GROUPE ATAVIQUE. — TYPE ALLANTOIDIEN
offrent un aspect remarquable ; elles sont plus claires, nettement
FiG. 9. — Terrucosites du bas-fnnd de la vessie, prolifCTation do l'epithc^lium qui prend le type allantoïdicn.
a, cellules épithéliales superQcielles, cylindriques, munies d'un plateau cuticulatre; &, tissu conjonctif
c, bourgeon épithélial profond présentant les mômes transformations que l'épitliélium de revêtement.
FiG. 10. — Villosité d'une t njonctif ; &, épîtlaél-
■ pe'diculée du type allantoïdieu.
dont les cellules superflcielles, cylindriques, cuticulaire.
cylindriques et présentent à leur extrémité terminale un plateau cuticulaire ; leur extrémité profonde est plus ou moins allongée et
72' TUMKURS ÉIMTHIÎLIAI.F.S. — l'ilDr. MICIiOSCOPIQl' F.
le noyau siège un peu au-dessous de la partie moyenne de la cellule. Dans le derme muqueux [b) on trouve dos bourgeons épitliéliaux (r) formés par des cellules somblal)los à celles de l'cpithélium do revètemont ; l'ensemble du bourgeon est constitué par des cellules allongées plus ou moins déformées par pression réciproque, et, vers le centre delà masse épithi'lial(\ on voit réapparaître les cellules cylindriques à plateau.
Dans le deuxième cas (fig. 10) il s'agit d'une tumeur pédiculée revêtue de villosités ; ces villosités sont formées par un axe de tissu conjonctif lâche contenant des vaisseaux [a) et leur surface est recouverte par un épithélium stratifié [b) dont les cellules reproduisent la forme et ragoncemcnt réciproque des cellules de la préparation précédente.
b) Groupe vésical adulte. — Ce groupe comprend les trois variétés de tumeurs : 1" de type de revêtement commun ; 2° do type de revêtement à cellules claires ; 3° de type glandulaire ou adénomes.
1° Type de revêtement commun. — Beaucoup plus fréquentes que les précédentes, ces tumeurs constituent la très grande majorité des tumeurs pédiculées typiques (j'en ai rencontré 7 cas sur 13 observations). Ces tumeurs empruntent leur caractéristique à la forme de leur épithélium ; quant à leur axe qui est conjonctif, ou conjonctif et musculaire lisse, il varie beaucoup de l'une à l'autre.
L'épithélium de ces tumeurs à type do revêtement commun est formé par plusieurs rangées superposées de cellules cylindriques allongées, analogues à celles de l'épithélium do la vessie normale (fig. 11) ; les cellules les plus superficielles prennent parfois la forme aplatie des cellules correspondantes de l'épithélium vésical.
Certaines tumeurs sont formées par un axe assez épais de tissu conjonctif qui se divise et se subdivise un grand nombre de fois jusqu'à se résoudre en minces papilles qui sont recouvertes, ainsi que les intervalles qui les séparent les unes des autres, par l'épithélium (fig. 12). Vers la base, dans la partie la plus épaisse de l'axe, il
ghoupe adulte. — type de revêtement commun 7d
n'est pas rare de rencontrer des cellules musculaires lisses, et Thompson (1) signale ces fibres en faisant remarquer que seules
FIG. 11. — Couche c'pithéliale iVime tumeur ^ type de reTétement commun formée pav des cellules cylindriques étagées.
deux OU trois fibrilles isolées pénètrent dans l'intérieur des papilles. Kûster dit aussi que ces fibres lisses peuvent être assez abondantes
FiG, 12. — Ramifications papillaires ultimes d'une tumeur pédiculce. — L'épaisseur de l'épitUélium est Ijeaucoup plus considérable que celle de l'axe conjonetif.
pour autoriser à faire intervenir la couche musculaire sous-muqueuse dans le développement de certaines tumeurs.
(1) Thompson. Loc. cil., p. 59.
74' TUMKURS KPITIIKI.IALES. lîTUDn MICnOSCOPlQUK
J'ai souvent vu ces libres lisses clans les tumeurs vésicales pédiculées ou non pédiculées, puisque je les ai rencontrées dans neuf tumeurs épithéliales de type vai'ial)li\ Dans les tumeurs pédiculées, on les rencontre surtout au niveau de la hase dosnéoplasmes(fig-. 13),
FIG. 13. — Tumeur épUbdlIale, type de revêtement eommun. Dans l'axe central et dans les ramidcatlons secondaires on trouve un grand nombre de fibres musculaires lisses.
SOUS forme de faisceaux plus ou moins épais, dirigés dans le sens de l'axe du pédicule ; on en trouve encore quelques-unes dans les villosités secondaires ou tertiaires, mais ici elles sont isolées ou groupées en très minces faisceaux. Nous avons vu, en parlant de l'anatoniie normale de la vessie, que dans la couche sous-mmpieuse, il existe de petits faisceaux de libres lisses ; la présence de ces fibres lisses à l'état normal rend bien compte de la part qu'elles prennent à la formation des tumeurs vésicales. Bientôt j'étudierai, dans les tumeurs atypiques, une variété spéciale, le myo-épitliéliome, dans bujuelle les fibres musculaires lisses représentent un élément de g-rande importance.
Dans un certain nombre de tumeurs pédiculées, que Thompson a