‹ Les tumeurs villeuses du rectumChapitre 18 sur 29 · T D 0 E: 0 ( II À · texte numérisé non relu

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Ainsi, sur sept malades chez qui la résection fut incomplète, on observa einq récidives qui toutes survinrent au cours de année qui suivit l’intervention. Deux malades ont été perdus de vue après leur sortie de l'hôpital, et leurs observations ne peuvent être interprétées.

Par contre, lorsque la résection a été étendue à une collerette de muqueuse saine, sur quinze malades suivis, deux échecs seu-

(1) En I, observations personnelles ; en II, observations diverses citées d’après Quénu et Hartmann, et Galard,

lement sont à enregistrer : dans un cas, la récidive est indéniable et survient dans un délai normal de quelques mois ; dans l’autre cas au contraire (obs. 11), on assista plus de dix ans après l’intervention à une efflorescence de villosités sur toute l’étendue de la muqueuse rectale. La durée de cette incubation autorise à penser que dans ce cas il s’agit non pas d’une récidive liée à la persistance dans la cicatrice opératoire de quelques éléments cellulaires, mais à une modalité évolutive propre à la maladie. On peut donc conclure que dans la majorité des cas, Pablation par les voies naturelles, correctement appliquée, permet une guérison définitive, réserve faite de cette reviviscence à longue échéance, qui en réalité semble rare (voir pp. 16 et 42).

Résection et amputation rectale par voie coccy- périnéale. — On peut dire que tous les cas non justiciables de lPablation par les voies naturelles, ressortissent à l’une ou l’autre de ces interventions. En effet, qu'il s’agisse de tumeurs villeuses bénignes circulaires, de tumeurs villeuses dégénérées, ou de formes d’emblée malignes, on a affaire à des néoplasies limitées, à extension lymphatique nulle ou circonscrite, pour lesquelles ces deux modes opératoires offrent une voie d’abord suffisante.

Le choix de l’une ou l’autre de ces interventions dépend plus des possibilités opératoires que de la nature même de la tumeur ou de l’état du sujet. L’amputation en effet a l’avantage d’être plus simple et d'offrir de ce fait un pronostic opératoire plus bénin (mortalité de 6 à 8 % d’après Lecène), mais condamne le malade à l’incontinence ; aussi la résection rectale, toute difficulté technique mise à part, paraît être l’intervention de choix ; elle respecte le sphincter et fournit cependant un accès assez large pour permettre une résection suffisante du méso-rectum et des ganglions (obs. 1, 7, 10 et 33).

Nous ne ferons que signaler, pour terminer, l’amputation rectale par voie abdominale ou par voie combinée abdomino-périnéale. Elle n’est utilisée que dans les cas exceptionnels de tumeurs villeuses géantes occupant tout le petit bassin (cas de Cunéo et Mondor), de tumeurs recto-sigmoïdiennes, ou lorsque l’extension lymphatique nécessite un large curage du petit bassin,

Nous ne reviendrons pas sur le pronostic post-opératoire des tumeurs villeuses dégénérées et des formes dendritiques (voir

LAMBLING ; o

pp. 47 et 50). Remarquons cependant que leur extension limitée, l'infection lymphatique très tardive les rendent justiciables d’une opération plus conservatrice et par conséquent moins choquante et que de ce fait elles bénéficient d’une mortalité opératoire moyenne moins élevée que celle du cancer cylindrique.

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