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Marchand et Leuridan {Huit. Soc. Anal., 1002, p. G

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glycosurie est constante; et Schlesinger a apporté la confirmation clinique du fait, en notant la glycosurie chez les acromégaliques, et dans les tumeurs de la pituitaire sans acromégalie *.

L’observation de Marinesco, rapportée par Franck à l’Académie de médecine, montre qu’une lésion du plancher du 1 V° ventricule (glio-sarcome), atteignant les centres de la sécrétion urinaire, a produit d’abord une polyurie insipide; et, quand elle a gagné les centres qui président à la fonction du sucre, elle a transformé le diabète insipide en diabète sucré -.

Frankel a noté, dans deux cas de tumeurs cérébrales, la chute partielle , et un changement de teinte des cheveux , du côté du néoplasme. On sait, d’ailleurs, que les cheveux grisonnent partiellement, dans certains cas de tuberculomes et de syphilomes cérébraux 1 2 3.

Percussion.

Les auteurs anglais et allemands attribuent une assez grande valeur à la percussion des os du crune , pour le diagnostic des tumeurs cérébrales.

Bruns indique qu’elle peut fournir deux ordres de renseignements utiles : l’un relatif à la sensibilité des os du crâne; l’autre, dépendant de la transformation du son normal en un son pathologique.

La percussion doit être faite, méthodiquement, avec le médius , places par places, et être directe ou indirecte, d’abord doucement, puis en augmentant progressivement.

La percussion avec le marteau est plus douloureuse, et produit des bruits surajoutés : elle peut servir, cependant, à mieux marquer les sons pathologiques.

Dans beaucoup de cas, la douleur perçue par le malade donne des renseignements utiles; et même, quand il sera en état de stupeur, la contraction des traits du visage est significative.

Lorsque la sensibilité est étendue à toute la voûte , elle indique seulement l 'hypertension intra-crânienne.

Si elle est limitée , et concorde avec les autres signes observés, elle montre que la tumeur a irrité les enveloppes, au'voisinage du point où elle se trouve. — Si elle est très précise, elle peut

1. Caselli, Hypophyse et glycosurie ( Rivista ili freniatria, 1900, p. 120, et Rev. neurol., 1900, p. 905).

2. Franck et Marinesco, Un cas de diabète insipide (Acad, de mêd., 1900), — et voir Ozenne, Syphilomc célébrai. Accès de glycosurie (Gaz. des llôp., 1894, p. 63, et Rev. neurol ., 1894, p. 09).

3. Franckel (Allg. f. Psych., 1890, et Rev. neurol., 1896, p. 459).

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réoêler le foyer pathologique-, et, dans un cas d’Hitzig-Bramann, elle s’accompagna d’un oedème localisé

La sensibilité des os du crâne peut encore être explorée par un mitre procédé que celui de la percussion, et cela à divers points de vue : c’est à l’aide des vibrations du diapason, selon la méthode de Egger-Déjerine : dans un cas de tumeur à siège bulbo-prolubérentiel , comprimant le trijumeau à gauche, et le ruban de Reil,

Fig 53. — Hémianeslhésie des os do crine par l'exploration au diapason, selon la méthode d’Egger-Déjcrine. — Tumeur comprimant le nerf trijumeau, à gauche.

et ayant produit une hémianesthésie faciale, ces auteurs constatèrent une hémanasthésie absolue des os du crâne (voir fig. 53) s.

Quelquefois, dit Bruns, la douleur se révèle mieux à la pression qu’à la percussion : il en est ainsi, en particulier, lorsque, dans les tumeurs de la fosse cérébrale moyenne, on explore la voûte du pharynx. ■ — La douleur à la pression peut aussi exister dans les cas de tumeurs sous-corticales.

Ce sont les auteurs anglais, en particulier Mac Ewen, qui, les premiers, ont appelé l’attention sur l’importance des changements de tonalité des os du crâne à la percussion, et qui ont parlé «Ju son lympanique et du bruit de pot fêlé. — D’après Bruns, les bruits pathologiques sont remarquables, surtout chez

1. Bcclitercw a indiqué récemment la sensibilité exagérée de l’apophyse zygomatique à la percussion, dans les affections basilaires du cerveau (Rev. neurol., 1903, p. T 00).

2. Egger, De la sensibilité du squelette, explorée par le diapason (Trav. du lab. de Déjerine, Rev. neurol., 1902, p. 549). — Dans les cas où la sensibilité osseuse est conservée, le malade a la sensation de trépidation de son os exploré, par l’application du diapason vibrant à sa surface.

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les enfants, à partir de l’âge de trois ans, lorsque les fontanelles sont fermées (de quatre à douze ans).

On observe souvent un bruit plus sonore, d'une tonalité plus élevée, et quelquefois même le bruit de pot fêlé, qui tient, soit à un amincissement des os du crâne, soit à l’écartement et à la disjonction des sutures , par l’hypertension cérébrale. Dans l’appréciation des résultats, il faut tenir compte de l’état d’ouverture et de fermeture des cavités buccale et nasale : le mieux est de donner à la bouche le degré d’ouverture nécessaire, pour prononcer la voyelle ou.

En général, le son lynipanique indique l’amincissement, l’ostéoporose des os du crâne. Il peut être général ou localisé-, et, dans ce dernier cas, il a une certaine valeur, puisque Bruns a pu ainsi fixer le siège précis d'une tumeur du lobe frontal, fait vérifié à l’opération.

En tout cas, il faut retenir surtout que le tympanisme se produit si l’os est aminci, s’il a subi une modification atrophique : car alors, les vibrations sont plus fortes que quand le crâne est épais; ou, d’après le professeur de physique Kohlkrauscb, parce qu’au niveau de la dépression les vibrations générales du crâne sont interrompues et changent de nature; c'est plutôt un signe d'altération de. l'os, qu'un signe de localisation des tumeurs.

Dans une intéressante communication à l’Académie de médecine, en 1899, MM. Gilles de la Tourette et Cbipault ont appelé l’attention sur les résultats de la percussion du crâne, sur les variations de tonalité qu’elle présente selon l’âge, le sexe, les régions du crâne, les divers sujets, et les états pathologiques. Plus l’épaisseur est grande, plus le son est mal; cette diminution de sonorité est parfois localisée-, elle renseigne exactement le chirurgien sur les difficultés qu’il éprouvera à traverser les os, dans les trépanations et les craniectomies, — Parmi les faits relatés, signalons les suivants. Dans un cas, avant une trépanation décompressive pour néoplasme supposé, tonalité très claire; à ce niveau, on constate 3 mm. d’épaisseur, au lieu de 5 mm. à l’état normal. — Sur un crâne de petit volume, matité générale exceptionnelle, trépanation pour épilepsie essentielle dirnidiée : paroi très épaisse de 9 mm. au lieu de 5 mm., tissu dur, sans diploë ; — dans un troisième cas, matité localisée sur la région pariétale gauche, dans une étendue de 5 à 6 cent.; 1 intervention fut très laborieuse, car il fallut traverser une épaisseur de 25 mm. : il s’agissait d’une véritable hyperostose localisée. — Ces faits probants montrenL 1rs services que peut rendre la percussion méthodique.

Mais, relativement aux résultats de la percussion, dans les cas

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d’augmentation de la densité des parties intracrâniennes (tumeurs superficielles, épanchements sanguins), les auteurs déclarent qu’ils n’ont, jusqu’à présent, constaté qu’une influence légère sur la tonalité des os du crâne à la percussion, et que des recherches ultérieures sont nécessaires. Ils ont aussi obtenu le bruit de pot fêlé dans une fracture avec écartement; et un son plus clair sur les crânes ouverts par une trépanation ou une craniectomie ‘.

Auscultation.

Il semblerait que les seules tumeurs susceptibles de donner des bruits anormaux à l’auscultation soient les anévrismes des artères de la base. Il n’en est rien, et on peut entendre des souffles et des bruits pathologiques dans des tumeurs très vasculaires , ou même dans des tumeurs sans vaisseaux, qui compriment les artères de la base. Il en était ainsi, en particulier, dans un cas cité par Bruns, où le bruit d’abord constaté par Oppenheim fut longtemps après perçu par lui ; il disparut dans les deux dernières années de l’existence du malade : il s’agissait d’un glio-sarcome du chiasma (représenté dans la fig. 8, p. 47 de l’ouvrage de Bruns, et dans la fig. 23, p. 219 de celui d’Oppenheim), qui comprimait l’artère communicante postérieure.

L’intensité des bruits perçus varie considérablement : tantôt on les entend à distance, tantôt il faut les rechercher soigneusement; mais, dit Bruns, dès qu’on connaît leur rythme, on les retrouve facilement. — Le bruit est continu, ou intermittent; il est parfois entendu par le malade, qui, dans certains cas, en est obsédé.

Remarquons que ces bruits pathologiques sont tantôt répandus à la surface du crâne, tantôt parfaitement localisés; tantôt en avant dans le territoire de la carotide, tantôt en arrière dans celui de la vertébrale : souvent la compression de la carotide en modifie la tonalité. Oppenheim indique que, chez les anémiques, souvent le souffle carotidien se prolonge à l’intérieur du crâne, cause d’erreur dont il faut tenir compte.

Méthode graphique. — Exploration électrique du cortex.

Mouraview applique un tambour de Marey sur une tumeur de la région occipito-cervicale, et enregistre, en même temps, par la méthode graphique, les battements de la tumeur, du pouls, et de la respiration : leur concordance lui assure qu’il y avait pénélra-

1. Gilles de la Tourelle el Chipaull, De la percussion méthodique du crâne : contribution au diagnostic crânio-encéphalique (Trav. Neurol., Chipaull, IV" annee, p. 206, 1899).

DUHET.

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tion, et que les symptômes observés étaient bien le résultat d’un prolongement intracérébral1.

Dans une étude très documentée, Lucien Lamarcq 2 relève les faits d’exploration électrique du cortex chez l’homme; et il cite plusieurs cas où on se trouvait en présence de tumeurs encéphaliques. Les mouvements obtenus sont caractéristiques, toujours coordonnés, et ne peuvent être produits autrement. — La méthode, si l’on se sert de courants très faibles et d'aiguilles fines et stérilisées, révèle la topographie des centres, leur état d'intégrité, et n’offre pas de danger. — Elle nous semble utilisable, lorsqu’après la trépanation, en l’absence de lésions superficielles, on soupçonne l'existence d’un néoplasme occupant le centre ovale; souvent, dans ce cas, la réaction attendue ne se produit pas , parce que les conducteurs du centre excité sont interceptés par ta tumeur. — En un mot, l’exploration électrique permet de vérifier l'intégrité des centres psycho-moteurs cl de leurs conducteurs; elle fixe la topographie de la région explorée. — Fréquemment, les chirurgiens anglais 'et américains ont recours avec succès aux renseignements fournis par cette méthode de recherches.

Ponction lombaire. — Cytodiagnostic.

Les résultats, obtenus dans d’autres affections cérébro-spinales, ont donné l’espoir que l’examen du liquide céphalo-rachidien, recueilli par la ponction lombaire, pourrait fournir des éléments1 utiles au diagnostic des néoplasmes de l'encéphale. L’analyse chimique, cryoscopique, et surtout cytologique, peut-être même le chromo diagnostique, semblaient devoir être utilisés d’autant plus aisément, qu’il y a hypertension et abondance du liquide céphalorachidien.

Or, les recherches de A. Sicard, portant sur 9 cas de tumeurs cérébrales, dont 3 gliomes avec autopsie, lui ont donné des résultats négatifs3. Il en a été de même d’ailleurs, dans 3 cas de tumeurs de la moelle.

1. Mouraview (Soc. de Neurol, de Saint-Pétersbourg, et Rev. neurol., 1S9S, p. 400).

•2. Lucien Lamarcq, Les centres moteurs corticaux du cerveau humain, déterminés d’après les effets de l’excitation faradique des hémisphères cérébraux de l’homme ( Arch . cliniques de Bordeaux , 1897, p. 491 et SOS).

3. A. Sicard, Le liquide céphalo-rachidien, Encyclopédie Lèauté, 1902.

Babinski et Nageotle ne trouvent pas d’éléments cellulaires dans le liquide de 7 cas de tumeurs cérébrales (Soc. méd. des Hôp., année 1902). Dans un cas douteux, Laignel. trouve une proportion légèrement exagérée de ces éléments 1,5 par cent, cube, le chiffre normal ôtant de 0,05 (Soc. des Hôp., 1901). — Achard et Loubry signalent quelques lymphocytes et le point cryoscopique à 0,5S (Soc. des Hôp., 1901). — Lereboullet rencontre quelques lymphocytes (Soc. de pédiatrie, 1901).

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Il est cependant des circonstances où l’examen cytologique du liquide céphalo-rachidien est avantageux :

1° Dans les cas de complications méningées, non rares dans les néoplasmes : la présence de poli/ nucléaires dans les formes aiguës, celles de mononucléaires , de lymphocytes, dans les formes peu accusées, renseigneront sur l’importance de l’épiphénomène h Parfois, le liquide aura perdu de sa transparence, présentera un aspect floconneux, opalescent, jaunâtre, hémorragique, jaune verdâtre (chromo-diagnostic de Sicard)2. Wolf, dans sa thèse, rapporte un cas de sarcome du nerf auditif avec généralisation intracrânienne, qui donna lieu à quelques phénomènes méningés, (raideur de la nuque, signe de Kernig, rétraction de l’abdomen, raie méningitique, etc. ) . On trouva, dans le liquide, par centrifugation, quelques rares éléments, figurés par des lymphocytes et des mononucléaires, signes d’irritation méningée subaiguë manifeste 3.

2° La méningite tuberculeuse, qui accompagne ou complique les tuberculomes cérébraux, s’accusera par laprésence, presque exclusive, des lymphocytes, tandis que dans les méningites cérébro-spinales aiguës , on trouve plutôt des polynucléaires.

Dans ces cas, Y inoculation aux animaux rendra d’utiles services. D’autre part, Rocher et Dupont, dans deux cas, ont essayé l’inoculation de tuberculine , pour juger, par les phénomènes réactionnels, de la nature tuberculeuse ou syphilitique de néoplasmes dont les symptômes cliniques avaient révélé l’existence*.

Dans ces examens cytologiques du liquide céphalo-rachidien existent parfois des causes d’erreurs : car Loubry a cité l’histoire d’un homme trouvé sans connaissance dans la rue; la ponction lombaire donna un dépôt léger dans le liquide, et des leucocytes assez abondants, sans être confluents. On pensa à des accidents méningés : l'autopsie révéla une tumeur du lobe droit du cervelet, très ramollie :i.

3“ Dans un cas d 'hémiplégie syphilitique, avec céphalées vives, Widal a constaté une lymphocytose abondante, et Balzer fait remarquer qu’il y a souvent méningite syphilitique dans les syphilomes cérébraux0.

1. Voir les cas de Simon (Soc. anal., 1902, p. 379), et celui d’Okynzic (Soc. anal., 1902, p. 894).

2. Sicard, Chromo-diagnostic du liquide céphalo-rachidien (Presse mal

3. Wolf, Des éléments de diagnostic tirés de la Paris, 1901, p. 76).

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