I . Guldenarm, Cliipault, Chir. nerv., 1902, I, p
CRANIOTOMIE A LAMBEAU OU TEMPORAIRE
survécu plusieurs mois; l’un deux subit, pour une tumeur du pli courbe, trois opérations, et vécut six mois; chez un autre, un sarcome ditlus du poids de 120 grammes fut enlevé avec les doigts, et ce n est qu un an après qu’on dut intervenir pour une récidive.
Ce sont évidemment des opérations qu’on n’entreprend pas de propos délibéré; mais les extirpations partielles sont souvent un soulagement.
Toutefois, si on reconnaît que le néoplasme est par trop étendu, il vaut mieux s’abstenir.
C’est dans ces circonstances surtout qu’il importe de laisser le crâne ouvert , afin de maintenir les bons effets de la décompression , et de surveiller la récidive.
Ils sont au nombre de deux, méritant quelques remarques. : I’hémorragie, l’ou verture des ventricules.
L’hémorragie a sa source dans un vaisseau artériel, ou est en nappe, abondante surtout dans les tumeurs diffuses.
fout vaisseau qui donne doit être lié délicatement, surtout dans le cas où il s’agit des artères et des veines, qui rampent à la surface de la tumeur et de l’hémisphère. Les pinces sont trop lourdes et déchirent.
On a dit les vaisseaux trop friables, pour supporter les ligatures : c est exceptionnel.
f. Accidents de l’opération.
Irès souvent, cette hémostase par ligature se précédera les incisions, surtout si on a affaire à
tumeur vasculaire.
sera préventive ; elle 3 à un angiome, aune
Si on a blessé le sinus longitudinal, le
accident.
MÉTHODES ET PROCÉDÉS OPÉRATOIRES
Ces complications sont plus à craindre clans les cas septiques, dans les interventions pour abcès, suppurations.
L’hémorragie abondante et en nappe survient principalement après l’ablation des tumeurs profondes ou diffuses. On a conseillé de l’arrêter, par le tamponnement avec des solutions de cocaïne, d’antipyrine, d’adrénaline. Ces hémostatiques doivent être employés avec discrétion.
L’arrosage avec l’eau chaude à 45°, avec le sérum gélatiné au 1/10 peuvent être utilisés; mais il faut se défier des lavages abondants; ils diluent la pulpe cérébrale.
Le meilleur moyen hémostatique est le tamponnement et la compression : on termine l’opération, et on introduit, dans la cavité laissée par l’ablation de la tumeur, une mèche de gaze iodoformée, repliée sur elle-même, légèrement tassée , et la remplissant exactement; au-dessous-d'elle , on a eu soin de placer un drain assez souple, de manière à ce que, la gaze étant imprégnée , Y écoulement des liquides , ordinairement assez abondant à cause du liquide céphalo-rachidien, puisse se faire librement , et qu'il n'y ail pas de rétention.
Horsley recommande de ramener le lambeau par-dessus le tamponnement, et de le fixer par quelques points de suture; c’est un moyen de compression avantageux, à condition que le drainage soit bien assuré.
L’ouverture des ventricules est considérée par beaucoup d’opérateurs comme un accident redoutable, qu’il faut absolument éviter.
Chipault et Proca, dans leurs Traités de chirurgie des centres nerveux , insistent sur les dangers de l’ouverture des ventricules ; ils l’accusent de causer des morts rapides ou lentes, par l’écoulement trop abondant de liquide céphalo-rachidien, par Y hyperthermie et Yinfection. Il se développe, en même temps, des convulsions et des contractures généralisées. Ils citent des faits relatifs surtout à l'ouverture de kystes hydatiques (Verco, Parry, Davenport), de cavités porencéphaliques, au drainage ventriculaire thérapeutique.
Mais il existe d’autres faits contradictoires-, Poirier a pu extraire une balle de la corne d’Ammon, en traversant le ventricule latéral; Heidenhain a réséqué le lobe temporal, pour une tumeur maligne venant des plexus choroïdes; et leurs malades guérirent.
Estèves vit sa malade opérée d’un kyste hydatique du lobe frontal perdre, pendant douze jours, 860 grammes (chaque jour) de liquide céphalo-rachidien, et eut un succès complet.
Dans nos recherches, nous avons rencontré plusieurs cas,
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dans lesquels les tumeurs elles-mêmes provoquèrent un écoulement abondant de liquide céphalo-rachidien, pendant plusieurs mois, à travers des fissures ethmoïdales, sans que survinssent d'accidents graves (cas de YVollenberg, Mac Caskey, etc.).
J’ai donné mes soins à un jeune confrère, qui, à la suite d’une fracture de l’ethrnoïde, eut pendant longtemps « des écoulements intermittents de liquide céphalo-rachidien par le nez, et qui guérit ».
Ce n’est donc pas seulement l’abondance de l’écoulement, qui est en cause, mais surtout l’infection. 11 en est de même pour les cavités articulairés et péritonéales.
Toutefois, dans l’ablation des tumeurs cérébrales, il faut éviter , autant que possible, l'ouverture ventriculaire, parce que, par l'orifice créé, il pénètre du sang, des débris de la tumeur, des eaux de lavage, qui sont la cause des infections et morts rapides.
Si cet accident survenait, il faudrait aussitôt oblitérer l’ouverture par le tamponnement à la gaze iodoformée.
g. Règles propres a l’extirpation de certaines tumeurs