RÉ S
Dansles articlestrèsimportants de Lüwenthal{1}et W.-B. Coley(2), on trouve consignés un très grand nombre de faits qui pourraient faire croire à des relations de cause keffet entre le traumatisme et le développement d'une tumeur maligne, d'un sarcome en particulier ; les faits les plus probants dans l'espècesont peut-être encore les cas d'ostéo-sarcomes se développant sur un cal, peu après le traumatisme qui a produit la fracture; en réalité, si l'on réfléchit au nombre considérable de fractures qui évoluent vers la guérison naturelle par formation du cal, sans présenter rien de néoplasique et si l'on met en parallèles les rarissimes ostéo-sarcomes du cal, on voit qu'il y a là autre chose d'absolument inconnu, et que le traumatisme n'explique rien ; peut-être même le traumatisme n'est-il souvent que l'occasion d'un examen plus complet du malade qui révèle une tumeur existant déjà à l'état latent.
Dans une observation fort curieuse de Nothnagel (obs. IT), on voit que l'examen anatomo-pathologique faitpar le professeur Weichsel” baum montra que le lympho-sarcome s'était développé sur des cicatrices d’ulcérations tuberculeuses. Cefaitextraordinaire est resté unique jusqu'à présent, mais sa valeur n'en reste pas moins grande, étant donnée la compétence de l’anatomo-pathologiste qui fit l'examen.
Dans 2 des observations que nous rapportons ici, la fièver typhoïde est notée comme ayant précédé de quelques années le déveoppement du sarcome (Booth, Petrow); peut-être les cicatrices résultant de l’inflammation des plaques de Peyer ont-elles été dans ces cas le point de départ des sarcomes, comme les ulcérations tuberculeuses dans celui de Nothnagel.
Grâce à l'obligeance du professeur G. Petit (d’Alfort), nous pouvons rapporter ici quelques documents sur l'existence des sarcomes primitifs de l’intestin grêle chez les animaux. M. Petit a eu l'occasion d'observer 3 fois des sarcomes du grêle chez les animaux : dans un cas il s'agissait de sarcome fuso-cellulaire de l'intestin grêle chez un chien; la tumeur siégeait au niveau d’un point où l’intestin était dilaté; les ganglions mésentériques et le grand épiploon contenaient des noyaux secondaires; le fait fut publié en mai 1899
(1) LowenTxaL, Traumatisch Entstehung der Geschwülste. Archiv f. klin. Chir., Bd. XITX, p. 1-2.
(&) W.-B. Corey, The Influence of injury upon the development of sarocMa. Annals of surgery, 1898, t. XXVII, p. 259.