. 388). - Babé et Martin ( id ., p. 473). — Raymond (Cliniques). — Jacobson et Jamane (Rev. neurol. 1897, p. 248). — Bernheim (Rev. de l’Est, 1897, p. 33). .
388 TUMEURS DU CERVELET
lysie de la IIIe paire est partielle, et l’on ne constate que du ptosis et de la dilatation, ou du rétrécissement pupillaire.
Enfin les paralysies alternes , par compression des branches nerveuses ou des racines, ou altération de leurs noyaux, ou de la protubérance, ne sont pas rares.
Le nystagmus, assez fréquent, peut être un phénomène d’ordre cérébelleux. (Recherches de Ferrier, Luciani, etc.)
K. — Troubles des réflexes.
Risien-Russell, le premier, a insisté sur l’existence de l 'exagération des réflexes tendineux, dans les lésions cérébelleuses expérimentales : elle est plus marquée du côté de la lésion, si celle-ci est unilatérale.
Les faits cliniques paraissent corroborer ces résultats expérimentaux, et nombreux sont les cas où les réflexe s tendineux sont qualifiés d ’ exagérés ; il en est ainsi, en particulier, dans la plupart des observations contenues dans les cliniques de Raymond. Si la tumeur correspond aux deux lobes cérébelleux, l’exagération existe des deux côtés (cas de Raymond, Irwing Nefif, etc.).
Mais, à cette loi générale, correspondent des particularités et des exceptions. Nous avons recueilli les mentions suivantes : réflexes rotuliens forts, plantaires exagérés (Trenel); réflexes rotuliens exagérés, plantaires abolis (Sabrazès); abolition des réflexes rotuliens et plantaires (Selby); réflexes tendineux et cutanés normaux (Babinski); réflexes normaux (Curzio); réflexes rotuliens abolis, achilléens exagérés (Korleveg), etc.
Sur 6 cas de tumeurs du cervelet, où les réflexes ont été étudiés, Roncali note : 4 fois l'exagération des réflexes rotuliens; 1 fois leur affaiblissement; 1 fois leur abolition. Les réflexes cornéens, conjonctivaux, pharyngiens, abdominaux, plantaires, le clonus du pied, étaient atténués ou atteints.
Quoi qu’il en soit, la loi de Risien-Russell doit être maintenue : réflexes exagérés (ou altérés) du côté de la lésion.