H. Meige, toc. cil., p
2. Dana, On acromégalie and gignnlism (Journ. of nevv. and mental desease, 1893, p. 123).
Notons, d’abord, cette conclusion importante, posée par Tamburini au Congrès de Bruxelles, en 1897 :
« Dans les cas typiques d’acromégalie (30 avec autopsie), recueillis jusqu’à présent, ne manque jamais la tumeur de l'hypo. physe. Cette tumeur est constituée ordinairement, ou par la simple hypertrophie de la glande, ou par un adénome total de 1 organe, * dans lequel sont conservés les principaux éléments constitutifs du corps pituitaire L » Nous verrons, cependant, qu’il existe des exceptions.
P. Marie considère Y acromégalie comme une dystrophie, analogue au myxœdème observé dans lesatrophies thyroïdiennes, mais en rapport avec une autre glande hématopoïétique, la pituitaire.
Il semble, en effet, y avoir des connexions fonctionnelles ontologiques et pathologiques entre les trois glandes cervicales : le thymus , la thyroïde et la pituitaire. La portion glandulaire de la pituitaire, qui forme sa masse principale, semble provenir embryologiquement d’un diverticulum du pharynx primitif, comme la glande thyroïde; et c’est, comme cette dernière, un organe à sécrétion colloïde.
Dans un cas de Ponfick, chez un homme de quarante-sept ans, on observa de la boursouflure de la physionomie, de l’épaississement du cou et de la nuque, de la pâleur de la peau, de la faiblesse générale, etc. Le faciès était typique du myxœdème ; rien aux os.
. On trouva, à l’autopsie, une atrophie complète de l’élément glandulaire de l’hypophyse1 2. Vassale rapporte un fait analogue.
D’autres cliniciens rapprochent l’acromégalie de la maladie de Basedow (Rob. Gubler), qui, comme on le sait, est attribuée à l’hyperactivité fonctionnelle de la glande thyroïde.
On lui trouverait un contraste frappant avec certaines sclérodermies, qui, elles, atrophient les extrémités (J. Roux, Strumpell); et dans lesquelles on note des altérations atrophiques de l’hypophyse3.
La question se pose ainsi : de savoir si l’acromégalie et les autres troubles analogues sont le résultat d’une byperfonction ou d’une hypofonction de la glande pituitaire0*. Pour que l’acromégalie survienne, la glande doit-elle être hypertrophiée ou détruite?
Burr et Reesmann disent que sur 60 autopsies d’acromégalie,