TROISIÈME PARTIE
DIAGNOSTIC
]. Diagnostic séméiotique. — Symplômes-sosies de la céphalée, des vomissements, des vertiges, de la torpeur cérébrale, des convulsions et de l’œdème papillaire. — Difficultés tenant à l’association variable des signes du syndrome commun. — Marche à suivre dans l’examen clinique d’une tumeur cérébrale : recherche des troubles intellectuels, moteurs, sensitifs, sensoriels, réflexes, de l’èc/în libre; auscultation; percussion; cytologie rachidienne; examen radiographique, etc.
II. Diagnostic différentiel. — 1° avec les maladies aiguës de l’encéphale : méningites, pachyméningites, encéphalites, abcès cérébraux ou cérébelleux, manifestations diverses des traumatismes crànio-cérébraux; — 2° avec les maladies chroniques de l’encéphale : hydrocéphalies, scléroses cérébrales, scléroses en plaques, paralysie générale; — 3“ avec les psychoses : folie, épilepsies diverses, épilepsies traumatiques, comparées aux convulsions engendrées par les néoplasmes; hystérie, neurasthénie, névrose traumatique; — 4° avec les maladies generales, qui produisent des symptômes cérébraux similaires : urémie, saturnisme, alcoolisme, artério-sclérose, anémies graves.
III. Diagnostic topographique. — Divisions fonctionnelles du cerveau : néoplasmes des régions intellectuelles, motrices, sensitives, sensorielles, et de leurs voies de communication. — Diagnostic territorial : tumeurs du lobe frontal, de la province rolancUque, du lobe pariétal, du lobe occipital, du lobe temporal, de la face interne des hémisphères, du corps calleux, des noyaux infra-corticaux, des tubercules quadrijumeaux, etc. — Diagnostic des tumeurs du cervelet. — Diagnostic des tumeurs de la base de l’en* céphale.
IV. Diagnostic des tumeurs multiples. — Variétés principales.
V. Diagnostic de la nature des néoplasmes. — Des tuberculomes, des syphilomes, des kystes simples et des kystes hydatiques, des tumeurs communes (sarcomes, gliomes, angiomes, etc.), des tumeurs bénignes et des tumeurs congénitales.
Le diagnostic des tumeurs de I’Encépiiale comporle la solution des trois questions qui intéressent, au premier chef, l’opérateur — et que nous avons indiquées dès le début de cet ouvrage.
Elles sont relatives : à I’existence, au siège, et à la nature des néoplasmes.
L’existence des tumeurs lui est révélée par les signes du syn-
EXISTENCE D’UNE TUMEUR CÉRÉBRALE 4/3
DROME, dont nous avons pris le plus grand soin d’établir 1 authenticité et la valeur clinique. — Nous avons, de plus, analyse ses allures diverses, ses variations.
Le siège est indiqué par les symptômes de localisation, que les auteurs allemands nomment les symptômes de foyer (Herdsymptome).
Leur nature est, assez souvent, caractérisée par leur mode Dévolution et par certains accidents, qu’elles peuvent déterminer.
En d’autres termes, notre étude du diagnostic comprendra les divisions suivantes : diagnostic séméiotique, auquel se rattache le diagnostic différentiel, — le diagnostic topographique, — le diagnostic spécifique.