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CHAPITRÉ PREMIER

EXAMEN ANATOMIQUE, A l’ŒIL NU, DES NEOPLASMES DU SEIN PRELEVEMENT DES PARTIES A EXAMINER AD MICROSCOPE

En comparant les néoplasmes des divers organes, leurs

l’état physiologique dénommées cancers, d’une marche près-

façon générale. Leurs divers genres et variétés ont donc été décrits, dans les livres classiques, en dehors de toute localisation et d’après les caractères communs à chacun d’eux. II

des organes où elies sont les plus communes, la peau et les muqueuses, les glandes et tout particulièrement la mamelle, l’utérus et ses annexes, les os, etc. On a ainsi rapproché ce qu’il avait de commun dans les caractères des tumeurs de ces. différents organes.

Mais il faut bien savoir que chaque organe, .chaque tissu,

Les néoplasmes du rein par exemple ne ressemblent nullement à ceux de la matrice, pas plus que la charpente, la disposition des vaisseaux, les parties constitutives de ces organes ne peuvent être assimilées.

Il faut de plus tenir compte dans chacun d’eux de la nature histologique de leurs divers tissus et spécialement de leurs.

résistante, criant sous le couteau, présentent-elles de longues fentes hérissées de petites; végétations lorsqu’on écarte leurs bords, sans .qu’il y ait dé.liquide trouble, laiteux obtenu par le raclage ? On pourra déjà diagnostiquer un. fibro-adénome papillaire.

Les nodules ou îlots volumineux, appartenant à l’épithéliome tubulé, la. plus commune des fôrmês du cancer épittié-. lial, sont grisâtres, semi-transparents, avec des parties anciennes, opaques et ils; donnent, par le raclage, un suc laiteux plus ou moins opaque et épais, Ces caractères : un tissu homogène, gris, semi-transparent, imbibé de .suc laiteux, dénoteront presque sûrement un épithéliome de. grande gra-

Quelquefois la tumeur de bonne ou de mauvaise nature siège à la périphérie du sein, près de Faisselle, et ne parait pas lui appartenir. Il s’agit cependant d’un lobule erratique qui est Je siège d’une néoplasie, le plus souvent d’un fîbro-adé-

Si,-après avoir sectionné ces ilôts,'ou après le raclage de la surface de section, on voit une grande quantité de suc laiteux opaque et épais et si, après avoir détergé la surface de coupe, on y voit une quantité de petites cavités d’où le liquide est sorti,: on peut penser qu’on a affaire à un épithéliome canaliculaire ou bien à un encéphaloïde ramolli.

La présence du suc cancéreux, signalé par Cruveilhier, a certes, une grande valeur dans ces faits, et permet le plus ordinairement de formuler un diagnostic anatomique; il ne se rencontre pas dans le néoplasme sarcomateux frais, c’està-dire enlevé depuis quelques heures ; mais au bout de vingt-

rétraction.

Ges grands kystes présentent tantôt une surface interne lisse.

tantôt une surface hérissée de papilles, tantôt un bourgeon en chou-fleur du volume d’une noisette ou même d’une noix,

facilement en masse suc le plan profond, il enlève toujours une partie du musclepectoral. Dans les cancers un peuanciens, qui ont suivi leur marche envahissante, les espaces lympha¬

tiques péri-mammaires de Labbé et Coyne, la bourse séreuse sous-mammaire de Giraldès, sont envahis par la néoplasie. Le muscle lui-même présente un ou plusieurs nodules sphér riques néoplasiques de la grosseur d’une tête d’épingle.à un petit pois, dont la blancheur se détache vivement sur la rougeur des faisceaux musculaires. Ces nodules blancs ou grisâtres, semi-transparents ou un peu opaques, donnant du suc laiteux au raclage, sont tout à fait caractéristiques. Cet envahissement du muscle par des noyaux cancéreux est la première étape de la généralisation qui, de proche en proche, pourra atteindre les muscles intercostaux, les côtes, les nerfs intercostaux, la plèvre et en dernier lieu le poumon.

- Ganglions lymphatiques de l’aisselle. — Actuellement,

l’aspect d'une tumeur bénigne, le chirurgien procède au j curage complet de la région axillaire. L’anatomiste doit rechercher avec soin et fendre tous les ganglions qui s’y trouvent au milieu du tissu cellulo-adipeux. Dans tous les cancers datant d’un certain temps, les ganglions de l’aisselle

leurs renseignements sur le genre et l’espèce du néoplasme mammaire. Dans le sein, en effet, les acini, les culs-de-sac, et les conduits galactophores plus ou moins altérés donneront des images qui pourront induire en erreur l’histologiste sur la nature de la néoplasie tandis que l’examen des ganglions altérés en donné la structure à l’état de pureté.

Il est généralement facile de distinguer à l’œil nu les gan-

l’aspect normal. Il faut d’ailleurs toujours pratiquer le histologique des ganglions.

6” Les ganglions altérés.

Ces prélèvements doivent être faits par un anatomiste exercé

en même temps que les nodules néoplasiques, leur bord ou l’on pourra constater le tissu normal avoisinant et le mode de développement de la néoplasie.

galactophores. Il -n’y avait dans ce sein ni nodules indurés d’aspect néoplasique, ni lobules glandulaires hypertrophiés. Des traînées fibreuses qui irradiaient dans la glande ont été prélevées, durcies et soumises à l’examen microscopique. Les conduits galactophores dilatés étaient entourés d’-un tissu conjonctif fasciculé et épais, présentant par places des leucocytes mononucléaires entre les fibres. La membrane propre .de ces canaux était très épaisse. La surface interne des canaux était tapissée par une ou deux couches de petites cellules épithéliales cubiques, normales. Leur lumière offrait,

au milieu de mucus, des cellules épithéliales détachées et devenues globuleuses et quelques leucocytes mononucléaires. Les acini glandulaires, assez rares, étaient à peu de chose

à un examen histologique concluant aji point de vue. de la détermination de la lésion.. Il faut dire que ce seinayait été enlevé dans l’idée qu’il s’agissait d'un néoplasme.

Sur les coupes, à un faible grossissement, on voit des cavi-

ou en long, qui ne sont autres que des conduits galactophores à parois, très épaisses en général, fibreuses et souvent infiltrées par places de petites cellules rondes isolées ou en amas. Le; grand, nombre de:ces sections de canaux s’explique par Je.fait que nos préparations, sont au-dessoüs du mamelon, dans le tissu .fibreux où .passent, les divisions des canaux

surface de tous les conduits on observe des cellules d’épithélium, tantôt des cellules en une oudeux rangées, pavimenteuses et petites avec un noyau rond, tantôt des cellules plus hautes,

des conduits est souvent remplie par des cellules épithéliales mortifiées, sphériques et polyédriques, dont le noyau ne se

Les acini glandulaires sont rares et siègent au milieu de la graisse. Leurs culs-de-sac sont Un peu dilatés, présentent une ou plusieurs couches dé cellules cylindriques et un peu de mucus dans leur lumière. '

Lé tissu cellulo-adipeuxest normal ou enflammé par places.

abondant* des travées fibreuses et quelques îlots glandulaires indurés. Les travées fibreuses contenaient des conduits galactophores dilatés, entourés d’un tissu conjonctif enflammé, épaissi, infiltré par plaees dé leucocytes mononucléaires.

L’épithélium de ces canaux était formé de petites cellules, pavimenteuses et leur contenu muqueux offrait des cellules desquamées en quantité. Au centre de ces canaux remplis de cellules libres Ou trouvait, tantôt des cèllules claires, hvdropiques, tantôt des cellules volumineuses pleines de granula-

de toute nature comme le résultât d’une inflammation préalable favorisée, pour devenir un néoplasme, par son siège ou par des parasites spéciaux. 11 est certain qu’au début des néoplasies ainsi que dans les inflammations subaiguës ou chronique, on se trouve en présence de lésions de nutrition, d’hypertrophie et de néoformations cellulaires. La présence de leucocytes en nombre variable est constatée dans beaucoup

la distinction entre ces deux groupes de lésions nous est donnée par la clinique, les unes tendant à se terminer par la suppuration, ou par la guérison absolue, ou par une formation de tissu fibreux cicatriciel, les autres au. contraire tendant généralement à s’accroître. De plus il faut tenir compte de l’origine causale, grossesse èt allaitement, et retenir ce fait que la mastite se manifeste surtout par des lésions des conduits galactophores.

L’observation suivante, provenant d’une chienne opérée à l’école vétérinaire d’Alfort, est un type très complet de suppuration chronique des canaux galactophores très dilatés

par un pus infecté de microbes. Il y avait en outre des

et que nous avons déterminées comme appartenant à une forme particulière de mammite chronique.

Les coupes histologiques très larges que nous avons pratiquées en divers points ont montré, avec un faible grossis-

tombées de la

canal excréteur et le tissu conjonctif péri-acineux. C’est ce que montre la figure 14 dessinée à un faible grossissement (20 diamètres). En a est représentée la lumière du canal excréteur. Sa paroi propre a été détruite et son pourtour b

mation, contenant des capillaires à endothélium volumineux, possédant de gros noyaux ovoïdes et des cellules, également

la tumeur que j’ai analysée et qui avait été enlevée par orestin, la surface interne de la poche ne présentait plus

dés granulations tuberculeuses font saillie. Celles-ci possèdent des cellules géantes en quantité plus ou moins grande, entourées d’un tissu inflammatoire contenant des leucocytes généralement mononucléaires. La sécrétion de ces granulations tuberculeuses tombe et s’accumule sous forme de leucocytes dans la cavité des conduits galactophores. Ces derniers sont transformés en de véritables cavernes à parois tuberculeuses. On peut comparer ce processus à celui bien connu de la tuberculose péribronchique et de la formation des petites cavernes pulmonaires aux dépens dés bronchioles.

Ce sont ces petites cavernes qui, déterminant autour d’elles et sous la peau une inflammation progressive, finissent par. envahir le derme, l’amincir, faire saillie sous l’épiderme et le détruire pour s’ouvrir à l’extérieur et donner lieu à des fistules, à des trajets fistuleux dont la paroi est tuberculisée

Dans ces cas aigus et subaigus d’une certaine intensité on

A l’examea histologique des nodules tuberculeux arrivés -à léur complet développement, on a sur les coupes, des granulations tuberculeuses composées d’un tissu cellulaire infiltré de leucocytes avec des cellules géantes au centre des

et des adultes sans qu’il soit stérilisé.au préalabl les vaches tuberculeuses peuplaient les vacheries j H n’en est plus de même aujourd’hui grâce à

vétérinaire.. Mais la tuberculose des bovidés

tuberculisation très intense. Bien que l'injection du bacille eût pénétré seulement dans les conduits galactophores et dans les culs-de-sac par lesquels ils se terminent dans les acini, le tissu conjonctif n'était pas moins envahi que la glande. Les culs-de-sac glandulaires étaient remplis de cellules épithéliales agrandies, multipliées, et de leucocytes mêlés au lait : le tissu conjonctif présentait la même infiltration leucocy-, taire, et des bacilles, se trouvaient dans le tissu cellulaire comme dans le contenu des glandes. Plus tard, on constatait

laquelle ils prennent leur implantation, on voit avec un faible grossissement qu’ils sont constitués par une hypertrophie

un certain degré d’irritation inflammatoire. Ils sont un peu dilatés, leur surface interne est plissée et le tissu conjonctif périphérique au canal contient des leucocytes.

PAPILLO-ÉPITHÉLIOMES DES 'CONDUITS GALACTOPHORES

enlever le mamelon hypertrophié et induré.

canaux galactophores.

Les coupes rapprochées du bout du mamelon montraient à leur périphérie la peau normale avec ses papilles et leur revêtement épidermique. La plus grande partie de la préparation était occupée par les conduits galactophores. A la partie périphérique de ce système de canaux, on envoyait quelquesuns petits, étroits, plissés, aplatis, normaux, tels qu’ils sont à l’état de vacuité. Mais l'un de ces conduits était au contraire très volumineux, gros comme le doigt, de 12 millimètres de diamètre et rempli d’une masse de végétations

périphériques et la paroi fibreuse propre de ce grand con¬

duit galaclophore, on constate une fente, a, /qui existe partout excepté dans les points d’implantation des bourgeons. Nous reviendrons bientôt sur l’histôlogie fine de ces'

Dans les préparations successives faites en s’éloignant de

jonctif périphérique au canal altéré se limitait par la membrane propre, hyaline du conduit galactophore. Sur cette membrane s’implantaient de longues et minces cellules cylindriques interrompues seulement, ainsi que la membrane propre, dans lés points où naissaient les végétations. Celles-ci étaient tantôt minces, tantôt épaisses et plus ou moins vascularisées. Les végétations minces étaient constituées par des fibrilles de tissu conjonctif séparées par des cellules fusiformes, plates de ce tissu ; les végétations épaisses étaient

avec uo faible grossissement, on voit la peau à la périphérie avec son épiderme, ses papilles et. ses glandes sébacées, le tout normal. Le centre est occupé par un canal galaetopho're

ment rempli par des végétations couvertes d’épithélium. Lès autres canaux galactophores sont normaux. On en Voit sur

lement de l’eczéma en général et ne se caractérise par rien de spécial, C’est ainsi- qu’on y observe la congestion, de petites vésicules contenant un liquide séreux ou muqueux, et qui donnent un suintement liquide, des squames, des croûtes, etc. Le derme est en même temps épaissi et infiltré

ont reconnu leur erreur. Il s’agit simplement de caryolyse. Certains fixateurs peuvent produire ces apparences (alcool, réactifs coagulants).

i° A la peau, les cellules de l’épiderme plus ou moins désintégrées par le passage de leucocytes multinudéés migrateurs entre elles. Ce passage de leucocytes amène une infiltration de liquide venu des papilles. Les cellules tombent.

des cavités lobulaires ou des tubuli plus ou moins larges remplis de cellules épithéliales irrégulièrement polyédriques ou pavimenteuses, atypiques.

Dans le sein lui-même il y avait un épithéliome tabulé ou lobule, de forme variable.

Il serait abusif de faire entrer dans la maladie de Paget les épithéliomes du sein qui débutent par un foyer épithéliomateux de l’extrémité libre du mamelon ou par les conduits galaetophores. Nous retrouverons cette variété de l’épithéliome à propos des épithéliomes canaliculaires.

Auvray, Bouilly, Monod, Périer, Polaillon, Keclns, Rîchelot, Belannay, Péreire, Mauclaire, Morestin, Maire, Bouchet, etc. et à l’examen des observations apportées à la Société anatomique, nous avons pu nous faire une collection histologique assez considérable.

Ces tumeurs sont généralement faciles à diagnostiquer en raison de l'intégrité de la peau et des ganglions lymphatiques. Cependant on y observe quelquefois un écoulement sanguin par le mamelon, et dans certaines, un faible degré d’adhérence ou de rétraction de cet organe.

Nous pouvons dire que les tumeurs bénignes du sein, et en

atteignant souvent un volume assez considérable, et assez souvent leur siège dans les deux seins, caractérisent la maladie kystique de Reclus.

' Enfin, on trouve des mamelles dans lesquelles il n’existe, en apparence, qu’un seul kyste volumineux contenant un liquidé Séreux ou muqueux. Il sémbîe que ce soient là dés kystes simples, et cependant il existe à côté d’eux des altérations histologiques qué l’on doit rapporter au fibro-adénonie.

' Ces différentes tumeurs, dans lesquelles lès éléments fibreux et glandulaire de la mamelle prolifèrent et s’hypertrophient en conservant leurs caractères normaux, forment un groupe naturel dans lequel nous distinguons et nous étudierons Chacune des variétés. .

Elles diffèrent absolument, comme nous le verrons plus

intra-acineux est épaissi ; les éléments glandulaires sont éga- '

lemènt hypertrophiés. Les culs-de-sac, plus volumineux que normalement, présentent des cellules épithéliales plus hautes.

de forme cylindrique, et plus nombreuses, formant une seule couche ; leur lumière libre contient un peu de mucus et des cellules détachées. Cette hypertrophie porte, comme on le voit, sur tous les éléments de la glande.

L’opération a été quelquefois suivie d’une récidive, proba-

I souffert d’un sentiment de plénitude et de douleurs du sein, d’un côté, en même temps que l’organe était volumineux et dur, comme au début d’une grossesse. A la palpation, il s’agissait d’une hypertrophie avec fermeté et induration totale, sans grains ni îlots spécialement durs. L’âge des malades, l’absence de ganglions, éloignaient toute idée d’épithéliome ; on devait penser, comme cela était en réalité, à une exagération de développement du sein normal au moment de

A l’œil nu, lorsque la mamelle a été enlevée, on voit la peau lisse, tendue, normale, ainsi que le mamelon. Sur une coupe, le tissu mammaire est lisse, homogène, blanchâtre, avec très peu d’ilots adipeux. Ce tissu glandulaire blanchâtre donne au raclage un peu de liquide muqueux, mais pas de liquide laiteux.

microscope, les coupes montre

volumineux limités à leur périphérie par un tissu fibreux fas-

Ces acini sont remplis de culs-de-sac distendus, presque au contact les uns des autres, possédant une membrane propre hyaline normale. Les cellules qui y sont contenues sont longues et épaisses, nettement cylindriques à gros noyau. ovoïde. Ces cellules se terminent, du côté de la lumière du cul-de-sac, par une extrémité aplatie ou arrondie. Le même revêtement par de longues cellules cylindriques tapisse les

et des peti ts canaux galaclophores, on trouve des coagulations

Si l’on examinait comparativement des coupes de ces adé-

. donnera lieu à un beaucoup plus grand nombre de euls-de-'sac contenant des épithéliums proliférés et volumineux et l’hypertrophie, l’induration de tout le sein s’ensuivra.

„ . Voilà des exemples d’adénome pur et simple.

S’il était possible d’en faire sûrement le diagnostic, on pourrait tenter un traitementmoinsgrave qu’une amputation .radicale et une mutilation. Mais il est en réalité très difficile de différencier cette tumeur des sarcomes au début ou d’un .fibro-adénome.

A 3° Fibromes purs en masse. — La glande, plus ou moins volumineuse et déformée, ne présente aucune modification de la peau ni du mamelon; en la palpant avec soin on y . constate des indurations limitées et irrégulières à leur surface, de volume variable, et généralement mobiles, sans adhérence aux plans musculaires, susceptibles d’être déplacées latéralement et de bas en haut. La tumeur lentement développée ne s’accompagne jamais d’hypertrophie ganglionnaire.

Lorsqu’on a entre les mains la pièce après l’opération, elle présente une ou plusieurs masses dures lobulées, blanches, difficiles à sectionner, résistantes et criant sous le scalpel, ne donnant pas de suc au raclage, présentant un.tissu fibreux homogène sans lignes de clivage ni fentes hérissées de papilles

H peut y avoir des kystes muqueux ou séreux dans ces tumeurs dont nous avons examiné un certain nombre..

Sur les coupes, au microscope, on a des aspects divers ; d’abord le tissu fibreux inter-acineux est très épais, si bien, que dans un espace d’environ un centimètre carré, on ne trouvera qu’un ou deux acini ou conduits modifiés. Ce tissu fibreux présente des faisceaux épais de tissu conjonctif fascicnlé avec

l’aspect fibreux, des acini volumineux, et, à la périphérie des deux seins vrais, des kystes nombreux, du volume d’une petite noisette, à paroi interne blanche* brillante et contenant un liquide grisâtre.

En mai 1907, cette jeune malade présenta une petite tumeur de l’aisselle qui fut opérée par M. Maire et que j’ai analysée.

Cette tumeur axillaire qui ressemblait à un ganglion lymphatique ëst un fibro-adénome d’un , lobule erratique de la mamelle. Il y a une quantité d-îlots glandulaires dont les culsde-sac sont un peu dilatés, tapissés de cellules cylindriques hautes et des sections transversales ou obliques de conduits galactophores. Au milieu des culs-de-sacs et des conduits on

tité de tissu fibreux dense et quelques lobules adipeux.

5° Fibro-adénomes papillaires ou végétants. — Les tumeurs de cette variété sont les plus communes et par suite les plus intéressantes à bien connaître parmi les fibro-adé-

Elles possèdent un aspect assez variable. Tantôt elles sont limitées, de marche lente, n’intéressant qu’une partie de la glande, ne dépassant pas le volume d’une noix ou d’un œuf, et caractérisées alors par une ou plusieurs indurations bosse¬

lées, n’àdhérant pas à la peau et mobiles latéralement, aussi bien qu’à leur face profonde. Il est rare que pareille altération se montre dans les deux mamelles. D’autres fois la tumeur a envahi d’emblée toute la glande et s’est accrue rapidement

dans une proportion inquiétante, a atteint un volume consi-

un sarcome à marche rapide. Nous avons étudié depuis trois ans, quatre. très volumineuses tumeurs de ce genre dues à Lucas-Championnière et à Schwartz. Deux d’entre elles avaient

plasmes bénins. La peau n’est ni adhérente, ni modifiée à leur niveau, et ils peuvent se déplacer un peu, beaucoup moins toutefois que les petits fibro-adénomes, à cause de leur

trophie aussi considérable de la \

Bourgeons formés de tis

hyalin pourvu de quelques cellules étoilées ou fusiformes, et peu vascularisé ; à leur surface libre, les bourgeons sont un

peu plus riches.en fibres de tissu conjonctif. Ils sont parfois très gros, tuméfiés, arrondis.

- L’épithélium cylindrique s’implante sur eux sans interposition d’une membrane hyaline. Dans la cavité des fentes

: Lorsque des bourgeons hyalins sont volumineux et pressés les uns contre les autres, les cellules épithéliales, comprimées

néoformation glandulaire.

Nous avons donc affaire en même temps à un fibrome et à un adénome, c’est-à-dire à une tumeur complexe ou fïbro-

Les partisans de la dénomination fibrome peuvent, il est

dont la paroi est alors très dense et fibreuse. Cependant l’opinion de Gruveilhier a été admise par quelques auteurs anglais.

et efface plus ou moins le relief des cloisons séparatives des culs-de-sac. Il .en résulte une cavité unique, un kyste à paroi plus ou moins régulière présentant des éperons ou des villosités, vestiges dés cloisons inter-glandulaires.

On objectera peut-être à cette manière d’expliquer la

genèse des kystes aciniens, que le liquide sécrété devrait s’écouler par le conduit galactophore resté perméable. Cela serait possible, en effet, si la sécrétion était très liquide, mais si elle est muqueuse et épaissie par des cellules en suspension, elle devra rester en place.

Cè n’est pas le seul exemple de kystes muqueux constitués

observé chez une chatte (voy. plus loin).

Les dilatations kystiques des.sinus:galactophores placés

as croire que les kystes résultent simplement

, par l’hypertrophie de leurs cellules i de petits kystes aux dépens des élé-

Fi rœUnüdumam£ Le diagnostic de fibrome kystique, avec ion (grandeur na- une poche principale et de petits kystiques ne paraissant pas douteux, on essaya d’abord, à tout hasard, l’affection étant double, la compression jointe au traitement ioduré.

Pendant quelques semaines il parut donner un résultat appréciable, mais à la fin de juin il fut évident qu’on n’obtiendrait rien de sérieux ; si, dans son ensemble, la glande

pigmentée. La partie centrale de la coupe est occupée aussi par la peau du mamelon invaginéè. Lacavité a est tapissée par un revêtement cutané semblable aü précédent, et montrant des papilles, des couches d’épiderme stratifié et même parfois des glandes sébacées. Entre ces deux couches cutanées, l’une

versales des canaux galactophores, c’est ce que nous avons représenté dans la figure 3h, dessinée à un très faible dia^

rougeâtre, infiltrant des cellules épithéliales tombées

(fig. 36, b). Dans certains

des globules rouges dans une cellule épithéliale devenue sphérique. Dans ces culs-de-sac très dilatés, l’épithélium qui les tapisse s’est aplati au lieu d’être cylindrique (fig. 36). Les hémorragies dans les culs-de-sac dilatés des acini sont intéressantes à noter en relation avec l’écoulement sanguinolent du

Telle d’épithélium dans les canaux galactophores, dans la dilatation de ceux-ci et dans l’état atypique des cellules qui tapissent ces canaux et les remplissent. Au lieu d’être petites et pavimenleuses, ces cellules sont cylindriques, longues, avec de gros noyaux ovoïdes. 11 y avait peu de kystes résultant de la dilatation de culs-de-sac, mais le pourtour des culs-de-sac dilatés, contenant du sang en nature et des cellules pigmentées, indique une inflammation assez intense de ces cavités.

Le sang qui s'écoulait par le mamelon provenait évidemment de l’irritation des canaux galactophores et des cavités dilatées des acini. Les vaisseaux qui entourent les canaux galactophores et les acini sont, en effet, très congestionnés et dilatés. Au milieu des parties saillantes, épithéliales, des canaux galactophores, on observe parfois une tige papillaire formée du tissu conjonctif très mince contenant un vaisseau capillaire. On rencontre quelques globules rouges dans l’intérieur

Comme complément à l’histoire des flbro-adénomes kystiques, nous publions plus loin l’observation de MM. Cornil et Petit relative à une chatte.

Observation ce MM. Cornil et Péraire. — Fibro-adënome kystique du sein.

Le fibro-adénomè kystique du sein a pu être pris pour un épithélioma;. tel le cas présenté par Péraire et V. Cornil à la Société anatomique (3 mai 1907), et relatif à une femme de trente-quatre ans. La tumeur fusionnée aveclaglande, était bosselée, mais sans adhérences profondes; elle s’accompagnait de petits ganglions dans l’aisselle et d’un écoulement sanguinolent assez abondant par le mamelon.

conduits galactophores dilatés et transformés en des kystes plus ou moins volumineux. Avec un fort grossissement, les cellules contenues dans les culs-de-sac se rapprochent de la forme cylindrique et elles sont multipliées.

minai suivant sa longueur, a sa bordure d’épiihélium cylir En dehors de ce bourgeon *

La description qui précèd

bourgeonnant mais à d’autres petits kystes et à un fibro-

adénome portant sur toute la mamelle.

entre les villosités.

Le reste de la glande était atteint de fïbro-adénome avec de nombreux kystes petits, mais visibles à l’œil nu ou microscopiques.

Une autre observation de M. Walther est tout à fait analogue. Il y avait dans ce fait d’épithéliome papillaire à cellules cylindriques, un grand kyste situé sous le mamelon, développé dans un canal galaclophore très dilaté. Un bourgeon sessile volumineux était adhérent à la paroi du canal et présentait une structure papillaire à cellules cylindriques. Nous avons reproduit, à l’œil nu, deux dessins de ce bourgeon dans le chapitre de ce livre relatif aux épithéliomes papillaires à cellules cylindriques (voy. p. 212 et 213).

Ces grands kystes* siégeant le plus ordinairement sous le

-d’un canal galaclophore, ainsi que nous l’avons véri ont parfois une tendance à entraîner le mamelon fondeur. Cela s’explique aisément par l’adhérei

malpighienne et épidermique, les papilles et les glandes sébacées g. De cette surface part un conduit galactophore abc vu suivant une certaine partie de sa longueur, tandis que d’autres conduits sont coupés obliquement d , ou horizontale-

même façon; elle présente à sa base une intrication de travées tapissées d'épithélium cylindrique ou cubique, travées très vascularisées qui se terminent à la périphérie de la tumeur par des papilles ramifiées libres, couvertes par le

une partie du kyste tapissée simplement par l’épithélium cylindrique.

La plus grande partie du kyste présente une membrane épaisse, opaque après l’action de l’alcool. Sur les coupes de cette membrane on observe à sa surface un épithélium stra-

bypertrophiés, comme cela se voit dans les adénomes.

En résumé, il s’agit d’un fibro-adénome avec un grand

kyste ;

2° Coupes passant par la surface tomenteuse, bourgeon-

est riche en petites cellules (leucocytes mononucléaire culs-de-sac et les canaux excréteurs intra-acineux son trophiés et tapissés par de grandes cellules cylindriqi voit là aussi des kystes tapissés des mêmes cellules.

Les deux kystes visibles à l’œil nu .ont une paroi éf

interne. Le tissu périphéri glandulaires modifiés de la façon exposée précédemment.

L’autre sein présentait des indurations analogues.

— Tumeur peu volumineuse, enlevée par Campenon, chez un homme, dure, d’aspect fibreux. La coupe histologique montre à l’œil nu de petits trous. Au microscope, ce sont des sections de canaux galactophores dilatés ayant des cellules cubiques ou cylindriques à leur surface en couches pressées, souvent superposées. Les cavités canaliculées sont souvent papillaires (papilles et plis). Elles sont entourées

de cellules épithéliales dans ce tissu. Il n’y a pas trace d'acini glandulaires, ni de culs-de-sac. Nous diagnostiquons un fibro-adénome uniquement canaliculaire.

— Péraire (Soc. anat., 29 décembre 1903), présente une

On y trouve des lobules de fibro-adénome, beaucoup d’acini très développés à culs-de-sac élargis, à cellules cylindriques pour la plupart, possédant un tissu conjonctif abondant :

1" De petits kystes. Ils siègent au milieu d’un tissu conjonctif épais contenant des acini normaux ou à culs-de-sac

és de petites cellules cubiques, souvent en plusieurs es. Ces canaux possèdent une membrane d’enveloppe vent ils sont plissés, commme papillaires. Ils sont vus

Fiôro-adénomone kystique du sein-pris

dire une masse limitée, donnant à la palpation et à l’examen anatomique les caractères dn lipome. Pareil néoplasme peut siéger sous la peau, au-devant de la mamelle, ou autour d’elle

cette dernière variété seule qu’on donnera le nom de lipome

mamelon est un peu rétracté.

Lorsqu’on examine les bosselures après une section de la peau, on voit qu’immédiatement au-dessous de cette peau amincie, il y a un lobule adipeux, volumineux et ferme. Ces

qu'on aurait pu prendre pour des lobules cancéreux saillants. De plus la peau présente le phénomène de la peau d’orangé

C’est d’après l’ensemble de ces phénomènes, et en considé-

1e coupe totale de la tumeur, on ne voit au pi

x montre au-dessous du mamelon des j

fibreuses, molles, au i (canaux sanguins et va Ces parties fibreuses

u desquelles passent des canaux lux galactophores).

L’aisselle curettée montre une grande quantité de graisse 1S qu’il y ait de ganglion visible à l’œil nu.

Mous avons prélevé plusieurs des travées fibreuses pour

à la tumeur. Celle-ci sectionnée offre un aspect ferme, un peu élastique, semi-transparent, donnant au raclage un peu de suc transparent.

fibreux, des cellules fusiformes ou étoilées de tissu conjonctif nucléées, reliées les unes aux autres par leurs prolongements protoplasmiques, plus ou moins rapprochées. Ces éléments sont plongés au milieu d’une gangue muqueuse. Les vaisseaux y sont peu abondants. Autour des îlots du néoplasme

un peu augmentés de volume, des culs-de-sac, dont les cellules peuvent être hypertrophiées et multipliées, mais qui conservent leur membrane propre, sont compris au milieu de ce tissu muqueux.

On doit distinguer deux variétés du myxome suivant qu’il

qu’on trouve dans son intérieur des lacunes ou fentes hérissées de végétations (myxome .papillaire). Nous avons déjà décrit cette dernière variété en étudiant les fibromes et adéno-fibromes papillaires. — Voy. le chap. précédent et

Ces myxomes qu’il faut bien se garder de confondre avec pas très rares ; ils n’offrent aucune gravité.

se développent dans le tissu conjonctif de la glande en englobant par places les acini et culs-de-sac préalablement

en contact avec le cartilage deviennent des ostéoblastes. C’est autour de ces derniers que se dépose la substance calcaire et que se montrent bientôt des lamelles osseuses.

Au lieu de s’ossifier, le cartilage peut se calcifier par places.

Au-dessous de celte capsule, il existe une couche de tissu conjonctif lâche présentant des cellules plates, atrophiques.

• Au-dessous de cette première couche, une seconde plus épaisse formée de très nombreuses cellules conjonctives volumineuses à gros noyaux ovoïdes, très rapprochées les unes des autres, et donnant l’apparence de cellules sarcomateuses, ou mieux la structure du périoste dans sa partie profonde.

Immédiatement au-dessous 'de cette couche on trouve des travées ou des îlots de tissu osseux. Ces travées sont formées d’un stroma coloré en rose par le van Gieson et contientiennent, dans des espaces osseux, de grosses cellules tout à fait semblables à celles des espaces médullaires, c’est-à-dire cellules conjonctives d’apparence fibro-plastique.

Les préparations étant doublement colorés par l’hématoxyline et le liquide de Van Gieson permettent de délimiter exactement ces parties d’ossilication récente avec les éléments

qui est vascularisé, des myéloplaxes contenant une grande quantité de noyaux. Il y a aussi, dans ce tissu médullaire, quelques leucocytes et un petit nombre de cellules pigmén-

plus superficiels de ces îlots cartilagineux offrent la structure du cartilage fœtal avec des cellules allongées ou sphériques situées au milieu d’une substance amorphe, homogène, peu colorée. Cependant presque toutes les cellules cartilagineuses siègent dans une cavité creusée au milieu de la substance

cellules cartilagineuses possèdent deux ou même trois noyaux.

Il y a là des travées coupées en long ou en travers dans lesquelles les cellules cartilagineuses, souvent multinucléées,

violet et qui est déjà incrustée de sels calcaires.

Plus profondément, dans ces tissus cartilagineux, on voit que l’incrustation calcaire est beaucoup plus nette et que les

Lorsqu’on étudie sur des préparations colorées par l’héma-

on constate que chacune d’elles possède en son centre un tissu cartilagineux qui se colore en violet et qui contient des cellules cartilagineuses, tandis que le bord de ces travées est coloré en rouge et présente des ostéoplastes en voie de formation aux dépens du tissu conjonctif médullaire.

D’après cette apparence, nous pouvons dire que dans ces travées, ce sont des parties cartilagineuses qui ont servi de lignes directrices de l’ossification. Dans d’autres points qui sont uniquement composés de cartilage et qui ne sont pas pénétrés par des vaisseaux, l’incrustation calcaire du cartilage se fait, comme nous l’avons dit déjà, par une calcification réticulée autour d’espaces médullaires purement cartilagineux.

Les parties bien colorées par Thématoxyline et le Van

contenues dans des cavités du cartilage hyalin. Ces cavités sont régulièrement sphériques et les cellules contiennent

Le cartilage dans lequel des travées sont incrustées de sels calcaires ne contient pas de vaisseaux.

2° Une seconde série de coupes nous a montré des phénomènes analogues : les parties profondes cartilagineuses.

Dans aucune préparation, nous n’avons vu d’éléments se rapportant à la glande elle-même ; l’existence d’une membrane fibreuse, épaisse, formant capsule autour de la tumeur devait faire pressentir la non-participation de la glande à cet ostéochondrome.

Observation de M. Qüénu.

Mon cher collègue M. Quéi

de eet îlot, il y a une grande quantité de i cellules sont petites et la substance interstitii

Observation I. — Tumeur volumineuse, dure, irrégulière-, ment bosselée, déformant considérablement la région des mamelles. La peau est assez adhérente à la surface de cette tumeur, mais elle n’est nullement altérée. Sur.une coupe verticale médiane (fig. 46), qu’on ne peut pratiquer en certains

couche de cartilage absolument nette et reconnaissable à l'œil nu. Tous les points de cette tumeur nous ayant paru intéressants à étudier, nous avons fait des préparations du tissu, fibreux d’une part et, d’autre part, des ilôts ostéo-cartilagi-

tate la présence de fibres, de cellules conjonctives, de médullocelles peu nombreux et, dans quelques points, de mjéloplaxes (fig. 54). Toutes les travées osseuses sont entourées d’ostéoblastes volumineux (fig. 53 et 54) souvent à demi englobés, ce qui démontre que l'os est, malgré sa compacité, en voie d’accroissement. On ne rencontre pas trace de cartilage dans

mamelle chez la femme; cependant Bryk a observé une glande

mammaire tout à fait pétrifiée chez une femme âgée de

cences calcaires peuvent être comparées aux tumeurs dumême ordre observées dans les glandes acineuses comme la parotide, la sous-maxillaire et le pancréas ; mais elles sont, en réalité, beaucoup plus rares dans la.mamelle que dans les glandes

Kystes sébacés et dermoïdes. — Les kystes sébacés appar-

sarcome pour dix épithéliomes. Je n’ai guère en l’occasion d'en ’ examiner plus de trois à quatre par an. Sa gravité est à peu de chose près aussi grande que celle de l’épithéliome tubulé,

été pendant quelques années de petite dimension ou presque latent, prend subitement en quelques mois un accroissement excessif, devient énorme, gagne la peau et produit des mortifications partielles de la peau décollée par des végétations sarcomateuses qui deviennent saillantes au niveau des pertes de substance cutanées. J’ai vü autrefois de ces énormes sarcomes du sein, avec de larges ulcérations au bord desquelles la peau était décollée, èt dans le clapier desquelles bourgeonnaient des masses sarcomateuses. On n’observe plus de nos jours de sarcomes arrivés à ce degré d’altération parce qu’on les enlève avant qu’ils y soient parvenus.

Les cellules du sarcome se développent dans le tissu fibreux, aux dépens des cellules conjonctives ; aussi a-t-il, dans sa disposition générale, une certaine analogie avec les fibromes. Les cellules qui lé composent sont tantôt fusiformes ou aplaties, munies de noyaux ovoïdes, et assimilables alors aux cel-

s'est développée avec une grande intensité, la peau, autour du mamelon et dans une certaine .étendue, est épaissie, infiltrée de tissu sarcomateux, irrégulière à. sa surface,, souvent soulevée,.et amincie par des.bourgeons sarcomateux émanés de la tumeur centrale. Entre ces bourgeons et la peau il existe des clapiers contenant un liquide trouble, et donnant même par la palpation une fluctuation superficielle.

Sur. une coupe de la tumeur examinée à l’œil nu, le derme épaissi est dense, dur, blanc et homogène. Le pannicule adipeux sous-cutané est invisible ; il a été transformé par le néoplasme. Au-dessous de la .peau amincie au niveau, des

blancs, semi-transparents et homogènes, sans dégénérescence. Ils entrent dans le tissu cellulo-adipeux périphérique auquel

partie centrale ancienne de la tumeur, la graisse n’existe plus. C’est là un caractère différentiel important.

A l’examen histologique, les coupes de la peau montrent un envahissement du derme et des papilles par les cellules

nt, à des cellules d’épithén. Ainsi, dans la figure 58 A,

chés ou les cellules fusiformes sont en dégénérescence. Inutile d’ajouter qu’il n’y a ni membrane, ni épithélium à la surface de ces géodes.

mortifiées, granuleuses, graisseuses, déformées, s’accumu¬

lent, sans qu’il y ait de ramollissement. On a alors des amas secs, jaunâtres, opaques à l’œil nu.

Les éléments fusiformes du sarcome peuvent aboutir à des cellules géantes ou myèloplaxes. Nous avions constaté ce fait, Ranvier et moi, dans la première édition de notre manuel (1869- 1876). Nous en avons revu depuis plusieurs exemples, en particulier dans une observation de Malloizel communiquée à la Société anatomique en novembre 1901. Les deux figures

cela a lieu dans les fibro-adénomes papillaires; mais plus tard, et dans les parties anciennes, ces épithéliums s’altèrent et se désagrègent, de telle sorte que les cavités sont pleines de détritus cellulaire au milieu duquel dés leucocytes et des cellules sarcomateuses se sont accumulés. Les cavités dilatées des acini et des conduits sont quelquefois l’origine de véritables kystes à contenu muqueux tapissés d’épi-

Le sarcome globo-cellulaire est caractérisé par des cellules rondes ou irrégulières à la place des cellules fusiformes de la variété précédente. Ces cellules qui composent tout le

Ion. La peau, sur la plus grande partie, était en effet adhérente à la partie profonde, avec le néoplasme. Lorsque, par exemple, au niveau et autour du mamelon, on cherchait à séparer

épithélial delà glande. Les cellules épithéliales, plus volumineuses et plus nombreuses qu’à l’état normal se disposent irrégulièrement en deux rangées dans le cul-de-sac. Elles sont repoussées, de la périphérie au centre, par les cellules sarcomateuses et quelques-unes détachées sont libres dans

Les préparations prises dans les bourgeons et îlots semitransparents accusent un tissu sarcomateux pur et de récent développement. Là, il n’y a plus de cavités ni de canaux galactophores ni d’acini glandulaires. On a affaire à un tissu

formes, disposées les unes près des autres, séparées seulement

certains conduits galactophores ayant l’apparence de petits kystes tapissés d'épithélium, la tumeur amincissait la peau par des bourgeons partis de sa périphérie.

Observation de M. Delaunatj. — Le début de cette tumeur remontait à sept ans ; mais elle avait augmenté rapidement depuis huit mois et atteint un volume considérable.

M. Delaunay avait pratiqué l’opération avec curage complet du creux axillaire.

A l’œil nu, la tumeur mammaire présentait à la peau une grande ecchymose de couleur rouge et bleuâtre. La. peau était amincie par places, ce qui correspondait à des cavités volumineuses qui avaient été ouvertes après l’opéra-

iveloppés dans

Nous avons en outre observé, rarement ii est vrai, dans des îlots plein de cellules sarcomateuses, des amas de cellules épithéliales indiquant qu’il s’agissait bien de culs-de-sac glandulaires, ayant conservé quelques cellules d’épithélium, culs-de-sac envahis parles cellules sarcomateuses.

La figure 68 montre bien nettement ce processus.

Sous l’influence de l’alcool où la pièce avait durci, il s’est

régulièrement globuleuse et oblongue, du poids de 2 kilogrammes, et qui ressemble par sa forme extérieure et son volume à un crâne humain. Sa circonférence est de 0 m. 30 dans le sens longitudinal et 0 m. 43 dans le sens transversal. Elle est recouverte par une peau luisante, tendue, mais intacte, non ulcérée, contrairement à ce qui s'observe d’ordinaire, et sur laquelle se voient des mamelons déformés qui démontrent que cette chienne, âgée, a eu autrefois des petits

La section médiane de cette tumeur est difficile, parce qu’elle possède dans son intérieur des parties osseuses qui nécessitent l'emploi de la scie. La coupe présente 18 centimètres de long et 13 de large- Sur la surface de section, on peut voir la capsule fibreuse qui limite la tumeur et qui est sous-jacente à la peau, avec laquelle elle se confond, puis une masse solide, dense, compacte, constituant la tumeur et dans laquelle se trouvent creusées deux grandes cavités irrégulières remplies d’une sorte decoagulum, très consistant, gélatiniforme et de couleur brune. Les parois de ces cavités sont en quelque sQrte déchiquetées et recouvertes d’aspérités.

Examen microscopique. — La peau offre sa structure habituelle mais ses papilles sont effacées. La capsule fibreuse, épaisse est formée de fibres et fibrilles et de grandes cellules

mateux sous-jacent formé de grandes cellules pour la plupart fusiformes (fig. 76). Les ilôts sarcomateux sont séparés par des travées hyalines fortement colorées par le Van Giesen et

périphérie, en contact avec les espaces médullaires. La figure 77 représente une portion d’une travée à 200 diamètres.

un certain degré de ramollissement et on obtient au raclage un suc blanchâtre, laiteux, qui contient une grande quantité de cellules cylindriques. Parfois, lorsqu’on voit un galactophore d’un certain volume, on peut en retirer avec une aiguille

ou moins longs et ramifiés. Le canal galactophore contient alors un peu de liquide séreux ou louche. Si l’on examine au microscope les végétations contenues dans ce canal, on a des filaments formés d’un capillaire accompagné de très peu de tissu conjonctif et couverts de cellules épithéliales cylin-

Sur les coupes, après durcissement et coloration par l’hé- . matoxyline et le liquide de van Giesen, on voit, à un faible grossissement, un tissu aréolaîre, découpé comme une dentelle, dont les cavités plus ou moins grandes sont extrêmement rapprochées les unes des autres (voy. fig. 78).

Dans cette figuré, dessinée à un grossissement de 20 diamètres, on a, par exemple, en a de tous petits alvéoles, en b, des alvéoles plus grands et en n, une cavité volumineuse due surtout au ramollissement, à la désintégration du tissu néoplasique. Sur toute la préparation, les mêmes alvéoles, petits ou grands, se répètent sauf dans les points où le tissu conjonctif est abondant comme en t.

Toutes ces cavités sont tapissées par une ou plusieurs couches de cellules en palissade, cylindriques, très régulières,

lumière du mucus sécrété par les cellules épithéliales. Quelquefois ce mucus aggloméré s’imprègue de granulations calcaires, comme le montre la figure 92.

formé par l’épithéliome cylindrique, dans une observation ancienne, dont l’opération avait été faite par Péan. Nous

l’existence d’une multitude de petits kystes analogues à celles des îlots précédents, kystes

nu, la paroi en semble dépourvue.)

La nature également kystique des îlots blanchâtres et pleins, que nous avons décrits en commençant, est évidente dès le premier examen microscopique. Mais ces kystes, qui sont entièrement comparables aux kystes prolifères de l’ovaire de la femme, sont remplis par une multitude de papilles en feuilles de fougère qui partent de tous les points de la paroi,

périphérie, le tissu sarcomateux envahit la paroi même des acini et la lait disparaître, en sorte que les cellules épithéliales sont réduites à des àmàs allongés ou arrondis plus fortement colorés et englobés par les cellules sarcomateuses (fig: 96 et 97).

A la suite de cet envahissement, les cellules épithéliales disparaissent complètement, ce qui. explique qu’on ne trouve

isolés, et qui nous paraissaient être des ganglions lymphatiques.' Sur les coupes de ces deux nodules, nous avons bien vu une enveloppe fibreuse périphérique, mais rien qui rappelât la structure du ganglion. S’il s’agissait de glandes lymphatiques; elles étaient totalement dégénérées, mais cela pouvait être aussi bien des nodules isolés et périphériques de la tumeur.

cylindriques. Dans certains alvéoles-il existe du

coloré en ronge intense par le Van Gieson, avec quelques cellules desquamées devenues sphériques.

La paroi de certaines cavités plus vastes est nettement papillaire.. Les papilles ou végétations sont recouvertes d'épithélium cylindrique disposé en une ou plusieurs couches

(fis, 101)-

tuent ainsi des cavités allongées tapissées du même épithélium cylindrique et renfermant une petite quantité de mucus.

Foie. — Les îlots néoplasiques du foie sont édifiés sur le. même modèle, c’est-à-dire que l’on rencontre des cavités dont les plus petites sont tapissées d’épithélium cylindrique et les plus grandes papillaires, comme dans la mamelle.

Nous avons donc ici un type d'épithéliome papillaire de la mamelle généralisé.

de l’envahissement en profondeur de l'épithélium du corps muqueux de Malpi’ghi renfermera les épithéliomes d’origine cutanée, avec ou sans globes épidermiques : épithéliomes malpighiens.

Nous avons réuni, dans notre seconde espèce, les épithéliomes qui prennent leur point de départ dans l’épithélium des canaux galactophores.. Ceux-ci .présentent au niveau de leur abouchement à la pointe du mamelon, un épithélium malpighien et des papilles ; dans leur trajet profond, dans le mamelon et dans la glande elle-même, leur revêtement est constitué par de petites cellules cubiques ou cylindriques. Aussi pourrons-nous trouver dans les épithéliomes développés à leur intérieur, soit des cellules malpighiennes présentant même une évolution épidermique cornée, soit des cellules cylindriques, soit des cellules atypiques. Nous appelons canaliculaires ces épithéliomes développés dans les canaux galactophores. Si la lésion est limitée dans leur intérieur, nous les appelons épithéliomes canaliculés .purs. Le plus souvent leur lésion coïncide avec un épithéliome acineux.

coup les plus fréquents sont en même temps les plus graves. Ils se développent aux dépens, de l’épithélium des culs-de-sac des acini et des conduits excréteurs de l'acinus. Au début, les cellules des culs-de-sac proliférées et hypertrophiées sont le plus souvent cylindriques, mais bientôt elles prennent des

la dissolution de la membrane.propre des culs-de-sac. Leur disposition la plus habituelle en tubes pleins d’épithélium nous fait leur donner le nom h’épithéliomi tubulé qui est synonyme d’épithélipine alvéolaire on de carcinome ou de carcinome alvéolaire. Dans cette espèce, nous distinguons deux

Nous résumons cette classification dans le tableau sui-

ÉPITHÉLIOME D'ORIGINE CUTANÉE OU MALPIGHIENNE

La région mammaire et la glande elle-même peuvent être le siège d’une tumeur semblable à un épithéliome d’origine cutanée. Que la peau soit le point de départ de l'épithéliome, ou que la tumeur parte des couches juxta-papillaires du corps muqueux de Malpighi, qu’elle soit ulcérée, croûteuse à sa surface, ou non, elle envahira profondément le tissu conjonctif

La surface de section de ces néoplasmes est gris blanchâtre et plus sèche que dans les véritables cancers ; elle donne au raclage des grumeaux et non un'suc laiteux parce que les

tomo-pathologistes n’a pas été.suffisamment attirée sur elles. Il

ment limité aux canaux galactopbores, ou bien que cet épithéliome coïncide avec un épithéliome tubulé ou alvéolaire.

a. Épithéliome limité aux canaux galactophores (épithéliome canaliculé pur). — Nous avons observé deux faits de tumeur mammaire de la femme et une de la chienne dans

ghiennes. Nous donnons l’analyse histologique de ces observations parce qu’elles sont un peu différentes les unes des autres, au moins pour certains détails.

Mon cher collègue Berger m’adressa, en novembre 1901, une tumeur enlevée chez la veuve d’un homme illustre entre tous par ses travaux scientifiques. Cette lésion remontait déjà à plusieurs années et s’était conduite comme un cancer. Le mamelon n’était pas rétracté. Cependant l'aspect de la tumeur sur une Coupe différait un peu.du cancer vulgaire, en ce sens qu’elle était peu imprégnée de suc et. donnait de petits grumequr par le raclage. On y voyait même à l’œil nu des cavités régulièrement bordées par un cercle fibreux. A un faible

driques tandis que les si

uperficielles a deviennent pavimen-

teuses par pression réciproque

comme l’épithélium du corps

muqueux de Màlpighi. La paroi

présente de nombreuses cellules conjonctives atrophiques entre les fibres et faisceaux de tissu fibreux.

Le sein, peu volumineux* présentait, à l’extrémité du mamelon, une ulcération très limitée recouverte d'une croûte; Ië mamelon était pointu et un peu dur. Au-dessous du mamelon, il y avait dans le sein une tumeur légèrement indurée, plate, unique, un peu translucide, avec des nodules périphériques.

prenant la surface.ulcérée et les conduits galactophores suivant leur direction longitudinale.

A la surface ulcérée il y avait une croûte formée de cel-

mique, ou observait un petit foyer d’épithéliome rempli de cellules épithéliales polyédriques détachées. La paroi de ce foyer montrait des papilles couvertes de plusieurs rangées d’épithélium dont les plus profondes étaient cylindriques à la façon du corps muqueux. De ce foyer partaient des conduits galactophores tapissés et remplis des mêmes cellules pavimenteuses. Sur trois de nos préparations qui avaient été bien orientées, nous avons pu suivre l’origine et la continuité de deux canaux galactophores ainsi altérés, partis du foyer superficiel, se dilatant dans leur sinus et se continuant jusqu’au-

dégénérescence des voies d’excrétion, bien que prédominante, est accompagnée d’épithéliome développé dans les acini et étendu au tissu conjonctif. C'est de celte dernière

Qu’il me soit permis de citer un mémoire que j’ai publié en 1863 dans le Journal de Fanatomie et de la physiologie 1

même canal tapissé d’un épithélium normal.

Dans d’autres tumeurs on trouve des coupes de canaux galactophores normaux et, en même temps, à côté de ceux-ci des canaux dilatés dont la périphérie, à l’intérieur de la paroi fibreuse, est bordée par une couche épaisse de cellules atypiques à gros noyaux bien colorés, tandis que le centre du canal est rempli par un magma composé de cellules mortifiées dont le noyau ne se colore plus.

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