‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 85 sur 338 · AldhibeH, Rev. de Chir., 1893, p · texte numérisé non relu

AldhibeH, Rev. de Chir., 1893, p

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Ordinairement, c’est après un nombre de crises plus ou moins grand que la paralysie s’établit peu à peu (cas de Dana et Conway convulsions unilatérales, commençant par le bras; deux ans après, parésie du deltoïde , des extenseurs et fléchisseurs de l’ avant-bras ; la pronation et la supination sont presque impossibles; sarcome de la partie moyenne et inférieure des circonvolutions rolandiques).

Mais on peut voir la paralysie survenir d' emblée] ainsi, dans un cas de Graser, l’annulaire et l’auriculaire de la main droite se paralysent ; plus tard, c’est le tour du médius, et bientôt tout le membre supérieur est atteint : incision d’un kyste de la région, et retour des mouvements de la main.

Quelquefois la contracture est précoce et primitive : Soelan, pour un petit sarcome d’un centimètre de diamètre, au niveau de la pariétale ascendante, vit des contractures de la main et des doigts du côté gauche, accompagnées de sensations de tremblement dans le bras et la jambe, du même côté.

Un fort appoint , pour le diagnostic, est apporté par les troubles de la sensibilité, lorsqu’ils coexistent topographiquement avec les troubles moteurs. Le fait est assez fréquent.

Raymond observe des crises sensilivo-molrices intenses, pour un angiome de la pie-mère du volume d’une orange, opéré par Chipault, et des crises de douleurs violentes dans le bras, pour un tuberculome étalé de la région; dans les cas de Postempski, de Coyon et Cestan, il y eut une monoplégie motrice et sensitive du bras superposées l.

Dans le fait de Carter Gray (sarcome gros comme une noisette, sous-cortical, dans le tiers moyen de Pa), il n’y a pas d’accidents convulsifs; mais la sensibilité tactile et à la douleur sont légèrement diminuées dans le bras, et le sens musculaire est presque totalement aboli. — Heidenhain opère avec succès un sarcome kystique occupant le centre moteur du bras, à droite, qui avait donné lieu à des paresthésies, anesthésies de la main gauche, puis à la paralysie et à la perte du sens musculaire (voir plus loin, p. 238, troubles de la sensibilité, tableau, etc.).

A la main et au membre supérieur, organes délicats de la préhension, il importe d'étudier, plus en détail, les troubles si variés de la

\. Dana el Conway, in Chipault, Trav. neurol., 1, p. 115; Graser, Rev. neurol., 1895, p. 35S; Sœlan, Arch. de Neurol., 1886, p. 233; Postempski, Rev. de Chir., 1892, p. 887 ; Coyon et Cestan, Soc. anat., 1899, p. 260.

sensibilité, car on se procure ainsi d’importants renseignements.

Shaw et Bush enlevèrent un sarcome subcortical d’un pouce de diamètre, qui s'étendait sous la pariétale ascendante et le pied de F1, chez un malade qui avait perdu la sensibilité dans le cou, le bras et la jambe gauches, avec absence des notions de position de son membre (astéréognose) ; il existait des attaques convulsives.

Sciammana et Postempski, outre des convulsions du bras, signalent des hallucinations, des paresthésies, et de la difficulté à accomplir les mouvements délicats des doigts, puis des hypoesthésies tactiles, thermiques, et douloureuses.

De même Van Eiselberg constate la diminution des sensations tactiles et la perte du sens stéréognosliques et de la notion de position des membres 1 (voir Steréognosie, p. 140).

Une dernière considération importante ': les centres des membres supérieurs occupent la partie moyenne de la zone motrice (voir fig. 104); et, en raison des fonctions si nombreuses et si importantes du bras, leur aire est fort étendue-, il faut, ainsi que Raymond l’a indiqué, leur attribuer au moins les 2/4 moyens de la zone motrice. Comme ils correspondent en haut, en bas, en avant et en arrière, à des départements différents, les troubles fonctionnels du bras, dans les néoplasmes qui les occupent, restent rarement isolés. Il s’y ajoute des troubles transitoires ou

permanents, du côté du membre inférieur, de la face, etc.

Nous reviendrons sur ce point, à propos des tumeurs, qui occupent plusieurs départements de la zone motrice.

F-. Tumeurs de la région rolandique inférieure

(face, LANGUE, MACHOIRES, ETC.), — ET DE F3.

Quelques notions préliminaires sur la topographie anatomique et la distribution des centres de la région sont indispensables voir fig. 106).

Le quart inférieur de la scissure de Rolando sert de ligne de repère et d 'axe central.. En avant, nous voyons la partie inférieure de FJ; et, en arrière, la partie inférieure de P". Au-dessous de la scissure, un pli de passage réunit ces deux circonvolutions. Sur

m, Ln Sh?/. io'n' *eBNeuroL’ «03, P- 139; Heidenhain, Rev. de C/dr., 1J0I , p. 598, Shaw et Bush, Hev. neurol., 1895, p. 2b; Sciammana et Postempski

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la circonvolution antérieure se branche le pied de F3 ; sur la postérieure, le pied de P2.

Le bord inférieur de ces circonvolutions limite, en haut, la scissure de Sylvius, ou elles constituent ce qu’on a appelé l 'opercule d'Arnold. D’après Brissaud, auquel nous empruntons ces détails1, ce dernier peut être divisé en trois parties distinctes, auxquelles il donne les noms d 'opercules frontal , rolandique , et pariétal.

Le centre facial supérieur occupe la partie inférieure de F- et

po de chaque côté du sillon R. Le centre facial inférieur est audessous de lui. Le centre des mouvements de la langue correspond au pied de F3, et ne peut être isolé, à gauche , de la localisation de F aphasie motrice-, celui de la bouche, est au-dessus des opercules frontal et rolandique. La localisation des muscles du larynx correspond à l’opercule frontal, celle des masticateurs a 1 opercule rolandique, et celle des peauciers du cou, a l’opercule pane a .

D’après nos recherches, il y a lieu de faire deux groupes des tumeurs de la région : les unes intéressent les centres de la face,

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