‹ Les tumeurs du reinChapitre 28 sur 161 · VI. — Symptômes accessoires · texte numérisé non relu

VI. — Symptômes accessoires

En debors des symptômes principaux signalés dans les précédents cbapitres, il en est d'autres observés beaucoup plus i-arement et sur lesquels nous n'insisterons pas. C'est ainsi que, dans un cas de Karewski, le malade se plaignait de Iroublel dyspnéiqucs. En deux observations de Kelynack, nous trouvons noté V ictère- il s'agissait, il est vrai, dans ces deux cas, de tumeurs volumineuses ayant déjà fortement compromis la santé générale des malades, avec fièvre et albuminurie dans un cas, albuminurie et œdème des membres inférieurs dans l'auti'e.

L\masarque et Vœdènie des membres inférieurs, bien que moins fréquents que cbez l'enfant, ont été notés quelquefois; de même que le signe précédent, l'œdème n'apparaît que tardivement et semble indiquer une fin procbaine. La malade de

SYMPTOMES. ^'

Kai-ewski, dont nous vcmioiis de parler, présentait des nuHrorragics. La grossesse a pu être menée à terme dans un cas de Marchand. Mais l'observation de WarLhin est ])lus curieuse à ce point de vue : unv première grossesse arriva à terme, mais lut très oénée par l'existence d'une tumeur abdominale; mais, l)ar la suite, plusieurs avortements provoqués ou spontanés se produisirent. Il s'agissait d'une tumeur du rein qui lut traitée et guérie par la néphreclomie.

YII. — PuÉXOMÈNES GÉNÉRAUX.

Les symptômes généraux sont des plus variables dans les lumeurs du rein. Sans doute, on observe à la fin de leur évolution le (U'pêrissemenl général et la cachexie qui terminent l'histoire de tout cancer. Mais il n'est pas rare que la bonne santé générale persiste longtemps; cela se voit surtout chez les adultes : les lumeurs évoluent chez eux avec une certaine lenleur et l'on est surpris souvent de constater en même temps ([u'une tumeur abdominale volumineuse, une santé générale llorissante. Si l'on note quelquefois, dès le début de raffeclion, un dégoût prononcé pour les alinnmis et surtout pour la viande, il n'est pas rare que les malades, surtout les enfants, conservent presque jusqu'au bout leur appétit. Guillet rapporte cependant un cas dans lequel Guy on fut porté à rechercher et à découvrir une tumeur du rein en raison de l'amaigrissement notable du malade.

Un phénomène assez curieux, noté avec une certaine fré- (juence, est l'élévation de la température avec un étal fébrile; Israël a même vu l'hyperthermie disparaître après l'ablation (hi néoplasme et reparaître avec la récidive; Max Jordan a vu aussi dans un cas de sarcome du rein la fièvre disparaître après la néphreclomie. Il nous a paru, d'après notre statistique, que l'état fébrile se rencontrait avec une particulière fréquence chez les enfants. Ces faits rentrent sans doute dans le cadre général (le la fièvre des néoplasmes sur laquelle ont jadis insisté Esmarch et Verneuil. Israël pense qu'elle est due à l'absorption (le substances pyrcitogènes et qu'elle indiquerait par conséquent une tumeur déjà très développée. Ordinairement, il s'agit d'une

fièvre légère et conliiuie, ne dépassant guère 58"; d'autres fois, comme dans une observation d'Israël, il y a de véritables accès avec frissons, si bien que l'on a pu penser, dans ces cas, à une lésion infectieuse suppurée. Enfin, il faut noter que, si les élévations llieriiiiques ne s'observent d'habitude que vers la fin de la maladie, on a pu, dans certains cas, les noter tout à fait au début.

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