FRÉQUENCE. SEXE. AGE
les rencontre au-dessous de 20 ans (4 cas sur 16) et qu'on peut les observer chez des individus très âgés.
Voici les tableaux que j'ai établis en mettant en regard l'âge et le sexe des malades, et la nature de leur néoplasme.
1° Tumeurs épithéliales
Hommes
De 1 à 10 ans 0
De 10 à 20 ans.. 0
De 20 à 30 ans 7
De 30 à 40 ans 16
De 40 à 50 ans 31
De 50 à 60 ans 61
De 60 à 70 ans 50
De 70 à 80 ans 12
2° Tumeurs conjonctives
Hommes Femmes Total
De 1 à 10 ans 4
De 10 à 20 ans 0
De 20 à 30 ans 4
De 30 à 40 ans 2
De 40 à 50 ans 0
De 50 à 60 ans 8
De 60 à 70 ans 3
De 70 à 80 ans 3
3° Tumeurs musculaires
Hommes
De 1 à 10 ans 1
De n à 20 ans 1
De 21 à 30 ans... 0
De 31 à 40 ans 0
De 41 à 50 ans 3
De 51 à 60 ans 3
De 60 à 70 ans 1
De 71 à 80 ans 1
Total..,
Femmes
TOTAI
Total..
104 ihlOLOGIE DES TUMEURS DE LA VESSIE
Fréquence rclalive des difjférciiles variétés Iiistologiqties des tumeurs de la vessie.
J'ai déjà indiqué au chapitre de l'Anatomie pathologique, la fréquence relative de cliaque variété de tumeurs : jo crois utile de résumer ici ces données sous forme de tableau. Il existe en effet une grande confusion et d'énormes différences dans lus chiffres donnes par les auteurs.
Stein, dans son travail déjà cité, ne donne dus cliiffrcs qu'au sujet des tumeurs liéaignes ; pour lui, les papillomes prédominent de beaucoup (60 sur 93 cas).
Je crois inutile de donner ses chiffres ainsi que ceux de Féré, parce que les appréciations de ces auteurs ne procèdent pas d'examens histologi(jues rigoureux ; et, comme Pousson, dans sa thèse, additionne les cas des auteurs précédents, je ne cite pas non plus sa statisti([ue. Thompson trouvait sur une centaine de tumeurs de la vessie 60 non malignes et -lO malignes ; plus lard, sur 21) tumeurs opérées et examinées au microscope, cet auteur trouve 1 1 papillomes, trois tumeurs malignes et trois appartenant au type de transition; enfin, dans sa dernière communication au congrès de Berlin (1890), Thompson, revenant encore sur cette question, dit, sans donner de chiffres, que, sur les 41 cas qu'il avait opérés, la majorité appartenait à des papillomes.
D'après les statistiques de M. Clado, dont nous ne connaissons que le résultat général, lus tumeurs bénignes paraissent être aussi fréquentes (jue les malignes.
^lon maître M. Guyon parle, dans une récente leçon, des tumeurs qu'il a opérées (1) et il nous dit à ce sujet que, sur 22 tumeurs, il compte 19 épithéliomas. Souventj'ai entendu M. Guyoninsistersur la rareté des tumeurs A'raiment bénignes, et je dirai bientôt que mes recherches établissent aussi la grande fréquence des tumeurs malignes.
Antal, sur 14 cas examinés au microscope, trouve S pa})illomus, 1 polype conjonctif et 5 cancers.
(1) Guyon. Gaz. mfd. l'aris, juin 1890.