‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 20 sur 338 · Touche (liev. neurol., 1901, p · texte numérisé non relu

Touche (liev. neurol., 1901, p

f) Syndrome seul.

Le syndrome s’accompagne assez habituellement de troubles intellectuels, moteurs, ou sensitifs : un certain nombre de néoplasmes, cependant, évoluent entièrement, sans autres manifestations que celles qui lui sont propres; et cela, parfois, dans des conditions qu’on n’eut pas d’abord supposées.

Auclair, chez une femme, vit, trois mois seulement avant sa mort, apparaître une céphalée violente et les autres signes du syndrome : elle portait un névrogliome diffus des circonvolutions temporo-sphénoïdales, du noyau caudé et de la capsule interne1.

Okynzic rapporte, dans les bulletins de la Société anatomique de 1902, un cas de gros tubercule isolé du cervelet, qui s’accompagna de céphalées occipitales violentes, de vomissements, de laideur de la nuque, et de rétinite œdémateuse. Il n’y eut jamais, contre toute attente, de titubation, ni de démarche ébrieuse-.

Deux tubercules de la couche optique et du cervelet produisirent exclusivement de la céphalée, des vomissements, de la stase papillaiie, de la cécité, de l’épilepsie jacksonnienne (intelligence très conservée) dans le cas de Spillmann et Ni lus, et ces auteurs ajoutent : « Comment expliquer qu’avec des tumeurs multiples du cervelet, et une lésion volumineuse de la couche optique, il n’ait jamais existé de signe précis3? »

y) Absence du syndrome.

Sur 130 cas de tumeurs encéphaliques récemment publiés, et que nous avons analysés, nous trouvons environ 30 observations, où le syndrome fait absolument défaut, soit une proportion d’environ 23 p. 100 : ce qui ne veut pas dire, cependant, qu’il y ail absence de tout symptôme.

Dans 12 cas, nous trouvons des crises convulsives plus ou moins accusées (pas de syndrome4).

Dans G autres cas, ce sont des phénomènes paralytiques , qui signalèrent la tumeur, mais il n’y eut pas de syndrome. Cas de Rochas (gliome du tiers moyen de l’hémisphère droit!, de

Page 1