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du tissu de la consistance des ganglions lymphatiques. A la coupe, on voit une série de cavités vides de leur contenu; au raclage, on obtient un liquide jaunâtre renfermant des globules sanguins, des cellules cubiques et prismatiques. La tumeur a une enveloppe fibreuse presque partout; en certains points, on a une coque osseuse envoyant des prolongements à l’intérieur de la tumeur.
Examen microscopique. — L'examen des coupes, colorées au picrocarminate d'ammoniaque et conservées dans la glycérine, montre que la tumeur est constituée par un stroma conjonctif formant des mailles circulaires ou allongées, comblées par des cellules pressées les unes contre les autres. Le stroma est formé par des fibres du tissu conjonctif entre lesquelles se trouvent des cellules du tissu conjonctif. En aucun point de ce stroma on n’a de prolifération active; en aucun point on n'a de cellules embryonnaires. Dans ce tissu conjonctif, des vaisseaux. Ces mailles du stroma conjonctif ne sont pas remplies par un réticulum, ainsi que le prouve l’examen de certaines coupes traitées par la méthode du pinceau après l’action de l'alcool au tiers, Ces mailles doivent donc être considérées comme des sections de cavités tubulées, et non pas comme un réticulum fait de fibres de différentes grosseurs. Les cellules qui remplissent les cavités ainsi formées sont cubiques ou prismatiques, elles se ressemblent toutes, et sont serrées les unes contre les autres. Elles ont un protoplasma granuleux, renferment un noyau arrondi ou ovalaire. Un grand nombre de cavités tubulaires sont remplies par ces cellules. Dans d’autres, la lumière du tube est comblée par des cellules, au milieu desquelles, se trouve une petite masse de substance, d'aspect colloïde, colorée en jaune. D’autres, très nombreuses, sont remplies par du sang ; dans ces dernièresles cellules sont aplaties et forment une couche unique tapissant les parois de la cavité. Sur quelques coupes, on peut voir un vaisseau communiquant avec une de ces cavités.
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Observation XVIII — Féréol {Gazette des Hépilaux, P- 193, 1870).
TÜMEUR DE LA CLAVICULE. — Mort. — Pas d'opération. Cancer du testicule droit.
X..., soixante-dix-huit ans, entre pour des douleurs vives dans le bras droit. La main de ce côté est froide, cyanosée ; les douleurs suivent le trajet de l'artère humérale, qui semble dure au toucher. On constate au niveau de l’articulation sterno-claviculaire droite une tumeur du volume d'une petite orange, de consistance ferme, élastique, douloureuse à la pression, sans adhérence à la peau. Des ganglions dans le creux sus-claviculaire. On a des douleurs intenses dans toute l'épaule, qui rendent impossible l’usage du membre. Sujet maigre, petit, peau sèche, teint terreux, cachectique. Dans les bourses, un seul testicule, du volume d’un œuf de poule; l’autre testicule est dans le canal inguinal droit.
Puis les douleurs augmentent dans le bras droit. L'artère humérale se transforme en un cordon dur, plein. La radiale, la cubitale cessent de battre. Les forces du malade diminuent, l'oppression s accentue et le malade succombe sans délire. Pas d'antécédents vénériens.
Autopsie. — On trouve un cancer de la clavicule; l'artère humérale est obstruée par un caillot. La sous-clavière qui était comprimée par la tumeur ne présente aucune altération. Rien dans les autres organes. On avait une tumeur du testicule droit, à forme kystique, sans spermatozoïdes, n1 échinocoques. C'est plusieurs fois déjà, que l’on trouve de ces néoplasies du testicule sans mélange de cartilage ou d'autre matière, et où les malades moururent de généralisation cancéreuse. C'était dans le poumon, dans un cas cité par Curling.
B. — Tumeurs thyroïdiennes {métastatiques.)
Observation XIV. — Jaboulay (Gazelte des Hôpitaux, 1909).
TUMEUR DE LA CLAVICULE DE STRUCTURE TYROÏDIENNE. — Ablation-Gucrison.
J. C., cinquante-cinq ans, cultivateur, entre le 8 avril 1907, dans le service de M. le professeur Jaboulay, pour une tumeur thyroïdienne et une sus-claviculaire.
Père mort à quatre-vingt-deux ans, d’affection indéterminée. Mère décédée à quarante ans de cause inconnue, elle portait un petit goitre. Pas d’antécédents personnels. Début de l'affection en 1905, époque à laquelle le malade s'aperçut de l'apparition d’une petite tumeur à la partie antérieure du cou sur la ligne médiane. Cette tumeur reste longtemps indolore, puis subit un brusque accroissement, alors qu'apparaissent des phénomènes douloureux.
Un an avant son entrée à l'hôpital, le malade avait ressenti à l’occasion d'un effort, une douleur brusque au niveau de la clavicule droite. Le malade en garde seulement une certaine gène, Au bout d'un mois, la gêne augmente et une petite tumeur apparaît à la partie interne de la clavicule. Un médecin consulté à ce moment fait le diagnostic de cal exubérant pour fracture produite au moment de l'effort. L'état resta tel, quand depuis six mois, on eut un rapide accroissement de la tumeur thyroïdienne et de la tumeur claviculaire, laquelle envahit l'articulation sterno-claviculaire. Depuis un mois, douleurs lancinantes, s’irradiant dans le cou etle bras, à l’occasion des mouvements. Pas de dyspnée, pas de dysphagie, pas de trouble de la voix.
A l'examen, on constate trois tuméfactions de volume à peu près égal, chacune ayant la grosseur d'une mandarine. L'une, au niveau de l'isthme thyroïdien, est ferme, renittente, lisse. La deuxième est au-dessus à droite, séparée de la première par un sillon, bien qu'il soit facile