‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 39 sur 338 · Raymond ( Cliniques , V · texte numérisé non relu

Raymond ( Cliniques , V

9 Anderson, On sensortj epilepsy. A case of basal cérébral lurnor a/fecting theleft temporo-sphenoidal lobe, and giving rise to a paroxysmal laote sensation and dreamy siale (Brain. 1887, p. 383). - Jackson et Beevor. Case of tumor of the right lemporo-sphenoidal lobe, bearing on the localisation of l/ic sense of the smell , and on the interprétation of a par tient ar varie ty of epilepsy (Brain 1881. p. 341). — Sander, Epileptische anfalle mil subjectiven geruchs empfindungen, bei zeistorung des liiiken tractus olfactorius, durcit einem

tumor (Arch. f. Psych., Bd. IV, p. 234).

3. Voir chap. iv, Tumeurs de la région rolandique, et enap. v.

TROUBLES MOTEURS

2° Paralysies. — Contractures. — Atrophies. Lésions médullaires.

Paralysies.

Les neuropathologistes, avec juste raison, considèrent les paralysies comme un des symptômes les plus localisateurs , et les plus iidèles, surtout si elles sont partielles et durables. Mais encore

Fig.

10. La zone motrice de l’homme d'après les recherches des chirurgiens américains et anglais (ICeen, Mills, Nancrède, Horsley), etc. (Déjerine).

existe-t-il des difficultés d’interprétation, et des particularités utiles a connaître.

Celles qui succèdent aux crises convulsives, et sont post-paroxystiques, souvent transitoires, mal définies, n'ont qu'une valeur tocahsalnce restreinte.

Celles qui sont primitives et s'installent i'emUéc, permettent une précision plus grande, pour le diagnostic. — Les néoplasmes qui les produisent occupent tantôt la Surlace, tantôt la profondeur de la substance nerveuse, dans la zone motrice, ou sur les troc, „s nerveux ,„i en émergent. - Ils peuvent agir aussi par action compressive lorsqu'ils sont situés dans le voisinons \ t quelquefois même 4 distance, quand, très volumineux, ils exercent une action d ensemble sur tout l'encéphale (déformation et

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compression de tout un hémisphère, par une tumeur de la base).

Suivant le siège des tumeurs , il y a lieu de distinguer : des paralysies corticales , sous-corticales , capsulaires , pédonculaires, protubérantielles, et bulbaires.

a) Les tumeurs corticales produisent des monoplégies pures ou associées du bras, de la jambe, de la face, et de la langue, dont nous parlerons à propos des néoplasmes rolandiens, et des hémiplégies, rarement complètes. — La monoplégie la plus fréquente adopte le type brachio- faciale. — L'hémiplégie corticale, rare dans les néoplasmes, s’accompagne souvent d'aphasie motrice.

Les caractères propres de ces paralysies corticales sont d’être

Fig. 20. — Tumeur cérébrale comprimant la zone rolandique gauche (R.. Cestan).

précédées, ordinairement, d'attaques d’épilepsie Bravais- Jacksonnmines, et parfois d'aphasies ; d’être progressives et lentes; de s’accentuer, après les diverses périodes d’accès paroxystiques; d’être moins profondes, moins accusées, 7noins complètes que celles qui accompagnent les lésions destructives (hémorragies, ramollissements, embolies par athérome, etc.); et enfin, d'être souvent accompagnées de quelques-unes des manifestations du syndrome (céphalée, œdème papillaire, etc.). — Il est rare, par exemple, que la paralysie du membre supérieur soit telle, que tous ses mouvements soient suspendus; quelques-uns s’exécutent partiellement, et sans force ; pour le membre inférieur, la marche est rarement tout à fait impossible . — Ce sont souvent des parésies, ou des hémiparésies .

Des exceptions existent cependant, et, dans quelques cas, on peut avoir sous les yeux le tableau d’une vraie hémiplégie cérébrale ordinaire. C’est ainsi que Cestan (fig. 20), chez une femme de cinquante-huit ans, de la Salpêtrière, observa une hémiplégie droite permanente, avec aphasie, bras en demi-flexion par contracture, impossibilité de se tenir debout, de marcher : elle avait été pioduite par une tumeur fibreuse du volume d’une mandarine 170 grammes), comprimant la zone rolandique : il y avait intégrité absolue des cellules corticales et de la voie pyramidale; les

TROUBLES MOTEURS

réflexes, cependant, étaient exagérés '.-Un cas singulier est celui de Zenner, où une hémiplégie gauche fut produite par un gliosarcome de la zone motrice gauche, c’est-à-dire était située du côté de la lésion : il y avait absence cle décussation des pyramides 1 2 3.

b) Les tumeurs sous-corticales , qui intéressent les expansions motrices, frontales, ou pariétales (fig. 21), venant des centres corticaux (Pitres), s’accompagnent de paralysies localisées , comme les précédentes; mais elles s’établissent ordinairement plus silencieusement, progressivement 3 (et non d’emblée) : elles se sont, cependant, dans un certain nombre de cas, accompagnées de crises d’épilepsie partielle (fails déjà cités de Packer, Bouveret et Eparvier, Millian, Touche, Chipault, etc.).

c) Les paralysies capsulaires des néoplasmes sont des hémiplégies ou des hémiparésies, souvent accompagnées d' hémianesthésie, par lésions du faisceau pyramidal moteur et du faisceau sensitif, dans le segment postérieur de la capsule interne (fig. 21). — La tumeur peut encore intéresser, séparément ou en même temps, le faisceau géniculé , et produire la dysarthrie, ou même uns paralysie pseudo-bulbaire. — h’ absence d'aphasie vraie et d’épilepsie Bravais- Jacksonniemie peut aider à distinguer ces paralysies des hémiplégies corticales ; le développement progressif et l’absence d’ictus les séparent des hémiplégies par hémorragie ou ramollissement, ainsi que l'existence des phénomènes du syndrome.

Il importe, cependant, de signaler qu’un certain nombre de tumeurs cérébrales, les gliomes surtout, plus ou moins silencieux d’abord, se révèlent par des ictus apoplectiques et paralytiques . Il en était ainsi, en particulier, pour deux gliomes occupant la substance blanche des lobes frontaux, observés par Bouveret. Dans ces cas, l’évolution se fait par des attaques successives et de gravité croissante, fait plus rarement observé dans les cas d’hémorragie ou de ramollissement 4.

1. Cestan, Tumeur cérébrale, comprimant la zone rolandique gauche; hémiplégie permanente, accès d’épilepsie partielle, intégrité du faisceau pyramidal (Soc. Anal., 1899, p> 188, fig. 20).

2. Zenner ( Neurol . Centrait/., 1898, p. 402, et lieu. Neurol., 1898, p. 281).

3. Cas intéressant et récent de Gombault et Halbron. Hémiplégie droite progressive. Début par une monoplégie brachiale. Dépression intellectuelle. Attaque apoplectiforme. Vaste gliome sous-rolandique , envahissement du trigone et du corps calleux (Rev. neurol., 1903, p. 741).

4. Bouveret, Ictus apoplectiques et paralytiques dans les tumeurs cérébrales ( Montpellier médical, 1896).

DU Fl ET.

SÉMÉIOLOGIE GÉNÉRALE

d ) Les paralysies pédonculaires , prolubéranlielles , bulbaires (fig. 21), causées par les néoplasmes, prennent la physionomie d' hémiplégies plus ou moins complètes, accompagnées ou non d’Iiémianeslhésies (selon que le ruban de Reil, faisceau sensitif, est plus ou moins intéressé); elles se caractérisent par les diverses formes de paralysies alternes, constituant des syndromes particuliers,

connus sous les noms de syndrome de Weber, de Millard-Gnbler, de Foville, etc., et variant, ceti.pyr. selon que les nerfs de la IIIe, de la VIe, de la VIIe, et de la XIIe paire sont intéressés, et du côté de la lésion, tandis que l'hémiplégie est croisée. — Massary et Cestan ont, cependant, rapporté des cas d’hémiplégie progressive d’origine protubérantielle, sans que les nerfs de la protubérance soient intéressés, et par conséquent, sans paralysie alterne : il s’agissait d’un anévrysme sacciforme de la basilaire, comprimant uniquement le tractus moteur qui traverse le Pont, pour se rendre à la pyramide — Il

Fig. 21. - Champ moteur avec ses deux ordres de fibres ^ ^ anaJ0

principales (Morat Dctoyon).

gués, dans les cas de tumeurs communes du pédoncule, ou de la partie supérieure de la protubérance; mais ils sont plutôt rares.

e) Ce n’est pas uniquement parce que les tumeurs occupent les centres et les voies motrices de l’encéphale, les détruisent, ou les compriment, que surviennent des troubles paralytiques. Ceux-c i sont parfois le fait de lésions concomitantes , qu’il laut signaler pour éviter les erreurs de localisation .

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