‹ Les Tumeurs Du Ligament Rond De L'UtérusChapitre 13 sur 38 · THÉORIES CONGÉNITALES · texte numérisé non relu

THÉORIES CONGÉNITALES

a) THÉORIE WOLFFIENNE (RECKLINGHAUSEN). — Elle est basée sur l’aspect organoïde de ces tumeurs. Recklinghausen identifie le mésonéphros à l’adénomyome : formation pseudoglandulaire, tubes larges à épithélium bas, tubes étroits à épithélium cilié. Il prête aux pseudo-glomérules la fonction

som

de sécrétion, pour expliquer la présence de globules rouges et de pigments sanguins à l’intérieur de ces cavités kystiques. La présence d'éléments épithéliaux au niveau de la portion pubienne du ligament rond semblait pouvoir s’expliquer très bien par la situation de ce ligament chez l'embryon au niveau du corps de Wolff, et le développement ultérieur d'éléments wolffiens après l’évolution gubernaculaire. En faveur de cette théorie, nous avons le glomérule rénal découvert par Chevassu dans un adénomyome extra-inguinal du ligament rond.

C'est le travail critique de Kossman qui a fait justice de cette théorie en montrant que son point de départ était erroné et que les déductions tirées étaient purement imaginatives. Ce que Recklinghausen prenait pour des formations glomérulaires n’était que des saillies du tissu cytogène. Les tubes excréteurs et sécréteurs n'étaient que des aspects différents de l’épithélium des tubes adénomyomateux. Le cas isolé de Chevassu dans lequel aurait été constaté un véritable glomérule avec peloton vasculaire et canal provenant de la cavité entourant ce peloton ne peut suffire à étayer une théorie. D'autre part, Lauche estime qu'il ne s’agissait pas d’un glomérule rénal, mais d’un pseudo-glomérule; il explique son opinion en disant que si l’on change un peu l'incidence des coupes de pseudo-glomérules on peut retrouver l’aspect glomérulaire.

Enfin, le grave défaut de cette théorie, c’est qu'elle n’explique pas tous les endométriomes, et en particulier ceux qui sont développés sur une cicatrice de laparotomie pour opération ayant porté sur l'utérus.

b) THÉORIE MÜLLERIENNE. — Elle est soutenue par Kossman. Pour lui, les éléments épithéliaux pourraient être dérivés de canaux mülleriens accessoires ou de restes mülleriens embryonnaires. Letulle s’est fait le défenseur de la théorie müllerienne, qu’il appelle « dysembryoplasie », et qui pour lui suffit à expliquer tous les adénomyomes.

Page 1