‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 19 sur 338 · Miura (Faculté de Tokio, Hev. neurol., 1899, p · texte numérisé non relu

Miura (Faculté de Tokio, Hev. neurol., 1899, p

4. Beevoret Ballance (Prit. med. Journ., 1895, cl l\ev. neurol., 1895, p. 473);

En terminant, mentionnons, pour être complet, cette anomalie du syndrome, qu’on pourrait appeler le syndrome inversé ou dissocié, dans lequel les vomissements, la torpeur cérébrale ou la névrite optique, les vertiges, précèdent à longue date l’apparition de la céqohalée. — Dupré et Devaux (endothéliome de 210 grammes dans la région temporo-frontale; les troubles oculaires précèdent de plus d’une année la céphalée, la torpeur, et les troubles psychiques; fig. 84, 85), — Franck, S’Madden (mélano-sarcome de la dure-mère sur P* et gyrus angulaire; vomissements, céphalée, dépression mentale, convulsions; en dernier lieu tout à fait, névrite optique), — Sépilli et Lui (gliome bilatéral des couches optiques; début par profonde torpeur psychique; plus tard, amblyopie bilatérale, vomissements, sanglots, bâillements, etc.), — Bruns (tumeur volumineuse, au niveau de la pariétale supérieure ; début par dépression psychique, vertiges, névrite optique, puis troubles de la sensibilité, du mouvement, etc., puis le syndrome s’établit complètement; ramollissement œdémateux des régions subjacentes), — Kaplan (glio- sarcome du lobule fusiforme et du noyau lenticulaire; troubles du caractère; céphalée aiguë, accès psychiques, on croit à de l’hystérie; Slauungspapille. Mort six ans après) *.

d) Syndrome réduit aux seules manifestations convulsives.

Les attaques convulsives sont les mieux connues des manifestations des tumeurs cérébrales, surtout depuis que la doctrine des localisations et la théorie Bravais-jacksonnienne ont mis en relief toute la valeur des convulsions localisées ou partielles. Il s’en faut de beaucoup, cependant, que toutes les tumeurs donnent lieu à ce symptôme : tantôt il n’existe pas; tantôt il n’est qu’un épiphénomène, un fait transitoire, parfois terminal, qui apparait au milieu des autres signes du syndrome; tantôt, au contraire, il constitue la seule expression clinique du néoplasme.

Seuls, les faits de cette dernière catégorie nous arrêteront un instant ; et nous citerons les quelques exemples suivants, où, avec

Bouchaud ( Journ . de neurol., Bruxelles, 1898, et Arch. de neurol. , 1899, p. 229) , Bruns, Neurol. Centralblatt, 189S, p. 770, et Rev. neurol., 1899, p. 139); Estèves .( Progrès méd., 1899, p. 479); Carie et Pescarolo ( Ri forma medica, 1901, et Rev. neurol., 1901, p. 690); Dévie eL Ch. Gauthier (Arch. de méd., 1900, p. 740, et Rev. neurol., 1901, p. 601); Becker (Arch. f. Psycli., 1902, p. 50, et Rev. de neurol., 1902, p. 691).

1. Dupré et Devaux ( Iconogr . Salp., 1901, p. 173); Franck, S. Madden (Journ. of nervous and mental disease, 1893, p. 12a, et Arch. de neurol., 4 S93 , p. 110); Sepilli et Lui (Rev. di Frenialria, 1898, et Rev. neurol., 1398, p. 8-i4), Bruns ( Neurol . Centralblatt, 1898, et Rev. neurol., 1899, p. 139); Kaplan (Rev. neurol., 1898, p. 400).

ou sans un peu de céphalée, on observa des phénomènes d'épilepsie : cas de Brissaud et Massary (épilepsie généralisée et céphalée, tumeur de F1 ; lig. 14-15), — de Magalhaès Lemos (jamais de phénomènes du syndrome, attaques d'épilepsie essentielle, petit tubercule du lobule pariétal supérieur; fig. 16), — de üide (homme de soixante-trois ans, démence sénile , crises épileptiques tous les mois depuis trois ans : il n’a eu ni vomissements, ni maux de tête; rien du côté de l’œil, il lit sans lunettes; sarcome angiolithique, du volume d’un œuf de pigeon, encapsulé dans les deux lobes frontaux), — d’Aldhibert, de Toulouse (femme de soixante-quinze ans; convulsions et contracture du membre supérieur ; ni vertiges, ni vomissements, ni céphalée, intelligence conservée; sarcome du volume d’une grosse noix sur le pied de F1, F2, sur Fa, et même F3),

— de Reynier (enfant de dix ans et demi, crises jacksonniennes , intelligence vive, examen de l’œil négatif [par Parinaud]; kyste gliomateux de la partie inférieure de la région rolandique, opéré avec succès), — de Chipault (gliome du volume d’une cerise, dans F3), — de Gzerny (homme de quarante et un ans, secousses cloniques de la jambe, du bras et de la face ; ni céphalée, ni papille étranglée; trépanation; sarcome kystique de la région motrice);

— de Marchand (tumeur du lobule pneumo-gastrique du cervelet, ayant le volume d’une noix, et comprimant la protubérance et le bulbe. Il n'y eut pas d'autres symptômes que les crises d'épilepsie , d’abord rares, puis plus fréquentes. Ces symptômes précédèrent la mort de huit ans), — de Mousseaux, Gothard et Riche (malade de soixante-neuf ans apporté dans le coma, meurt quelques heures après; il n avait jamais présenté que des attaques convulsives, que ses camarades attribuaient à des excès de boisson, et dont il se remettait complètement; kyste hydatique du volume d’un œuf de poule, dans la région centrale et pariétale, allant jusqu’au voisinage des ventricules), — de Weber (femme de vingt-huit ans, épileptique depuis l’âge de seize ans, tumeur sarcomateuse du lobe occipital [cire, linguale et fusiforme]), — de Pelizzi (sarcome du volume d un œuf de poule du lobe frontal; attaques épileptiques , seul symptôme)' .

hn réalité, les laits où le seul symptôme des tumeurs encéphaliques est les attaques convulsives sont peu nombreux. Le

i. Brissaud et Massary (Iconogr. Salp., 1897, p. 79); Magalhaès Lemos (ibul., 1898, p. 20); Dide (Soc. anal.. 1898, p. 217); Aldhibert, de Toulouse (Itev. de chir., 1875, p. 158) ; Reynier (Congé, de chie., 1891, p. 110); Czerny (Arch. de neurol., 1897, p. 290); Marchand (Conge, de neurol., et Arch. de neural., 1901, p. 784); Mousseaux, Gothard et Riche (Iconogr. Salp., 1901, p. 19); Weber (Rev. méd. Suisse rom., 20 mars 1900, cl Rev. 'neurol.)-, Pelizzi (Rev. de neurol., 1902, p. 8G3).

DURET

plus souvent, il existe en même temps de la céphalée, des vomissements, des vertiges, de l’oedème papillaire. On en pourrait trouver d’autres cependant; mais le petit nombre de ceux que nous avons signalés suffit à montrer : L° que l’apparition d’accès convulsifs, n’est pas liée uniquement au siège de la tumeur dans la région motrice-, puisqu’on les voit survenir pour des tumeurs des régions pariétales, frontales, basales, cérébelleuses, protubérantielles, etc. ; 2U que cet élément du syndrome, en général, ne reste à l’état isolé que pour les néoplasmes de petit volume , de formation récente (puisqu’il s’agit souvent de cas opérés), ou d’évolution lente (kystes, fibromes durs, etc.). — Nous chercherons plus tard le mécanisme, la pathogénie des crises convulsives, dans les néoplasies encéphaliques.

e) Syndrome vertigineux .

Je mentionnerai, sous ce nom, une forme assez rare du syndrome, qui ne se rencontre pas uniquement dans les tumeurs du cervelet ou de l’appareil cérébelleux (protubérance, pédoncules), quoiqu’elle y soit bien plus fréquente. Au milieu des autres signes du syndrome, l’état vertigineux prédomine. Ainsi Nikitin rapporte l’histoire d’un malade, qui eut des attaques de vertiges, suivies de convulsions et de pertes de connaissance fréquemment répétées, puis de paralysie, d’aphasie, etc. A la lace externe du lobe pariétal gauche, on trouve un kyste grisâtre, gros comme une noisette. C’était un cas d’actynomicose 1 . De même, dans un cas de Nicaise, l’état vertigineux était continuel (cysticerques de l’encéphale)2. - Mais cet état est plus fréquent, plus accentué, dans les tumeurs de la protubérance et du cervelet. Chez une femme de quarante-deux ans, Touche trouva une tumeur en lei à cheval sur le bord supérieur de la protubérance, comprimant l’étage supérieur des pédoncules : outre les signes des lésions protubérantielles, le symptôme le plus remarquable était les accès de vertiges. « La malade éprouve, à chaque instant, des sensations vertigineuses; il lui semble que le plancher monte et descend, comme le pont d’un navire balancé par les vagues, quand elle est couchée, elle a de la tendance à rouler en bas de son lit, et quand elle veut marcher, fréquemment elle tombe sur le dos3. »

1. Nikitin ( Deulsch . med. Wochens., 1000, p. 813, et Rev. neurol. , 1001,

•2. Nicaise (Soc. anut., 1900, p. 249).

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