‹ Les Tumeurs Malignes Primitives de l'Intestin GrêleChapitre 5 sur 48 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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Pa Voici la fréntience avec laquelle on observe jé différentes vatien à x __ du sarcome dans l'intestin grèle, d'après nos observations : LPS Fe

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He 7 : ES Er ÿ 1° Cas de sarcomes de l'intestin non opérés : A ARTE, Sarcomes globo-cellulaires . . 4 2 2 . 21 at Sarcomes fuso-cellulaires MM EMEC RENE Éympho-$arèomes ? 4 #20 RSR Sarcome alvéolaire . . . LL Re He VF Sarcome mixte RCE te Re AU | Sarcome (sans autre désignation) . . . . TR | | Fe OR Ed , ; 2 Cas de sarcomes de l'intestin opérés : se Sarcomes globo-cellulaires . . . . . . 18 de Sarcomes fuso-cellulaires. +: 6 L Sarcome (sans aulre désignation) . . . . [A : Eympho-ssarogmen.! ir APE RENE Ex 6.

Särcomes alvéolaires. PRE ; 3 Mf6-Barcomes. 2 5 "Pl UL MEN RE ee FE Le0MR MYxo-sarcomie, ; 15202 5 0 RCE à #$ Fibro-sarcome..r 4 AU OR EE à “2% QE TÉRAUREE eu x É * SE aie me. D'après ces slalistiques nous voyons que le sarcome globo-cellu-

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laire est toujours le plus fréquent; viennent ensuite le sarcome fuso-cellulaire et le Iÿmpho-sarcome; enfin, beaucoup plus rarement sont signalés les myo-sarcomes, le fibro-sarcome et le myxo-sarcome; mais ici, une remarque s'impose: on sait que, si actuellement la classification et la délimitation exacte des tumeurs épithéliales est bien arrêtée et admise à peu près par tous, il est loin d'en être de même pour les sarcomes. Ce groupe de tumeurs malignes est actuellement encore des plus confus, et les différents anatomo-pathologistes ne sont pas d'accord sur la classification. Ceci est surtout vrai pour les Iympho-sarcomes; dans nombre d'observations étrangères, nous trouvons formulés des diagnostics histologiques de la façon suivante : « Sarcome formé de petites cellules rondes avec un réticulum très peu développé, c’est-à-dire Iympho-sarcome. » Évidemment une telle façon de comprendre les choses est loin d’être admise par tous; le lympho-sarcome est une variété de tumeurs conjonctives des plus mal définies à l'heure actuelle. Voici par exemple l'opinion du docteur Brault (in Manuel d’histologie pathologique de Cornil et Ranvier, 3 édition, 1go1, t. I, p.430) : « Les lymphadénomes sont constitués par des néoformations correspondant au tissu adénoïde de His, ou tissu conjoncüf réticulé. Cette disposition suffit pour les définir, car aucune autre tumeur ne la présente. Les termes de lympho-sarcome et de lympho-carcinome doivent être rejetés comme inutiles el capables d'entretenir la confusion. Quant aux sarcomes divers nés dans les ganglions ou propagés à eux, on les appellera simplement sarcomes ganglionnaires; ils n'appartiennent pas à la classe des productions adénoïdes ou réticulées. » Si, par contre, nous consultons les traités d’histologie pathologique classiques en Allemagne, nous voyons que Ribbert (Lehrbuch der allgem. Pathologie. Leipzig, 1901, p. 495) considère le terme de lympho-sarcome comme synonyme de lymphadénome, puisque pour lui l'élément caractéristique du lÿmpho-sarcome est son réticulum, analogue à celui des ganglions lymphatiques; de mème Ze'igler(Lehrbuch der allgemeinen Pathologie. \éna, 1898, 1.1, p. 424) dit que « le lympho-sarcome est une variété de sarcome globo-cellulaire, qui reproduit la disposition du tissu réticulé des ganglions lymphatiques, avec un réticulum portant les vaisseaux de la tumeur ». On voit que l'entente est loin d’être faite sur ce

point et que les auteurs ne sont d'accord que sur un'seul fait, l'existence du réticulum, analogue à celui des ganglions. Or, dans nombre d'observations étrangères où le diagnostic est étiqueté Iympho-sarcome primilif de l'intestin grêle, l'auteur n'insiste guère sur la présence de ce réticulum ni sur ses rapports avec les cellules. Si nous considérons, d'autre part, que la muqueuse de l'intestin grêle est très riche ‘en tissu réticulé (follicules clos, plaques de Peyer), il est certain qu'un sarcome globo-cellulaire infiltrant cette muqueuse peut sembler posséder un réticulum qui en réalité ne lui appartient pas en propre. Il nous semble donc que l'étiquette 1Iympho-sarcome (en admettant que l'on conserve ce terme, ce qui est fort discutable) ne peut être appliquée qu'à une tumeur où le réticulum est parfaitement net; aussi croyons-nous que plusieurs des observations étrangères que nous citons ici el où se trouve formulé le diagnostic Iympho-sarcome, sont en réalité des sarcomes globocellulaires de l'intestin grêle. .

Pour notre part, dans nos deux observations, nous avons eu la bonne fortune de rencontrer deux variétés différentes de sarcomes: dans notre première observation, ils’agissait desarcome globo-cellulaire; dans la seconde, de sarcome fuso-cellulaire. C'est d'après ces deux faits que nous avons soumis à un examen histologique approfondi, que nous décrirons les caractères de ces deux grandes classes des tumeurs malignes primitives de l'intestin grêle.

Sur des coupes de la tumeur de l'observation I (voir pl. 1, 2 et 3), regardées à un faible grossissement, on voit que toute l'épaisseur de la paroï intestinale est infiltrée par des amas de cellules arrondies ; la muqueuse est encore visible : on aperçoit quelques villosité en parties dépourvues d'épithélium (mais la pièce provient d'une autopsie). La sous-muqueuse est encore reconnaissable, mais déjà très infiltrée; le muscularis mucosæ est conservé ; c’est au niveau cle la couche des fibres musculaires lisses de l'intestin que les lésions sont les plus marquées ; les fibres circulaires surtout sont complètement désorganisées, dissocites par l'infiltration des pelites cellules rondes. Cette infiltration se poursuit jusqu'à la sous-séreuse ; le revêtement périlonéal est conservé. A ce grossissement (voir fig. 1).on ne peut guère voir autre chose ; il faut noter cependant que l'ensemble de la paroi intestinale est très épaissi.

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