CHAPITRE PREMIER
Constitution du syndrome. — L’œdème papillaire et sa pathogénie. — Variations du syndrome; tumeurs latentes. — Sa valeur séméiologique. — Pathogénie du syndrome : Théorie de la compression et de l’hypertension intracrâniennes; la toxi-infection ; l’œdème cérébral et l’irri tation . — Conclusions.
Comme pour la plupart des maladies complexes des viscères importants, il existe, nous semble-t-il, dans les néoplasies cérébrales, — un syndrome, — c’est-à-dire un groupement fréquent de signes cliniques qui aide à les reconnaître, et qui en constitue, en quelque sorte, la physionomie habituelle.
Ce syndrome semble d’ailleurs avoir une raison pathogénique spéciale. — La céphalée, les vomissements, les vertiges, les convulsions, l'affaiblissement ou la torpeur intellectuelle, les lésions papillaires, et certains troubles du pouls et de la respiration en sont les éléments constitutifs les plus communément admis.
Ce n’est pas que leur présence soit absolument constante. Souvent, au contraire, plusieurs font défaut, ou sont modifiés, atténués. Malgré cela, les traits principaux du schéma clinique restent assez accentués pour qu’on ne s’y trompe pas. Le clinicien, qui les rencontre chez un malade, pense aussitôt à l’existence d’une tumeur cérébrale : il ne lui reste qu’à vérifier s’ils ne peuvent être simulés par une autre affection de l’encéphale.
Il est d’ailleurs une autre raison, qui nous incite à faire une étude toute particulière de ce syndrome', c’est que, pour la plupart des neuropathologistes, il est engendré par une cause unique, la compression cérébrale. Nous verrons ce qu’il en faut penser.
Nous allons examiner successivement : sa constitution, les modifications qu’elle peut présenter, sa valeur séméiologique, sa signification pathologique et sa pathogénie.
SÏNDROME DES TUMEURS ENCÉPHALIQUES