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LES TUMEURS MIXTES PARASALIVAIRES ET LE GROUPE DES DYSEMBRYOMES

LEs NOTIONS ACQUISES ET LES HYPOTHÈSES. — LA PLACE DES TUMEURS MIXTES DANS L’ÉCHELLE DES TUMEURS D’ORIGINE EMBRYOGÉNIQUE. |

Les théories pathogéniques que nous venons d’exposer sont celles qui, à l’heure actuelle, partagent les auteurs. Le problème, il est vrai, est très complexe et manque de moyens d'investigation, Et ainsi chacun avec beaucoup de

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est déterminée par leurs rapports réciproques. L’aboutissant de chacun d’eux est lié à la place qu’il occupe dans l’ensemble et aux influences qu’il reçoit du monde extérieur. Une fois isolé, en vertu de q pouvoir de régénération qu’on retrouve si répandu chez les animaux inférieurs, il peut donner un embryon tout entier alors qu’il n’en eût donné que le quart, le huitième ou le douzième s’il était resté en relations avec les cellules voisines. De même, des cellules du germe glandulaire de la parotide, isolées et incluses dans les tissus, lorsqu'elles évolueront plus tard en dehors de l’ensemble qui a formé la glande dépasseront de beaucoup leur destinée parce qu’elles ne subiront plus l'influence des cellules voisines et de même valeur et qu’elles seront soustraites à leur rapport. Bien plus, elles tendront, semble-t-il, vers l’épuisement de leur potentiel de régénération.

Et ainsi se précise la conception de Conheim: ces éléments inclus, qu'ils soient blastomères, germes d’arcs viscéraux, germes glandulaires doivent évoluer vers la néoplasie suivant le même processus mais ils donneront des tumeurs de complexité différente parce que l’inclusion est plus ou moins précoce, partant plus ou moins différenciée.

Les dysembryomes du type mixte sont aussi divisés en classes de complexité décroissante. En nous inspirant de la classification de Letulle et Nattan-Larrier, nous pouvons distinguer : ne

1° Les monstres et les tératomes, tumeurs très complexes contenant des organes reconnaissables, intestin, trachée, œil, pied, etc., dues à une inclusion très précoce d’un ou plusieurs blastomères dans les premiers stades de la segmentation.

2° Les tumeurs tératoides (embryomes kystiques et embryomes proprement dits de Wilms), tumeurs moins com-

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plexes que les précédentes, mais contenant des produits de formation des trois feuillets et dont les tissus n’ont aucune relation avec ceux dans lesquels la tumeur s’est déve: loppée. Le tératoïde dermoïde de l'ovaire en est le type ; entrent dans cette catégorie les tératoïdes de la région sacro-Coceygienne, les embryomes du testicule, ete. Le trouble de développement est encore ici très précoce mais postérieur au précédent. La théorie blastomérique peut lui convenir.

3° Les tumeurs mixtes simples dont le a est la tumeur mixte du groupe salivaire. Ici les éléments n’arrivent pas à former des tissus ou des organes conformes aux « dispositions structurales normales du corps humain ». Mais ces tumeurs renferment des tissus qui siègent normalement dans la région où elles se sont développées. Les branchiomes en général entrent dans cette classe. Le vice de développement s’est effectué plus tard que précédemment et a porté sur quelques parcelles de tissus de la région du eou au moment de sa formation ou au moment de la formation de la glande. Il n’intéresse plus un germe d’embryon comme les embryomes des classes précédentes, aussi pour souligner ce-caractère régional Chevassu propose-t-il le terme d’ « enclavomes ».

4° Enfin une classe de tumeurs encore plus simple comprend les nœvi, les épulis, ete Elles représentent une . malfacon produite au moment de la formation des téguments.

Ainsi les tumeurs mixtes de la parotide et les tumeurs mixtes parasalivaires en général prennent, dans la classification des dysembryomes, une place qui est déterminée par l’époque du trouble de développement qu’elles représentent, donc par leur complexité histologique. Elles sont l'expression d’une malfacon plus tardive que le stade

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