‹ Les tumeurs de la vessieChapitre 67 sur 128 · AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES CYSTOSCOPES · texte numérisé non relu

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES CYSTOSCOPES

grande étendue de la paroi vésicale que le cystoscope de Nitze. Du reste, l'étendue du champ Aàsuel dépend de la distance du prisme à l'objet qu'on regarde, et lorsqu'on étudie les parois d'une vessie, il faut, pour en obtenir une image nette, en approcher suffisamment ce prisme; dans ces circonstances, le champ de l'instrument est toujours plus restreint que lorsqu'on se place dans les conditions étrangères à la clinique. Lorsqu'on éloigne le prisme l'image se déforme et les objets paraissent plus petits. Je reviendrai sur l'appréciation réelle de la grandeur des images cystoscopiques. Je reconnais un autre grand avantage à l'appareil de M. Boisseau du Rocher : cet instrument est construit de manière à pouvoir être stérilisé à Fétuve sèche, le ciment employé résistant à la température de 150°. Le cystoscope de Nitze ne peut être ainsi stérilisé, on ne peut que le laver à l'eau phéniquée, ce qui est loin d'être l'idéal. Cette question d'asepsie de l'instrument a une très grosse importance et j'y reviendrai en parlant des précautions à prendre lorsqu'on pratique la cystoscopie.

A côté de ses avantages le mégaloscope présente de réels inconvénients. L'instrument est trop grand et d'un maniement plus difficile que celui de Nitze. Son calibre trop considérable empêche dans un grand nombre de cas de s'en servir et plus d'une fois j'ai dû, par cette raison, renoncer à son emploi. J'ai dit plus haut que les cystoscopes dont la fenêtre optique se trouve sur la convexité sont moins commodes que les autres pour voir les faces latérales et la paroi antérieure de la A'essie : dans l'appareil de M. Boisseau du Rocher ces légers inconvénients sont augmentés par la trop grande longueur du bec de l'instrument, qu'il est souvent fort difficile de tourner en bas. Cette dernière observation s'adresse au modèle ordinaire du mégaloscope ; son auteur a fait construire un autre instrument moins connu dans lequel la fenêtre se trouve sur la concavité. Enfin le mégaloscope donne des images aussi nettes que le cystoscope, mais un peu moins claires. En somme cet instrument déjà si ingénieux deviendrait meilleur encore si l'on pouvait réduire ses dimensions, raccourcir son bec, et augmenter son pouvoir éclairant.

On voit par ce que je viens d'en dire qu'aucun des cystoscopes

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acluellpment on usage ne me p.irait remplir d'une manière absolue toutes les coiulitions désirables. Pour mon compte, je préfère le cystoseopr irrigiili'iii- de .\ilzo el je m'en srrs habitucllrmcnt.

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Pour ([ue les cvstiiseopcs à himière ilii'ecte puissent èlre employés avec profit, il latil ipir rajipareil uriuaire remplisse trois conditions prinei|)ales.

1" L'urètlire ddit (Mre assez lary-e pour laisser passer nu n" 23 ih. la libère Charrière.

2" La vessie doit être assez tolérante pour permettre l'introduction dans le réservoir d'au moins 60 gr. do liquide.

3° Le milieu vésieal liquide doit être transparent.

La quantité de liipdde que la vessie contient pendant l'e.vploration a une très grande importance : si cette quantité est moindre que 60 gr. on ne peut guère pratiquer qu'un examen très sommaire et on court le risque de brûler les parois vésicales. Si au contraire la vessie est trop distendue on ne peut distinguer sa paroi antérieure qui se trouve trop éloignée du prisme de l'instrument. Nitze conseille de pratiquer l'examen pendant que la vessie contient 150 gr. de liquide, et de prendre l'habitude d'examiner les vessies toujours également distendues. Ce conseil a une très grande importance pratique, parce que la recherche des difTérenf s points de la paroi est plus facile lorsqu'on a l'habitude de la faire dans les conditions identiques d'une distension dr'terminée ; et cette remarque s'applique tout particulièrement à l'examen d(^s orilices des uretères. Les cystoscopes irrigateurs ont le grand avantage de permettre, une fois l'instrument en place, d'augmenter ou de diminuer la quantité du liquide contenue dans la vessie.

La vessie n'est pas toujours assez tolérante pour permettre la distension nécessaire à l'examen; dans les cas de néoplasme surtout, il est fréquent de voir la cystite gêner l'exploration cystoscopique ou même la rendre tout à fait impossible. Dans ces cas, il vaut mieux soigner d'abord pai' lis moyens ordinaires riullamuialion

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