‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 191 sur 338 · Bruns {Arcli. de neurol., 1897, I, p · texte numérisé non relu

Bruns {Arcli. de neurol., 1897, I, p

462 TUMEURS DE LA BASE DU CRANE ET DE l’eNCÉPHALE

diabète insipide , trouva un angiome du bulbe, voisin des noyaux du pneumogastrique.

François Frank a rapporté à l’Académie de médecine un cas de Marinesco, où, pour un glio-sarcome du IV0 ventricule, ayant d ailleurs envahi 1 hypoglosse, le noyau du pneumogastrique , le ruban de Reil, on observa d’abord une polyurie insipide-, puis, un diabète sucré, quand la lésion eut gagné les centres, qui président à la fonction du sucre.

On signale, dans d’autres observations, des troubles de k respiration (Cheyne-Stockes), le pouls lent permanent (maladie d’Adams-Stockes) ; et enfin, dans le cas singulier de Paviot, des vomissements incoercibles et fécaloïdes, pour lesquels, croyant à une occlusion intestinale , on fit une laparatomie, sans rien trouver; le ventre était d ailleurs aplati et contracturé; on attribua ces symptômes à des contractions antipéristaltiques, assez persistantes pour amener la réascension des matières fécales; ces contractions, elles-mêmes, étaient causées par de la compression, ou de V irritation des noyaux des pneumogastriques, par la tumeur '.

La MORT subite est une terminaison signalée dans les néoplasmes bulbaires : elle est survenue, en particulier, plusieurs fois, par la présence de cysticerques libres dans la cavité des ventricules1 2.

En résumé :

Les compressions postérieures, les tumeurs rétro-bulbaires se manifestent :

1° Par des paralysies nucléaires, en particulier par des signes d’altération de la Ve paire (anesthésies de la face, contractures ou paralysies des muscles masticateurs), lorsque les tumeurs superficielles se propagent au plancher du IVe ventricule, et seconduisent comme des tumeurs interstitielles;

2° Par des troubles auditifs (hypoacousies, etc.), en raison du voisinage des stries acoustiques (barbes du calamus);

3° Par des troubles de la sensibilité, et en particulier par des symptômes analogues à ceux du tabes vrai, et parfois la simulation est complète (signe de Romberg, douleurs lancinantes, abolition des réflexes, plaques d’anesthésie, démarche ataxique, atrophie optique blanche, etc.), sans doute par action sur les corps restiformes et les pyramides postérieures-, c’est là le symptôme le plus caractéristique;

1. Switalski de Lemberg (Rev. neurol., 1900, p. 763).— François Franck et Marinesco (Acacl. de médecine, juillet 1900, et Revue neurol., 1900, p. 1034). — Paviot (toc. cil.).

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