‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 206 sur 338 · Déjerine et Viallet (Rev. neu.nl ., 1895, p · texte numérisé non relu

Déjerine et Viallet (Rev. neu.nl ., 1895, p

4. H. Rendu : Contusion cérébrale, symptômes insolites, simulant une névrose traumatique (Soc. Méd. des Hôp., année 1895). — Le blessé était tombé sur la tète, d’une hauteur de 0 m. 50 ; il n’y eut ni perte de connaissance, ni choc cérébral, mais une impotence subite du côté droit, qui se transforma les jours suivants en hémiplégie, suivie d’anesthésie. Intégrité absolue de la mémoire, de l’intelligence et de la parole. Il y avait une légère

DIAGNOSTIC

repos, les calmants et le traitement psychique, les troubles, toujours plus confus, moins profonds, de la névrose traumatique, disparaissent après quelque temps, sans laisser de traces.

Nous avons déjà indiqué les caractères différentiels, entre la céphalée des tumeurs et la migraine. Celle-ci est dimidiée, procède par accès, est plus superficielle, etc. Elle peut cependant être aussi un phénomène prodromique des tumeurs cérébrales. Une malade, que trépana Chipault pour un gliome sous-cortical de F2, avait, outre des crises d’épilepsie à auras variables, depuis six à sept ans, des migraines frontales, violentes, avec vomissements, revenant chaque semaine, durant une journée et se calmant, d'ordinaire, la nuit '.

Maladies générales.

Ce sont celles qui retentissent fortement sur les centres nerveux, qui donnent lieu à un drame clinique assez comparable à celui des néoplasmes encéphaliques, pour en imposer à l’observateur, mais il est souvent d’une durée limitée.

Au premier rang se placent les intoxications, en particulier l’URÉMIE.

Dans cette maladie, au moins s’il s’agit d’une forme accentuée, nous rencontrons une céphalée violente, rebelle, fixe, occupant le front ou l’occiput, parfois avec contracture de la nuque et opisthotonos; des vomissements incoercibles et répétés; un état de torpeur cérébral, parfois compliqué de délire et d’hallucinations, souvent profond, et, dans les derniers temps, stertoreux; des vertiges; des crises convulsives, simulant l'attaque hystérique, d’allures épileptiques ou éclamptiques ; des parésies ou des anesthésies fugaces, dans la face ou dans les membres, et des troubles visuels accentués, amblyopies, scotomes, diminution de l’acuité, progressive, allant parfois jusqu’à l’amaurose complète. Dans les cas graves, l’aspect clinique est tel qu’on est fortement saisi, et qu’on ne peut s’empêcher de penser à V existence possible d’une tumeur de la base ou du cervelet.

éraflure temporale droite. Les symptômes principaux occupaient le côté homonyme à la lésion du cuir chevelu. Ils paraissaient s'amender après une douzaine de jours, quand survint de la lourdeur de tète, une attaque d’épilepsie jacksonnienne à droite, et de l’embarras croissant de la parole. Routier trépana à gauche, et rencontra un gros foyer d’atlriction cérébrale (contusion par contre-coup).

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