‹ Les tumeurs du reinChapitre 40 sur 161 · B. — DIAGNOSTIC DE LA VARIÉTÉ DU NÉOPLASME · texte numérisé non relu

B. — DIAGNOSTIC DE LA VARIÉTÉ DU NÉOPLASME

En étudiant l'anatomie pathologique, nous avons vu les difficultés qui existent, le microscope en main, pour différencier entre elles les variétés de tumeurs du rein. Alors que les anatomo-pathologistes classent sous des noms différents des néoplasmes semblables, il est impossible au clinicien de porter un diagnostic différentiel. En réalité nous ne savons guère que ceci : chez les enfants, la plupart des néoplasmes sont des tumeurs mixtes ou des adénosarcomes ; chez l'adulte on voit plus fréquemment les épithéliomes ou les hyperné-

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phromcs. Les caractères cliniques dislincLil's qui ont été donnés par les auteurs sont ou fantaisistes ou si vagues qu'ils perdent toute valeur.

Cette question a été reprise récemment par Burckardt. D'après ses observations personnelles et celles qu'il a pu recueillir dans les auteurs, il admet que les signes suivants caractérisent les Iiypernéphromes : ils atteignent un volume relativement considérable sans altérer notablement l'état o-énéral ; leur évolution est très longue; ils produisent fréquemlnent des hématuries.

Nous avons dit en étudiant les ditlerents symptômes leur fréquence relative dans les différentes variétés de tumeurs du rein. Nous pouvons résumer ainsi les résultats de nos statistiques au point de vue des caractères symptomatiques des trois variétés principales de tumeurs malignes.

EpUlu'liom(i>i. — Maximum de fréquence de 40 à 70 ans; h-ès rares avant 50 ans. Le plus fréquemment le premier symptôme est l'hématurie. Dans le cours de la maladie, la constatation de la tumeur est le symptôme le plus fréquent (81 p. 100), viennent ensuite l'hématurie (70 p. 100) et la douleur (44 p. 100). Les trois symptômes ne se trouvent réunis que dans W pour 100 des cas.

nypcrnéphromcs. — Maximum de fréquence de 40 à 60 ans; rares avant 40 et après 00 ans. La maladie débute le jilus souvent par Thématurie; le premier symptôme le plus Iréquenl est ensuite la tumeui-, puis la douleur: Dans le cours de la maladie, on observe : la tumeur dans 80 pour 100 des cas' l'hématurie dans 72 pour 100; la douleur dans oô pour lOo! Les trois symptômes se trouvent réunis dans [5 pour 100 (les cas.

Sarcomes. — Maximum de fréquence de 40 à (iO ans, mais le sarcome est beaucoup plus fré(|uent que les autres tumem-s de 20 à 40 ans. Le premier symptôme est encore ici le plus fréquemment l'hématurie; viennent ensuite la tumeur et la douleur. Dans le cours de la maladie, la tumeur est le symptôme le plus commun, presque constant : l'hématurie ne se

voil ([110 dans la moiLié des cas. avec uno Iréqucnce notai)lcni('nl moindre (\\\v dans rrpithrliome ou l'hypernéphrome. La douleur est au conlraire plus l'réquenle que dans ces dernières tumeurs; on la voit dans 50 pour 1(10 des cas. Les trois symptômes réunis sont aussi plus fréquents que dans les autres variétés de néoplasme; on les voit 25 fois sur 100.

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