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Remarque : Si l’on change un peu l'incidence des coupes, on peut trouver l’aspect glomérulaire au lieu de l'aspect pseudoglomérulaire.
OBSERvVATION IX.
(STEICHELE, 1926.)
Femme de 46 ans. Elle vient consulter en mars 1922 pour douleurs dans la région inguinale droite. Vierge, elle eut, dit-elle, toujours des crampes du bas-ventre avant et pendant les règles. Ces crampes avaient complètement disparu après son premier accouchement. Elle a eu trois accouchements normaux. En 1922, cholécystectomie pour lithiase. Depuis, douleurs dans la région inguinale, qui surviennent exactement deux jours avant l'apparition. des règles, s’intensifiant peu à peu et atteignant leur paroxysme le troisième jour, moment qui coïncidait aussi avec le maximum du Îlux menstruel, pour décliner simultanément avec celui-ci. Dans l'intervalle, pas de douleur au début, mais depuis trois mois elles persistent même dans l'intervalle, pour devenir intolérables pendant les règles et nécessiter l’alitement.
En mars 1924, lors de la première consultation, rien de particulier ne peut être noté à l’endroit prétendu douloureux. L'examen gynécologique fait par plusieurs examinateurs ne révéla rien d’anormal. Cependant, six mois plus tard, en septembre 1924, on palpa une tuméfaction dure, moliniforme, extrêmement douloureuse au-dessus du tubercule pubien droit. A l'opération, on constata que la tumeur avait son siège au ligament rond et qu'elle se trouvait intimement adhérente au périoste du pubis. Le tiers terminal du ligament rond a dû être réséqué. On n’a trouvé ni hernie inguinale ni aucune connexion avec le péritoine.
À la coupe, la tumeur présente, à l'œil nu, de grandes vacuoles remplies de sang. Microscopiquement, on voit de nombreuses glandes utérines incluses dans un tissu cytogène, très vascularisé el imprégné d'hémorragies. Les hémorragies s’observent même dans les glandes en temps que celles-ci participent au cycle menstruel. Depuis l'opération, la malade ne présente plus aucun trouble ct a une cicatrice opératoire sans aucune réaction.
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OBSERYATION Ne (Micaox et Comre, 1928.)
Femme de 35 ans. Entre à l’Hôtel-Dieu dans le service du Docteur Delore pour une tumeur de la grande lèvre droite. L'interrogatoire n’apprend rien de bien notable : la santé est bonne. Mariée il y a six ans, la malade a fait une fausse couche un an après son mariage. La tuméfaction qui l’amène à l'hôpital a débuté il y a cinq ans et s’est surtout manifestée par des phénomènes douloureux. Après une période de rémission après la fausse couche, les troubles sont revenus. Ils consistent en poussées douloureuses qui commencent avec les règles et se terminent trois ou quatre jours après elles. Les douleurs sont parfois fortes pour obliger la malade à s'aliter. Elles ne présentent pas d'irradiations spéciales.
A l’examen, on constate à la racine de la grande lèvre droite, au niveau de l’orifice externe du canal inguinal, une tuméfaction de la grosseur d’une noix, dont la mobilisation est presque impossible parce qu’eile adhère aux, plans profonds et à la peau, que l’on ne peut pas plisser sur la tumeur, et qui présente même une coloration rougeâtre. La tuméfaction est mate, irréductible, et n'est pas douloureuse à la pression. Le toucher vaginal montre un appareil génital normal. Devant cette symptomatologie et surtout devant le fait de la douleur menstruelle, on pose le diagnostic d’adénomyome du ligament rond."
Intervention (28 octobre 1925). —— L'’ablation de la tumeur nécessite la résection de la portion adhérente du ligament rond, qui se perd dans la tumeur, et d'un cul-de-sac péritonéal, qui se prolonge jusque dans la grande lèvre et adhère à la tumeur. Le canal inguinal ayant été ouvert, on le reconstitue en deux plans comme pour une cure de hernie.
Etude anatomo-pathologique. — La tumeur a le volume d’un œul de pigeon. Elle a été extirpée en bloc avec le tissu cellulaire environnant, une partie de la grande lèvre et le segment de peau
adhérente. À la coupe, la consistance est dure, fibreuse. Sur la