‹ Les Tumeurs Malignes Primitives de l'Intestin GrêleChapitre 7 sur 48 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Étiologie et pathogénie.

Ce chapitre sera naturellement très court, car les notions que nous possédons sur l'étiologie et la pathogénie des sarcomes primitifs de l'intestin grêle sont des plus rudimentaires.

L'analyse de nos 76 observations nous donne les chiffres suivants, au point de vue du sexe des malades atteints de sarcome de l'intestin grêle :

27 femmes ;

49 hommes.

Il semble donc y avoir une prédominance marquée de ces tumeurs chez les hommes (près du double), sans que nous puissions donner de ce fait d'observation une explication quelconque.

Pour l'âge, nous avons trouvé les chiffres suivants :

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Le maximum de fréquence est donc dans la jeunesse, de 20 à 30 ans ; l’âge mûr, de 30 à 40 ans et de 40 à 50, présente un nombre de cas presque égal (18 et 16); par contre, chez les vieillards, les

observations deviennent rares.

Dans la première enfance, de 1 à 10 ans, nous lrouvons un nom-

bre relativement considérable de cas : 12, auxquels il faut ajouter un cas unique, mais du plus haut intérêt, dû à Slern (V. observations), qui observa un sarcome de l'intestin grêle chez un nouveau-né.

La fréquence relativement grande du sarcome de l'intestin grêle dans la première enfance, de 1 à 10 ans, el son maximun de fréquence dans la jeunesse, de 20 à 30 ans, ne sauraient nous élonner: il y a longtemps que le fail a été observé pour tous les sarcomes.

Le cas de Stern, qui concerne un nouveau-né, nous retiendra plus longtemps; en effet, la tumeur était déjà fort développée, puisque, dans les quelques jours que l'enfant vécut, elle donna lieu à dés symptômes d'occlusion intestinale. La tumeur avait donc commencé à se développer pendant la vie intra-utérine. Ce fait de tumeur maligne congénitale est unique pour le sarcome de l'inteslin grêle; mais nous savons que pour plusieurs autres variétés de cancers, en particulier les tumeurs malignes primitives du rein, il a été observé plusieurs fois. Akenberg a d'ailleurs publié, il y a longtemps déjà, une revue générale sur ce sujet dans les Archiv für Gynäkologie (Bd XVI, p. 135). Ces faits, sur lesquels on n'a peutêlre pas assez insisté dans les discussions sur la pathogénie du cancer, sont pourtant, à notre avis, du plus haut intérêt; comme, dans toutes les observations rapportées, la mère était indemne de cancer au moment de la naissance de l'enfant, il nous sémble que vraiment, dans ces cas, rares il est vrai, mais néanmoins authentiques, l'hypothèse de la nature parasitaire des tumeurs capes est bien peu acceptable.

Au point de vue pathogénique, nous pouvons dire que nous ne connaissons absolument rien de précis sur le sarcome du grêle. Un traumatisme est rapporté dans plusieurs de nos observations, en particulier chez les enfants, comme cause possible du développement du sarcome ; or, rien ne permet de croire qu'il y ait là une relation de cause à effet el non une simple coïncidence ; cette queslion des relations qui réunissent le lraumatisme et les tumeurs malignes est d'ailleurs des plus obscures et, à notre connais-

sance, aucun fail à l'abri de toute discussion n'a encore été publié,

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