VIII. — Marche
Chacun des divers signes principaux (pic nous avons indiqués peut servir de début à l'afl'ection. Tmûùl c'est l'état général qui s'altère, ou même des métastases apparaissent avant toute autre manifestation du C(jté du rein, comme dans les cas de Gurtis, Hartmann et Villaret; d'autres fois survient une hématurie qui attire l'atlention du côté des urines, ou bien le malade s'aperçoit de la production d'une tumeur abdominale, ou encore des douleurs surviennent dans l'hypocondre, toujours du même côté. Il arrive que le début peut se faire brusquement par une hématurie abondante que rien n'avait fait prévoir. Ces divers modes de début s'équivalent à peu près comme fréquence : Guillet, sur ()0 cas, constate comme symptôme de début j(i fois les hématuries, 17 fois les douleurs lombaires, 16 fois la lumeur et H fois l'amaigrissement et la perte des forces. Enfin, il n'est pas rare, comme le fait remarquer Ilildebrandt, que tumeur et hématurie soient associées dès le début. Ileresco a noté comme premier signe, 41 fois sur 100 l'hématurie, 25 fois la tumeur, 55 fois la douleur.
Notre statistique nous donne, à ce point de vue, les résultats suivants : Sur 257 cas ayant débuté par l'un des trois symptômes fondamentaux, le signe de début a été 55 fois la tumeur, 157 fois l'hématurie, 117 fois la douleur (il s'agit toujours de l'adulte, bien entendu), ce qui donne les proportions suivantes sur 100 observations :
Tumeur : 20 pour 100; hématurie : 54 pour 100; douleur : 45 pour 100.
On voit que ces chiffres difi*èrent beaucoup de ceux d'IIeresco par la plus grande fréquence de la tumeur comme premier