‹ Les Tumeurs Malignes Primitives de l'Intestin GrêleChapitre 9 sur 48 · PR FAUNE · texte numérisé non relu

PR FAUNE

à la Société anatomique de Paris. Dans une autre observation du même auteur (Société centrale de médecine vétérinaire, 11 juin 1901), il s'agit d'un sarcome de l'intestin grêle avec lymphangites sarcomateuses et adénopathies mésentériques chez un cheval. Dans unetroisième observation de M. Petit (Société centrale de médecine vétérinaire, 12 juin 1902), l'auteur apporte les pièces d'une lympho-sarcomatose intestinale étendue chez une jument. Sur cette pièce, que l'auteur présenta aussi à la Société anatomique de Paris, en juin 1902, on pouvait voir qu'au niveau d'une des tumeurs de l'intestin grêle la paroi intestinale, complétement infiltrée par une tumeur blanchâtre et mollasse, avait subi une dilatation énorme ;il y avaitune ulcération à la faceinterne de la tumeur, sur la muqueuse, ulcération qui s'était perforée dans le péritoine et avait déterminé la mort de l'animal. Il existait des généralisations mulüples dans les ganglions du mésentère. Ces faits, empruntés à la pathologte des animaux, sont intéressants, car nous voyons que les caractères spéciaux du sarcome de l'intestin grêle se rencontrent aussi chez eux: dilalalion de l'intestin au niveau du point malade absence de slénose el généralisation ganglionnaire étendue sur le mésentère. Au point de vue de leur structure ces tumeurs, sont en tout point comparables aux sarcomes de l’homme.

Enfin, en terminant, nous appellerons l'attention sur un fait des plus curieux rapporté par Smoler (V. observation III). A Pautopsie d'une femme de 70 ans, on trouva à 30 centimètres au-dessus de la valvule iléo-cœæcale, sur l’iléon, une tumeur qui infiltrait circulai-

rement la paroi de l'intestin sans déterminer de sténose. Il s'agissait d’un sarcome mixte (fuso et globo-cellulaire) de la paroi intestipale ; au niveau du pylore on trouva une tumeur ulcérée, à bords.

surélevés, large de 4 centimètres ; il s'agissait là d’un adéno-carcinome typique du pylore. Chez cette femme, il y avait donc co-existence de deux néoplasmes de nature tout à fait différente ; on dirait que sous l'influence inconnue qui détermine l'apparition des tumeurs malignes, chaque organe a réagi par la produetion du

néoplasme le plus souvent observé à son niveau ; l'adéno-carcinome

du pylore est en effet la forme habituelle du cancer de cet organe; de même le sarcome de l'intestin grêle est infiniment plus fréquen que l'épithélioma, comme nous le verrons plus loin.

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