‹ Les tumeurs du reinChapitre 52 sur 161 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

PATHOGÉNIE

Nous nous bornerons, comme pour le chapitre précédent, à rappeler les notions longuement exposées plus haut. (V. p. 207.) On a proposé trois théories pathogéniques principales : 1" Birch-Hirschfeld a émis l'idée, étant donnés les rapports étroits du corps de Wolff et du germe rénal, qu'il s'agissait d'une inclusion du premier dans le second : un noyau wolffien demeurerait inclus dans le rein et, par sa prolifération, donnerait lieu cà une tumeur. Mais comme nous l'avons dit plus haut, il serait nécessaire, avant même de discuter cette théorie, que la réalité de cette inclusion fût démontrée; et même alors il faudrait fournir la preuve que des germes ainsi inclus sont susceptibles de produire des néoplasmes; en somme, cette idée nous paraît devoir être rejetée.

2" Wilms pense que les amas de tissu embryonnaire que l'on trouve dans les adénosarcomes sont des noyaux émanés des feuillets primitifs aux premiers stades du développement et inclus dans le rein. Mais il faut alors s'adresser à des régions bien différentes si l'on veut s'expliquer la présence de tous ces tissus disparates; les fibres musculaires striées ne peuvent provenir que du myotome; les divers tissus conjonctifs du mésen-

TUMEURS DU REIN CHEZ L'ENFANT

chyme; les formations glandulaires du néphrotome. Cette théorie expliciue très l'acilcment la présence dans le néoplasme de tissus si différents; on ne peut lui reprocher comme à la précédente que Tabsence de tout commencement de démonstration.

7)" En somme, nous nous rallions à la théorie de Grawitz, formulée par son élève Busse.

Ce qui est surtout difficile à comprendre dans ces tumeurs, c'est la présence du tissu musculaire strié et de formations adénomateuses mélangées au tissu sarcomateux, tous les autres tissus pouvant provenir d'éléments semblables à ceux du rein normal.

Pour expliquer la combinaison de l'adénome avec le sarcome, Grawitz admet (|ue le néoplasme résulterait, non ])as de la prolifération d'une région d'un rein adulte, mais de la multiplication désordonnée des éléments d'un rein conservant encore la structure embryonnaire. Quant aux libres musculaires striées, elles proviendraient, par métaplasie, des fibres musculaires lisses, normalement contenues dans le rein ; et Grawitz donne à l'appui de cette opinion des raisons que nous avons discutées plus haut.

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