ÉVOLUTION CLINIQUE
directrice du tr.iitcmcnt, en fondant sur elle l^Hude des indications opératoires.
Après ces considérations je n'aipas besoin de dire que je n'attaclie aucun caractère absolu à la classification (jui va suivre. Mais, pour la clarté de l'exposition nous distinguerons trois modes différents dans l'évolution clinique des tumeurs de la vessie. Dans un premier groupe le néoplasme conserve juscpi'à la fin les caractères d'une tumeur bénigne ; dans un second groupe, la tumeur, d'abord bénigne, se transforme ensuite en tumeur maligne ; dans le troisième groupe, la néoplasie présente, dès le début, les caractères do l'évolution maligne.
1° Certaines tumeurs vivent pendant longtemps dans la vessie ; et, lorsqu'on intervient par une opération, on reconnaît au microscope qu'il s'agit d'une tumeur bénigne. Les exemples ne sont pas rares de tumeurs qui ont évolué ainsi pendant 5 ou G ans en ne donnant lieu que de temps en temps à des bématurics sans importance ; j'ai pu même réunir trois observations de polypes, dont la durée totale a été de 12,14 et 30 ans; deux fois aussi desmyômes ont eu une évolution, longue de 10 à 11 ans. Il n'est pas sans intérêt de rapprocher ces néoplasmes à longue évolution, de certains autres néoplasmes qui, ne s'étant révélés par aucun symptôme durant la vie du malade, ont été constatés seulement à l'autopsie. C'est ainsi que j'ai trouvé un petit polype, gros comme une cerise, dans la vessie d'un malade mort d'une affection médicale et qui ne s'était jamais plaint de symptômes urinaires.
Il existe quelques rares exemples de polypes de la vessie éliminés spontanément pendant la miction et dont l'expulsion fut suivie de la cessation de symptômes.
M. le professeur Jacques Reverdin a eu l'amabilité de me communiquer l'observation inédite d'un de ses malades, qui, 9 ans auparavant, avait eu dans l'espace d'un mois trois petites hématuries spontanées ; après sa dernière hématurie, le malade urina une petite masse villeuse de 2 centim. de longueur qui présentait à l'œil nu comme au microscope « tous les caractères d'un papillomc simple ». Depuis, dans ces 9 dernières années, le malade a toujours joui