‹ Les Tumeurs Malignes Primitives de l'Intestin GrêleChapitre 18 sur 48 · RE · texte numérisé non relu

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Récidive au‘bout der an : 2 cas (Steiner, Engstrôm).

Récidive au bout de 5 mois : 2 cas (Engstrôm, Westermark (Berg). ,

Récidive au hout de 4 mois : 1 cas (Kéthi et Dollinger).

Récidive au bout de 2 mois : 1 cas (Hawthorn).

Enfants :

Sans récidive au bout de 6 mois: 1 cas (van Zwalenburg). Mort de récidive au bout de 3 mois (Rovsimg). Mort de récidive au bout de 3 semaines (Siegel).

Nous voyons que, chez l'enfant, unseul cas, celui de van Zwalenburg, fut revu sans récidive au -bout de 6 mois : le petit malade avait même engraissé de 17 livres ; on peut donc espérer un bon résultat à longue échéance. Dans les deux autres faits de Rovssing et. de Siegel, l'opération fut absolument inutile, la mort survint très Ipeu de temps après l'opération [3 semaines. (Siegel), 3 mois (Rovssing})]|; on ne peut même pas parler de récidive dans le cas de Rovssing, puisque ce chirurgien n'avait enlevé qu'une seule des nombreuses tumeurs qui siégeaient sur l'intestin grèle.

Chezl'adute, 2 cas.-sont très encourageants, ce sontceux de Hahn et de Züralski (Mikulicz). De même celui de Willy Meyer, revu sans récidive au bout de 18 mois, permet d'espérer qu'il y aura peut-être guérison définitive, Nous avons voulu voir si la nature histologique de la tumeur permetlait d'expliquer l'absence de récidive dans certains cas; il n'en est rien; le plus beau résultat, celui de Hahn, était cependant un sarcome globo-cellulaire ; dans le cas de Zuralski (Mikulicz), il s'agissait de sarcome fuso-cellulaire, de même dans celui de Babes et Nanu et le nôtre (Gosset). Dans tous les autres cas (Willy Meyer, Engstrüm, Rheinwald), la tumeur était un sarcome gloho-cellulaire. 1] nous semble donc que le résultat dépend beaucoup plus de la largeur de l'exérèse et de la précocité de l'intervention que de la nature même de la tumeur.

Dans un seul cas, jusqu'à présent, celui de Lange, on s'est contenté de faire l'entérectomie partielle, avec suture de l'intestin sil est vrai que la tumeur était pédiculée et que l'on put facilement l'enlever en reséquant simplement. un, petit, segment de la circon-

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férence de l'intestin. La malade guérit; à l'examen histologique, il s'agissait d'un fibro-sarcome,enpartie calcifié, par conséquent d’une tumeur relativement peu grave ; l'auteur ne dit rien, dans son observation, du résultat éloigné. Il faut d'ailleurs considérer ce fait comme exc eptonnel et, dans l'immense majorité des cas, nous l'avons vu, il faut enlever tout le segment d'intestin et demésentère correspondant à l'insertion de la tumeur maligne.

$ 2. — Intervention palliative,

Les interventions palliatives que l’on peut pratiquer én cas de sarcome de l'intestin grêle sont : l’entérostomieel l’entéro-anastomose. Ces deux opérations n’ont été que fort rarement pratiquées, ce qui s'explique facilement, puisque le sarcome est rarement sténosant. L’entérostomie a été faite 2 fois (cas de Rutherfurd et de Rheinwald). Le malade de Rutherfurd mourut quelques jours après l'opération ; dans l'observation de Rheinwald, au contraire, le malade fut soulagé, et trois mois et demi après on lui fitavec'succès l’extirpation de sa tumeur ; nous avons déjà vu que celte intervention en deux temps devait être considérée comme l'opération de choix dans les cas de grosse tumeur déterminant des phénomènes d'occlusion aiguë.

L'entéro-anastomose n'a été pratiquée qu'une seule fois (obs. de Schiller) ; il s'agissait d’un homme de 36 ans, présentant une série de tumeurs sarcomateuses sur intestin grêle avec envahissement considérable des ganglions mésentériques ; on crut bon de s'abstenir de toute intervention radicale et l'on fit l'entéro-anastomose avec le bouton de Murphy, entre deux anses d'intestin grêle ; le malade guérit de l'intervention ; il fut très soulagé pendant 4 mois, l'appétit revint et les douleurs cessèrent ; mais, au bout de 4 mois, on revit le malade avec des tumeurs abdominales très augmentées de volume, ayant perdu de nouveau son appétit, maigrissant et présentant en outre des phénomènes très douloureux de cystite. L'intervention palliative eut donc dans ce cas un

‘bon résultat immédiat, malheureusement éphémère, comme c'est d’ailleurs la règle en pareil cas.

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$ 3, — Laparotomie exploratrice.

Cette opération constitue naturellement le premier temps de toute intervention chirurgicale sur un sarcome de l'intestin grêle ;

souvent même le chirurgien se contente de reconnaître les lésions

et, ayant jugé le cas inopérable, referme le ventre: Cette intervention a été pratiquée 11 fois avec les résultats suivants :

Adultes, 7 cas, 5 morts, 2 guérisons opératoires ;

Enfants, 4 cas, 3 morts, 1 guérison opératoire.

Les résultats déplorables donnés par cette opération, pourtant si simple tiennent, tout simplement à ce fait qu'on opère des malades très cachectiques, souvent incapables de supporter même l'anes-

thésie, Il est certain que lorsqu'on se trouve en présence d’un malade cachectique, présentant déjà des œdèmes où de l'ascite,

des accidents pulmonaires ou cardiaques, il vaut mieux. ne rien faire. Au contraire, si le malade semble encore assez résistant, on peut observer quelquefois une légère amélioration, très passagère, des symptômes après la laparatomie exploratrice; c'est ce qui se produisit dans le cas de Brault et dans le nôtre (première [obs. personnelle). Naturellement la mort ne tarda pas à survenir dans l'un et l'autre cas, avec réapparition de tous les accidents dans les jours qui précédèrent la mort,

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