‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 186 sur 338 · Raymond ( Cliniques , II, 1891, p · texte numérisé non relu

Raymond ( Cliniques , II, 1891, p

hémianesthésie alterne douloureuse (côté droit de la face, côté gauche du tronc, avec paralysie motrice alterne du facial à droite et des membres à gauche); — d’Oppenheim : tubercule à cheval sur les deux moitiés de la protubérance; de Bristowe; de Moelli; de Jolly, de Berlin, etc.) *.

3° Des paralysies alternes , limitées au domaine des nerfs crâniens. Ainsi, dans un cas de Raymond, il y avait paralysie de la IIIe et VIe paires à droite, et de la Vil" à gauche. Cet auteur rapporte des faits analogues, empruntés à Crohn (tubercule solitaire du pont de Varole, ptosis et paralysie du droit interne à gauche, paralysie faciale et de l’abducens à droite, chez un enfant); — à Hunnius (paralysie totale de la VII" paire et lagophtalmos à droite, ophtalmoplégie externe totale, tubercule du volume d’un noyau de cerise) ; — à Wernicke (paralysie faciale et de l’abducens à gauche, paralysie de la III0 paire à droite, et hyperesthésie de la V° avec contracture du masséter; tubercule s’étendant de i centimètre en arrière des tubercules quadrijumeaux, dans la calotte, jusqu’au voisinage du bec du calamus, et faisant saillie sous le plancher du IV° ventricule).

Quelquefois, les paralysies des nerfs crâniens sont homonymes, c’est-à-dire occupent le même côté, comme dans les faits de Miezejewski (tumeur ayant altéré surtout les noyaux des VIe et VIIe paires, et beaucoup moins ceux de la VIIIe, puis ayant envahi diverses paires voisines), et de Vicentiis \

4° D’ailleurs, les variétés de ces paralysies alternes motrices et sensitives sont très nombreuses, et Sigerson a distingué des paralysies en X, en Y, en K et en V 1 2 3 4.

5° Nous remarquons encore que, dans les paralysies alternes, et surtout dans les hémianesthésies croisées, les paralysies associées des mouvements oculaires sont fréquentes, ainsi que Raymond et Gestan en relatent des exemples très démonstratifs : car, en même temps que les rubans de Reil, les fibres allant de l’écorce à la VIe paire et à la IIIe paire sont souvent détruites : ce sont des paralysies des mouvements de latéralité ou horizontales des globes oculaires, qu’on constate, ou des mouvements d'élévation ou Rabaissement, ou enfin de convergence h

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