‹ Les tumeurs du reinChapitre 9 sur 161 · VI. — FIBROMES ET FIBROSARCOMES SOUS-CAPSULAIRES · texte numérisé non relu

VI. — FIBROMES ET FIBROSARCOMES SOUS-CAPSULAIRES

Ces petits néoplasmes sont assez peu intéressants; nous en dirons cependant un mot pour compléter ce cpii a trait aux tumeurs d'origine conjonctive.

On trouve quelquefois, à la surface du rein d'ordinaire, de petites tumeurs qui ont été signalées depuis longtemps, mais que Sabourin a plus particulièrement étudiées dans son mémoire des Archives de physiologie, t. IX, p. 102.

Ce sont des néoplasmes de dimensions extrêmement réduites. On les rencontre le plus fréquemment dans la substance corticale; mais on les voit aussi jusque dans la substance médullaire.

Au microscope, on voit que la tumeur est adliérente au tissu rénal quelle comprime même quelque peu dans son voisinage; on aperçoit quelques tubes urinifères réduits à Tétat de cordons épithéliaux. Dans leur ensemble, ces tumeurs, de nature certainement conjonctive, présentent beaucoup d'éléments allongés et mériteraient plutôt le nom de sarcomes fusocellulaires. Mais on y voit de nombreux faisceaux conjonctifs adultes, à noyaux rares et du reste ces néoplasmes sans bistoire clinique sont trop évidemment différents des vrais sarcomes pour que l'on doive les réunir dans une même étude.

Sabourin cependant pense qu'il y a entre le fibrosarcome de l'adulte et le sarcome de l'enfant, des parentés très réelles. L'un et lautre, pense-t-il, proviennent de la prolifération du tissu conjonctif; mais en outre l'épitliélium des tubes urinifères ne resterait pas inactif et se transformerait en cellules fusiformes venant encore augmenter la masse de la tumeur. Seulement, pour Sabourin, chez l'adulte et chez le vieillard surtout, la vitalité des éléments jeunes n'est pas suffisante pour arriver à la production d'une tumeur volumineuse : ils subissent rapidement! évolution fibreuse, tandis quechez un homme relativement jeune (une observation de57 ans), le tissu sarcomateux présentait une vitalité plus persistante et luttait contre la dégénérescence fibreuse. Enfin, chez lenfant, cette tendance à la sclérose n'existe pas, et la production de tissu conjonctif jeune aboutit

au vrai sarcome. Il y aurait donc entre les deux tumeurs une dilTérence de terrain et non une différence de nature. Nous verrons cependant, dans un chapitre ultérieur, que les tumeurs de l'enfant reconnaissent une pathogénie bien différente de celle de ces petits fibrosarcomes.

Nodules fibreux des pyramides. — Rayer, Lancereaux , Sabourin, etc., ont signalé et étudié des nodules siégeant au milieu des pyramides et formés d'un tissu fibreux feutré et quelquefois d'une substance fondamentale transparente semée de noyaux. Les tubes collecteurs sont écartés par la tumeur et quelquefois sont très atrophiés. Ces petites tumeurs se développeraient sur le trajet des vaisseaux, d'après Lancereaux, qui pense qu'elles peuvent se rencontrer sur des reins entièrement normaux. Sabourin les considère, au contraire, comme de simples accidents de la cirrhose rénale.

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