Krônig, in Oppenheim
Neurol., 1903, p. 972)
DIAGNOSTIC
enfants), par l’évolution, les commémoratifs, les déformations crâniennes, les notions pathogéniques, et l’existence, ou non, de phénomènes localisés, avec des signes du syndrome accentués.
La sclérose cérébrale, partielle ou étendue, diffuse ou tubéreuse, est une maladie de la premiève enfance , au moins quant à ses débuts : elle se développe lentement et progressivement; elle détermine une paralysie spasmodique avec contracture, atrophie, vertiges, attaques convulsives, etc., et elle est accompagnée de troubles intellectuels allant souvent jusqu’à Yidiolie (Bourneville et Brissaud).
Nous la mentionnons uniquement parce que, parfois, comme dans le cas de Dana, elle produit une hémiplégie incomplète, qui simule une monoplégie du bras : on fit la trépanation, qui permit de constater une atrophie de l’hémisphère gauche, accusée surtout dans le domaine de la sylvienne. — Mitchell Clarke, Marchand, ont rencontré de ces scléroses limitées aux lobes occipitaux, avec perte progressive de la vue, de l’orientation, diplégie, affaiblissement intellectuel, troubles cérébelleux, etc.
Nous avons indiqué, d’autre part (p. 225), l’observation de Brissaud et Broca, où une sclérose cérébrale infantile, avec paralysie spasmodique du bras et crises convulsives, s’accompagna d’une production fibro-kystique : Charcot diagnostiqua la coexistence d’un néoplasme, qui fut opéré avec succès '.
L’œdéme papillaire, qui a été signalé dans ces affections chroniques, est toujours éphémère, et la céphalée n’a pas l’intensité de celle des tumeurs cérébrales où elle s’accompagne de vomissements, de ralentissement du pouls, etc.
La sclérose en plaques, à priori, ne parait avoir de similitude symptomatique avec les tumeurs encéphaliques que par deux de ses caractères : les tremblements et les troubles visuels. — Elle peut, cependant, induire en erreur de bien des manières encore; car elle a des allures quelque peu protéiformes.
On peut observer, dans les néoplasmes, des mouvements choréiques , atliétosiques , et surtout des tremblements intentionnels, comme dans la sclérose en plaques. Mais ils ne sont pas aussi nettement rythmiques, progressivement croissants d intensité et d' amplitude, à mesure qu’on approche du but. Ils sont ataxiques, irréguliers, et consistent en un mélange de tremblement et d incoordination; de plus, ils ne cessent pas complètement par le repos.
1. Dana (Journ. o[ nerv. and mental desease, 1901, p. 67, et Rev. tmcrol.,l90'S, p. 222). — Mitchell Clarke (Brain, 1902, p. 318). — Marchand (Iconogr. isalpétrière, 1903, p. 100). — Brissaud et Broca (Congé, de Chir., 1891).
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL