CHAPITRE VI TRAITEMENT
Depuis que Ilueter extirpa, en 187G, un sarcome du rein chez une lillette de quatre ans, un grand nombre de néplirectomies ont été pratiquées chez l'enfant. Nous avons pu en réunir 155 cas, dont 125 opérés depuis 1890. Le nombre des opérations pratiquées en France est peu considérable, et jusqu'au travail publié par l'un de nous en 1(S98, on voyait la plupart de nos auteurs conseiller l'abstention. Cette conduite était basée sur ce que, chez l'enfant, le diagnostic est presque toujours posé très tardivement, et sur la foi de statistiques dont le taux de mortalité est effrayant :
Guillet. . . . sur 15 néplirectomies ... 9 morts. Chevalier . . — 25 — ... 19 —
Fisctier ... — 50 — ... 14 —
A côté de cette énorme mortalité opératoire, on faisait valoir la courte survie des opérés; c'est ainsi que la plus longue survie dans les cas de Fischer est de un an et demi.
A l'étranger, Kœnig, Hildebrandt, Dôderlein, Ardle, Israël, etc., défendaient au contraire l'intervention, parce que la maladie conduit fatalement à la mort :
En 1894, Dôderlein donne une mortalité de 40 pour 100 sur 40 opérés, et la même année, Ardle trouve sur 20 opérés 20 pour 100 de morts. En 1898, Albarran donne la statistique suivante :
TRAITEMENT
NOMIiRE
DES OPKHKS